dimanche 4 février 2024

Ecophyto suspendu : fausse solution, vrai danger

Pas d’agriculture, pas de nourriture, mais pas à n’importe quel prix

 

 

Parmi les dernières mesures lâchées par le gouvernement pour éteindre le mouvement des agriculteurs figure la « mise en pause » du plan Ecophyto, censé réduire de 50 % l’usage de pesticides d’ici 2030.

         Le gouvernement a donc été au plus facile pour donner satisfaction aux trusts de la chimie qui produisent les pesticides, et aux grandes exploitations qui en usent et abusent. Quant aux petits exploitants et aux ouvriers agricoles, ils continueront à risquer leur santé et à survivre sous le joug du capitalisme des champs. (J’ai toujours en tête la mort de notre ami Jean-Marie Albaret, producteur de cerises dans la vallée du Tarn décédé d’une maladie dégénérative du cerveau). DM

 

70ème anniversaire de l’appel de l’abbé Pierre. 70 ans plus tard, des « Sans-abri »de plus en plus nombreux

Les plus pauvres n’ont toujours pas droit de cité

 

 

Le 2 février, c’était le 70ème anniversaire de l’appel de l’abbé Pierre qui voulait alerter sur la situation des sans-abri. À cette occasion, la parole a été un peu plus donnée aux militants d’associations qui essaient d’aider à survivre les plus pauvres et les gens à la rue, qui sont de plus en plus nombreux.

         Bien qu’en augmentation, les hébergements d’urgence sont saturés et en nombre insuffisant. Dans l’agglomération lyonnaise, au moins 1000 personnes, dont plus de 300 enfants, dorment dehors, malgré la bonne dizaine d’écoles où sont hébergés des enfants scolarisés et leurs familles. La Préfecture n’a même pas déclenché le plan « grand froid » quand les températures étaient négatives.

         Ces militants ont dénoncé la politique du gouvernement, qui s’en prend aux plus pauvres et contribue à augmenter leur nombre : attaques contre les chômeurs, les retraités, les migrants, contre le logement social, les écoles, la Santé…

         Dans son discours du 30 janvier, le premier ministre Gabriel Attal n’a pas eu un mot pour les plus pauvres et a confirmé ses orientations réactionnaires, dont seules la droite et l’extrême-droite peuvent se réjouir. De quoi se fâcher tout rouge !

 

Salle des fête Jean Vilar d’Argenteuil, le combat continue plus que jamais pour sa préservation

 

Défendons une propriété communale, une salle utilisée par tous

 

Une salle très utile, de plein pied de surcroît
 

Une réunion publique du Comité Jean-Vilar, plus que jamais actif, a eu lieu avant-hier. Elle a permis de rappeler où en était le combat pour la préservation de l’espace Jean Vilar engagé depuis 2016.

         Cette préservation présente différents aspects. Nous ne sommes bien sûr pas indifférents à la question de la préservation d’un espace patrimonial en lien avec l’Impressionnisme, tout comme à celle de la préservation des espaces arborés. Mais l’engagement des militants locaux de Lutte ouvrière est d’abord centré sur la défense de la salle des fêtes communale Jean-Vilar. La préservation de ce complexe induit de toutes les façons celle du parking attenant, des arbres et de l’ensemble de l’espace lui-même.

         Cette salle des fêtes neutralisée maintenant depuis deux ans, abandonnée car c’est ce mot qui convient davantage, manque cruellement à la population d’Argenteuil. La Ville a perdu de ce fait un certain nombre d’évènements majeurs. Les écoles d’Argenteuil ne peuvent plus organiser dans les mêmes conditions les fêtes qui marquaient la fin de l’année. Le Salon du Livre et des Lecteurs n’a pu se maintenir à Argenteuil que par l’action tenace et obstinée de ses bénévoles.

         Cette situation, si elle est dommageable pour l’ensemble de la population, est plus particulièrement catastrophique pour le monde du travail qui habite les quartiers populaires de la Ville, et ils sont nombreux.

         Le complexe Jean Vilar doit être rénové. Le projet « Héloïse » doit être officiellement abandonné. À cette fin, plus que jamais, le combat continue. DM