vendredi 15 mars 2024

CAC 40 : actionnaires à la fête

Une exploitation croissante

 

 

Pour la troisième année consécutive, les entreprises du CAC 40 annoncent des résultats annuels en augmentation, avec plus de 145 milliards d'euros de profits. La part des bénéfices distribués aux actionnaires, en hausse de 15 % en moyenne, atteindra un record, dépassant les 70 milliards.

         Dans le palmarès de tête des actionnaires profiteurs : ceux de TotalEnergies, avec plus de 19 milliards de bénéfices, de Stellantis (plus de 18 milliards), de LVMH (plus de 15 milliards), de la BNP Paribas (près de 11 milliards)...

         Les actionnaires se gavent de profits dans un monde où l’exploitation, la misère, la famine et les guerres frappent l’humanité : de quoi avoir en envie de faire la révolution !

 

Dégâts de l’atome : Nouveau Mexique, indiens Navajos : États-Unis 1945

Tous victimes de la même horreur

 

 

À l'occasion des Oscars gagnés par le film Oppenheimer, des Navajos du Nouveau-Mexique ont manifesté pour demander un meilleur accès aux soins.

         Ils vivent près du lieu du premier essai de bombe atomique en juillet 1945. De plus, des mines d'uranium ont été longtemps exploitées sur leur réserve et les déchets sont restés à l'air libre. Ces Navajos ont été exposés à de très forts taux de radioactivité sans qu'on les en avertisse : toutes les générations souffrent de nombreux cancers.

         L'État américain a non seulement massacré à Hiroshima et Nagasaki, mais aussi montré son total mépris des populations sur son propre sol.

 

Argenteuil, la jeunesse en difficulté, la priorité des priorités

La jeunesse qui est sur les rails, et celle qu’il faudrait aider à les rejoindre

 

En juin dernier...

Le numéro de mars du magazine municipal Ma Ville consacre un dossier qui donne la « Parole à la génération Z ». L’occasion pour moi d’apprendre que sous ce Z se cache le nom de la génération actuelle des moins de 25 ans, des « zoomeurs »et des « zappeurs ».

         Tout est joli dans ce dossier, de l’art oratoire aux activités du Conseil Municipal des Jeunes, en passant par la « bosse du commerce ». Cette jeunesse valorisée et sur les rails de la vie a-t-elle vraiment besoin qu’on la valorise un peu plus ?

         Mais dans ce tableau, il y a une grande absente, la fraction de la jeunesse qui a du mal à trouver sa voie, la conscience et les choix positifs de vie. C’est une partie de la jeunesse en particulier des quartiers populaires, mais aussi des petites cités disséminées dans la ville.  Celle qui décroche tôt à l’école, qui ne raccroche souvent jamais, et que l’on a retrouvé, pour certains, au cœur des évènements de juin dernier.

         Dans son éditorial, l’édile d’Argenteuil l’évoque sans doute au détour d’une phrase lorsqu’il affirme modestement : « Le soutien à notre jeunesse passe également par l’aide en direction de ceux qui rencontrent des difficultés… ».

         Mais qu’en est-il dans la réalité ?

         Certes, les municipalités n’ont qu’une responsabilité limitée en la matière. Mais elles pourraient faire de cette question la priorité des priorités de leur action. Un sujet dont on ne peut pas faire le tour en quelques phrases.

         Il n’y a jamais eu localement d’état des lieux pour que tous les acteurs concernés par ce grand sujet en établissement les grandes lignes, que ce soient les personnels de l’Éducation, les parents, les services municipaux, les Centres sociaux de la Ville et tous ceux que cela intéresse.

         Lorsque la société régresse à l’image de la condition ouvrière et du recul des services publics utiles à la population, quand cette régression est générale dans les pays riches comme dans les pays pauvres, la solution complète certes ne peut qu’être révolutionnaire.

         En attendant, face aux difficultés d’une fraction de la jeunesse que je viens d’évoquer, il serait tout de même possible d’agir, même si ce serait pour des résultats partiels.

         À Argenteuil, ce n’est pas l’axe de la municipalité. Ces dernières années, elle a donné des signes contraires sur ce plan. Le recul de la présence d’Atsems dans les écoles, le refus d’utiliser au Val-Nord la salle Saint-Just jusqu’à la réouverture de la médiathèque Desnos, la neutralisation du complexe Jean Vilar, le boycott de fait de structures associatives dédiées à la diffusion de la culture... DM