lundi 12 février 2024

Fin de vie, Macron à Argenteuil jeudi dernier…

 

Mettre fin à l’obscurantisme, garantir le libre choix de chacun

 

Après avoir reçu des représentants des cultes et des médecins, Macron s’est rendu jeudi après-midi dans le service de « soins palliatifs » de l’hôpital Victor Dupouy d’Argenteuil pour s’entretenir avec les familles et les agents de ce service hospitalier essentiel. Un nouveau projet de loi devrait être voté dans les mois qui viennent. Ci-dessous, un article sur ce sujet extrait d’un numéro de l’an passé de notre hebdomadaire Lutte ouvrière et une référence d’un beau livre sur la question du suicide assisté. DM

 

Fin de vie : selon que vous serez puissant ou misérable

05 Avril 2023

Pour la énième fois, le sujet de la fin de vie revient à la une de l’actualité. Le droit de choisir d’avoir une fin de vie digne devrait appartenir à chacun. Mais dans une société toute entière soumise à la rentabilité, ce droit n’existe pas, pas plus que le droit de vivre dignement.

Convoquée pour répondre à la question « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? », la convention citoyenne a répondu non et proposé de dépasser ce cadre en inscrivant dans la loi l’aide active à mourir, c’est-à-dire le droit au suicide assisté ou à l’euthanasie.

Il s’agit ici de la situation de personnes souffrant d’une maladie incurable en phase terminale, ou victimes d’accidents qui ne leur offrent plus comme avenir que la mort au terme de grandes souffrances et de dégradations insupportables pour elles-mêmes et leurs proches.

La loi actuelle répond en partie au problème. À la demande du malade ou, s’il ne peut plus le faire lui-même, après une décision collective des proches et des soignants, la loi autorise à arrêter les traitements. Elle oblige aussi à calmer les douleurs y compris avec des doses de médicaments dont on sait qu’elles peuvent entraîner la mort. Elle impose de « permettre une sédation profonde et continue jusqu’au décès ».

Avec une bonne dose d’hypocrisie, la loi permet donc de « laisser mourir » mais elle refuse de « faire mourir. » Cela dit, dans une société où tous les rapports sociaux et toutes les activités sociales sont gouvernés par l’argent, on pense immédiatement aux multiples et sérieux garde-fous qu’il faudrait mettre en place si la loi autorisant à faire mourir, donc autorisant l’euthanasie, était votée.

Mais c’est dans tous les aspects qui entourent la fin de vie que les impératifs financiers et de rentabilité règnent en maîtres. Les hôpitaux et les Ehpad sont à la diète. Ils manquent de personnel, de lits, voire même de services de soins palliatifs, de médicaments, pour peu que ceux qui sont nécessaires ne soient pas répertoriés par la pharmacie de l’hôpital parce que trop chers. En termes d’hébergement, d’équipements techniques, de matériel, la différence est grande entre les meilleurs services des meilleurs hôpitaux privés au tarif exorbitant et certains hôpitaux publics à la diète.

Quant à la fin de vie de ceux qui n’ont pour maladie que le grand âge, il n’y a rien de comparable entre celle ou celui auquel ses revenus permettent de rester chez lui avec le personnel nécessaire matin, midi, soir et même la nuit, et celle ou celui qui se retrouve isolé dans un logement inconfortable avec pour seule compagne la télévision.

La vie de chacun dépend de ses revenus, de son milieu, de ce qui définit son niveau de vie. Il ne peut en être autrement pour la fin de vie.

                                                 Sophie GARGAN (Lutte ouvrière n°2853)

 


 

Carole Fives Le jour et l’heure, J-C Lattès

Argenteuil : le commerce et la vie sociale dans les quartiers périphériques largement escamotés

 

Là est pourtant la priorité

 


 

La municipalité fait beaucoup de vent autour de ses projets commerciaux concernant le Centre-Ville d’Argenteuil. Elle a organisé dernièrement à l’auditorium de la mairie une réunion sur le dernier en date, le projet intitulé « Canopée » concernant l’avenue Gabriel Péri.

         Plus de 20 ans après son installation à l’hôtel de ville, la municipalité n’a rien réussi au niveau du commerce. Elle peut toujours affirmer que demain, cela ira mieux, avec ses projets mirifiques, mais en attendant malgré des commerçants qui agissent avec leurs moyens, le bilan est maigre. Que dire du centre commercial Côté Seine qui devait être la locomotive d’une redynamisation d’un commerce de qualité pour les fractions les plus aisées de la population. Il ne s’agit pas de mépriser là encore des gérants qui y font ce qu’ils peuvent et l’importance de Côté Seine pour la fraction la plus populaire de la Ville.

        Bref, la dynamique commerciale est en stand bail dans le centre d’Argenteuil. Mais la situation est bien plus délicate pour les quartiers périphériques qui sont aussi les plus populaires.

