dimanche 11 février 2024

Badinter : certes un opposant farouche à la peine de mort, mais un grand défenseur de l’ordre social

 

Un homme de l’ordre bourgeois

 

La disparition de Robert Badinter donne lieu à une avalanche d'hommages.

La détermination de l'avocat puis ministre Badinter a bien sûr compté pour faire abolir la peine de mort en 1981. Mais il ne faut pas oublier qu'il se lia à François Mitterrand et participa au mensonge consistant à présenter ce politicien, ministre et responsable d'exécutions de militants pendant la guerre d'Algérie, comme un ami des travailleurs.

Comme président du Conseil constitutionnel et sénateur, Badinter fut évidemment un homme de la bourgeoisie. Ainsi en 2015, il mit son prestige au service des exigences patronales en plaidant contre les « lourdeurs » du Code du travail...

CAN 2024, RDC : contre les massacres en RDC

Le rappel courageux d’une effroyable hécatombe

 


 

Avant la demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations, les joueurs et les supporters de l'équipe de la République Démocratique du Congo (RDC) ont placé une main devant leur bouche et l'autre comme un revolver sur leur tempe. Ils voulaient protester contre l'indifférence face aux massacres à l'est du pays.

Des groupes armés terrorisent les populations pour contrôler une région, une mine ou une route. Plusieurs millions de personnes sont mortes dans ces guerres permanentes ; des millions d'autres sont blessées, violées, déplacées, affamées.

Ce chaos a été engendré par la course entre grands groupes miniers occidentaux pour piller le riche sous-sol du Congo. Les grandes puissances, à commencer par la France qui a soutenu le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, sont directement responsables de l'effroyable hécatombe.

 

La droite à Argenteuil, c’est tout schuss contre les moyens des organisations syndicales ouvrières. Défendons-les, ils sont essentiels pour aider chacun

 

Qu’elle se méfie du retour de bâton de la remontée de la combativité ouvrière

 

La Bourse du Travail de l’Après-Guerre, sans doute à reconquérir

La municipalité d’Argenteuil n’aime pas les organisations syndicales de travailleurs et tout ce qui lui rappelle le mouvement ouvrier. On se souvient comment sur ce plan dès son installation en 2002, la municipalité de droite ne tarda pas à changer le nom d’un certain nombre de rues et commença à dégrader les moyens des organisations syndicales.

         Aujourd’hui, la municipalité actuelle veut effectuer un pas supplémentaire dans ce sens, en transformant un peu plus l’espace Mandela comme un prolongement des services municipaux de l’hôtel de ville.

         Les locaux des syndicats de cet espace sont dans le collimateur municipal, c’est-à-dire ceux de la CGT, de la CFDT, de la CNT, un local de FO, et des sections CGT des PTT et des personnels de l’Éducation nationale.

         La municipalité juge sans doute qu’il faut profiter de l’affaiblissement actuel de certaines organisations syndicales. C’est un bien mauvais pari.

         Les travailleurs sont des dizaines de milliers sur la Ville, et pas obligés d’y travailler pour considérer qu’un jour ou l’autre, ils auront besoin d’un conseil individuel ou qu’ils devront participer à un combat collectif. Il n’y a qu’à constater le nombre de travailleurs qui se pressent dans les locaux syndicaux de Mandela pour demander conseil et soutien.

         Quant à la remontée de la combativité ouvrière, elle viendra tôt ou tard. Car comme le sphinx elle renaît toujours de ses cendres, d’autant plus que n’en déplaise à la municipalité d’Argenteuil, même aujourd’hui, dans bien des cas, elle demeure extrêmement vivante.

DM, militant de Lutte ouvrière mais également toujours de la CGT-Éducation, organisation d’Argenteuil