mardi 5 mars 2024

Pdg de Kellogg's : une Parole de patron qui en dit long

 

Vous remplacez « brioche » par « céréales »…

 

 

Aux États-Unis, Gary Pilnick le Pdg de Kellogg's a conseillé aux classes populaires américaines de « manger des céréales pour le dîner » pour faire des économies face à la hausse des prix.

         En 1789, la reine Marie-Antoinette a bien dit aux pauvres qui réclamaient du pain, qu'ils n'avaient qu'à manger de la brioche. Cela ne lui a pas porté chance...

La Cave à Argenteuil, l’auditorium et ses annexes, des lieux sous utilisés à Argenteuil, une communication pas à la hauteur

Un lieu qui pourrait être un espace remarquable de culture

 

 

Vendredi dernier, le spectacle « Construire un feu » a eu lieu à La Cave, une salle de spectacle de petite dimension. On ne peut que regretter que ce spectacle adapté d’une nouvelle de Jack London n’ait bénéficié que d’un public restreint dans cette petite salle pourtant. Ce fut apparemment un très bel évènement mêlant théâtre, musique, et dessin reproduit sur écran en temps réel. Oui vraiment, comment une ville de 115 000 habitants, et une zone d’agglomération de 200 ou 300 000 habitants ne peut pas recruter des spectateurs pour faire salle comble dans une salle de 145 personnes assises. La municipalité doit rapidement se pencher sur la question.

         Et puis comment accepter que l’ensemble du lieu soit largement sous employé ? Un lieu qui comprend au-delà de l’auditorium en question, un espace bar de très grande dimension, et bien sûr également la magnifique salle voûtée médiévale de 60 places.

         Voilà un lieu à utiliser à plein qui offre toute une gamme de possibilités pour des réunions, des conférences, des rencontres.

         On ne voit pas ce qui peut y faire obstacle. À moins que la municipalité communique aux habitants ses raisons…  DM

 

lundi 4 mars 2024

Gaza : l’impasse mortelle créée par l’impérialisme. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière paru avant le drame de jeudi matin

 Gaza : l’impasse mortelle créée par l’impérialisme

28 Février 2024

Joe Biden s’est dit optimiste quant à la conclusion d’un cessez-le-feu d’ici le 4 mars. Et en effet, les négociations semblaient s’accélérer entre Israël et le Hamas sous l’égide des États-Unis.

Cela fait des mois que, malgré les discours de Netanyahou sur sa volonté d’éradiquer le Hamas, de telles négociations ont lieu. L’Égypte et le Qatar servent d’intermédiaires pour ces tractations, tantôt confinées dans les coulisses et tantôt relayées par la presse. Tous savent qu’il leur faudra trouver une solution pour l’après-guerre. Une première trêve fin novembre avait d’ailleurs permis la libération de 50 otages détenus par le Hamas, contre celle de 150 femmes et enfants palestiniens emprisonnés par Israël. Mais dès le 1er décembre, les bombardements avaient repris de plus belle.

Après quatre mois d’une guerre menée à l’aide des munitions et des armes américaines livrées chaque semaine, qui a fait plus de 30 000 morts, les États-Unis semblent chercher plus assidûment une solution, mais pas parce qu’ils se préoccupent enfin du sort des Palestiniens, bien entendu. Des centaines de milliers de Gazaouis souffrent de la faim, meurent de maladie ou des blessures infligées par les bombes et les raids israéliens, et même un arrêt des combats ne mettrait pas fin à cette situation.

En fait, la poursuite de la guerre renforce la légitimité du Hamas, et ne met pas Israël en position de force, car il ne réussit pas à le faire taire. Cela n’empêche pas Netanyahou, en parallèle aux annonces sur la possibilité d’une trêve, de continuer de brandir sa menace d’offensive contre Rafah, ville du sud de l’enclave où plus de 1,3 million de personnes se sont réfugiées, dont 600 000 enfants. Il sait lui-même qu’il ne pourra ni éradiquer le Hamas, ni réussir à libérer tous les otages, mais il poursuit la fuite en avant guerrière et le massacre. Jusqu’à quand ? Son propre avenir est en jeu, et le sort des populations pèse bien peu !

Le problème des dirigeants des États-unis est de préparer l’avenir, de tenter de restaurer un minimum d’équilibre au Moyen-Orient, et pour cela de trouver une force politique, un appareil avec lequel discuter et qui soit aussi capable de maintenir son autorité sur la population à Gaza et en Cisjordanie. Ce n’est plus le cas du gouvernement de l’Autorité palestinienne. C’est sans doute pourquoi son président, Mahmoud Abbas, a fait démissionner le lundi 26 février Mohammad Shtayyeh, Premier ministre depuis 2019, afin de se redonner un peu de crédibilité, peut-être en accord avec le Hamas, qui apparaît de plus en plus incontournable. Pour celui-ci, un accord avec Israël et les grandes puissancesserait, d’une façon ou d’une autre, une reconnaissance de sa capacité à gouverner les Palestiniens.

Les dirigeants des grandes puissances évoquent de nouveau ce qu’ils appellent la solution à deux États, promue puis enterrée bien des fois par le passé. Pour eux ce serait une façon de maintenir leur domination en se fiant à des dirigeants palestiniens pour contrôler leur peuple. C’est dans cette direction que voulaient aller les accords d’Oslo de 1993, qui avaient finalement capoté du fait de l’obstination des dirigeants israéliens à ne rien concéder aux Palestiniens, même pas un État croupion sous leur contrôle.

Voilà ce que les dirigeants américains voudraient proposer, ce qui implique que les dirigeants israéliens fassent au moins semblant d’être prêts à un compromis. Tout cela sera très loin de donner satisfaction aux aspirations du peuple palestinien. Quoi qu’elles fassent, on ne peut compter sur les grandes puissances et les institutions internationales pour sortir les travailleurs et les peuples de la région, arabes comme juifs, de l’impasse dans laquelle la politique impérialiste les a plongés depuis 1948. Pour cela, il faudra déjà en finir avec leur domination sur la région.

                                          Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°2900)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui lundi 4 mars : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 6 mars : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 


 

Réservez votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Le prix du repas : 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Amiante : circulez, il n’y a plus rien à voir

Un drame de l'amiante absolument pas réglé

 

 

Les associations de malades de l'amiante et des médecins dénoncent l'arrêt du programme de surveillance des malades par Santé publique France, faute de crédits.

         Les travailleurs atteints de cancers de l'amiante se sont battus pendant des décennies pour se faire reconnaître et faire payer leurs employeurs qui les avaient sciemment empoisonnés. Des dizaines de milliers d'entre eux sont morts.

         Aujourd'hui, le gouvernement, en supprimant ce programme, met la poussière sous le tapis, en espérant ainsi faire croire que le drame de l'amiante est réglé, tout en faisant quelques économies au passage.