         Le quartier Joliot-Curie dispose au moins de trois marchés hebdomadaires mais son petit centre commercial n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut naguère. La partie Jaurès du quartier du Val-Notre-Dame continue de dépérir. La poste est souvent fermée. L’agence BNP l’est aussi définitivement. Que ses clients aillent dans le centre s’ils ont besoin d’un contact direct avec leur banque.

         Quant à la situation du Val Nord, elle attriste ses habitants et rend leur vie très difficile. Nous ne la développerons pas à nouveau ici.

         La municipalité tente sans doute d’allécher les promoteurs avec ses projets mirifiques mais surtout catastrophiques dans le Centre-Ville. Mais qu’elle s’occupe d’abord des quartiers périphériques en difficulté. DM

dimanche 11 février 2024

Israël-Palestine : un interminable bain de sang qui risque de grandir encore

 

L’horreur sans fin pour les Palestiniens mais aussi pour la population d’Israël

 


 

Les dirigeants israéliens poursuivent le massacre à Gaza. Ils auraient l’objectif aujourd’hui de viser Rafah. 1.3 millions de Palestiniens survivent dans ce secteur. Une offensive y aurait des conséquences humanitaires qui créent l’effroi.

Quant à l’armée israélienne, ses dirigeants réclament davantage de soldats. Ils veulent porter le service militaire des hommes de 32 à 36 mois, rappeler les réservistes jusqu'à 45 ans au lieu de 40, et allonger les périodes de réserve.

L'État israélien est lancé dans une fuite en avant meurtrière dont sa propre population subit les conséquences morbides. Mais à chaque étape, Netanyahou et ses généraux trouvent la complicité active des puissances impérialistes.

Cette politique est une impasse sanglante qui condamne les Israéliens au rôle de bourreaux des Palestiniens.

 

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Lundi 12 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 13 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Gaza : les Palestiniens toujours sous les bombes. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Gaza : les Palestiniens toujours sous les bombes

07 Février 2024

Alors que la bande de Gaza, soumise à des des bombardements intensifs depuis quatre mois, est devenue un champ de ruines, les tirs israéliens continuent jour après jour.

Samedi 3 février, ces frappes étaient intenses dans le sud de la bande de Gaza, en particulier à Rafah, où se massent 1,3 des 2,4 millions d’habitants de l’enclave. Beaucoup se sont déplacés pour fuir les bombardements du nord et vivent dehors dans le froid, menacés par la famine et les épidémies. 17 000 enfants séparés de leur famille y ont été recensés. Dans la ville voisine de Khan Younès, les combats ont également fait rage ces dernières semaines, et ils ont continué dans la partie nord de l’enclave, pourtant déjà en grande partie détruite. Plus de 27 000 Palestiniens auraient été tués depuis le 7 octobre.

Les interventions de l’armée israélienne sont nombreuses aussi en Cisjordanie. Depuis le 7 octobre, 23 raids ont été menés contre la ville de Jénine, un par semaine à Tulkarem. Des opérations militaires ont visé Hébron, Ramallah, et Naplouse. En Cisjordanie, 350 Palestiniens auraient été tués dans ces attaques depuis le 7 octobre, et près de 3 000 auraient été arrêtés. Les autorités israéliennes veulent maintenir la population de Cisjordanie sous la terreur pour éviter une nouvelle explosion de colère, mais elles sont peut-être en train de la préparer.

Cela n’est pas encore suffisant pour l’extrême droite israélienne, qui a organisé des manifestations pour dénoncer l’envoi d’aide humanitaire à Gaza. Les manifestants ont tenté d’arrêter le passage des camions, à la frontière entre Israël et Gaza, en criant : « Honte ». L’un d’eux déclarait : « Tant que ces gens sont en bonne santé, tant qu’ils reçoivent de quoi boire, de quoi manger et se soigner, ils continueront de se battre. Mais si on les prive de tout, on parviendra à arrêter la guerre. » Le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a apporté son soutien aux manifestants.

Pour la première fois, le 1er février, le président américain Biden a décidé de sanctionner quatre colons israéliens accusés de violences anti-palestiniennes en Cisjordanie. Ceux-ci sont interdits de séjour aux États-Unis, et leurs biens, à supposer qu’ils en aient, y sont gelés.

Cette mesure, très limitée, témoigne surtout de la volonté de Biden de tenir compte d’une partie de son opinion publique opposée à la guerre à Gaza, à quelques mois de l’élection présidentielle. Peut-être la diplomatie américaine cherche-t-elle aussi à faire pression sur le Premier ministre israélien Netanyahou pour qu’il s’oriente vers une trêve avec le Hamas. Mais Biden continue d’apporter son appui militaire à l’armée israélienne, de lui livrer les munitions et les obus utilisés pour détruire Gaza. Le massacre de sa population peut ainsi se poursuivre, avec l’aide active des grandes puissances occidentales.

                                                 Hélène COMTE (Lutte ouvrière n°2897)