dimanche 4 février 2024

70ème anniversaire de l’appel de l’abbé Pierre. 70 ans plus tard, des « Sans-abri »de plus en plus nombreux

Les plus pauvres n’ont toujours pas droit de cité

 

 

Le 2 février, c’était le 70ème anniversaire de l’appel de l’abbé Pierre qui voulait alerter sur la situation des sans-abri. À cette occasion, la parole a été un peu plus donnée aux militants d’associations qui essaient d’aider à survivre les plus pauvres et les gens à la rue, qui sont de plus en plus nombreux.

         Bien qu’en augmentation, les hébergements d’urgence sont saturés et en nombre insuffisant. Dans l’agglomération lyonnaise, au moins 1000 personnes, dont plus de 300 enfants, dorment dehors, malgré la bonne dizaine d’écoles où sont hébergés des enfants scolarisés et leurs familles. La Préfecture n’a même pas déclenché le plan « grand froid » quand les températures étaient négatives.

         Ces militants ont dénoncé la politique du gouvernement, qui s’en prend aux plus pauvres et contribue à augmenter leur nombre : attaques contre les chômeurs, les retraités, les migrants, contre le logement social, les écoles, la Santé…

         Dans son discours du 30 janvier, le premier ministre Gabriel Attal n’a pas eu un mot pour les plus pauvres et a confirmé ses orientations réactionnaires, dont seules la droite et l’extrême-droite peuvent se réjouir. De quoi se fâcher tout rouge !

 

Salle des fête Jean Vilar d’Argenteuil, le combat continue plus que jamais pour sa préservation

 

Défendons une propriété communale, une salle utilisée par tous

 

Une salle très utile, de plein pied de surcroît
 

Une réunion publique du Comité Jean-Vilar, plus que jamais actif, a eu lieu avant-hier. Elle a permis de rappeler où en était le combat pour la préservation de l’espace Jean Vilar engagé depuis 2016.

         Cette préservation présente différents aspects. Nous ne sommes bien sûr pas indifférents à la question de la préservation d’un espace patrimonial en lien avec l’Impressionnisme, tout comme à celle de la préservation des espaces arborés. Mais l’engagement des militants locaux de Lutte ouvrière est d’abord centré sur la défense de la salle des fêtes communale Jean-Vilar. La préservation de ce complexe induit de toutes les façons celle du parking attenant, des arbres et de l’ensemble de l’espace lui-même.

         Cette salle des fêtes neutralisée maintenant depuis deux ans, abandonnée car c’est ce mot qui convient davantage, manque cruellement à la population d’Argenteuil. La Ville a perdu de ce fait un certain nombre d’évènements majeurs. Les écoles d’Argenteuil ne peuvent plus organiser dans les mêmes conditions les fêtes qui marquaient la fin de l’année. Le Salon du Livre et des Lecteurs n’a pu se maintenir à Argenteuil que par l’action tenace et obstinée de ses bénévoles.

         Cette situation, si elle est dommageable pour l’ensemble de la population, est plus particulièrement catastrophique pour le monde du travail qui habite les quartiers populaires de la Ville, et ils sont nombreux.

         Le complexe Jean Vilar doit être rénové. Le projet « Héloïse » doit être officiellement abandonné. À cette fin, plus que jamais, le combat continue. DM

Argenteuil, commerce, marché des Coteaux, des commerçants mis devant le fait accompli... comme d'habitude

 

Le maire en son quartier ne va tout de même pas laisser faire !

 

 

Une fois tous les 15 jours, les habitués du marché des Coteaux à Argenteuil peuvent acheter eux aussi Lutte ouvrière lors de la permanence que nous y tenons. Elle est aussi l’occasion d’échanger avec des commerçants.

         Hier matin, des commerçants qui travaillent à l’extérieur étaient très mécontents. Des barnums vont être dorénavant installés hors de la halle à côté d’eux chaque jour de marché, mais en compliquant la circulation des éventuels clients, et l’activité des commerçants actuels. Mais pourquoi ne leur a-t-on pas demandé leur avis pour positionner les futurs barnums ?

         Offrir la possibilité de nouveaux commerces au marché des Coteaux, qui en a bien besoin, vise sans doute à dynamiser le marché. Mais pourquoi ne pas avoir « avant » demandé l’avis aux commerçants installés régulièrement et de longue date, et concernés par la nouvelle installation.

         À mettre dans le dossier « je décide d’abord, et je concerte ensuite ».

         Un dossier déjà tellement bien rempli comme conséquence d’une pratique municipale habituelle. DM

samedi 3 février 2024

Immigration : une loi inique

 Immigration : une loi inique

31 Janvier 2024

Le 25 janvier, le Conseil constitutionnel, saisi par le président Macron, a invalidé 32 articles sur 86 de la loi Immigration. Le reste de la loi a été promulgué dès le lendemain.

 


Les neuf juges ont invalidé ces articles rédigés en majorité par la droite LR sans les juger sur le fond. Ils ont considéré qu’ils étaient des « cavaliers législatifs », c’est-à-dire qu’ils avaient été introduits sans lien avec le texte initial. Les députés LR, désireux de surenchérir sur le gouvernement, voulaient s’attaquer encore plus aux droits des travailleurs immigrés. Ils avaient durci les conditions du regroupement familial ou de délivrance de titres pour des motifs de santé, instauré une caution pour les étudiants, allongé la durée de résidence minimale pour bénéficier de prestations sociales.

Ainsi les travailleurs immigrés n’auront pas à attendre cinq ans pour percevoir des allocations familiales ou des APL… pour l’instant, car rien n’empêchera la droite ou le gouvernement de proposer un nouveau texte de loi contenant ces attaques qui instaurent une « préférence nationale ».

En fait, le Conseil constitutionnel a répondu aux vœux de Macron en revenant au texte proposé par son ministre de l’Intérieur, qui avait un double objectif. Le premier était de faire campagne contre les immigrés, montrés du doigt comme des boucs émissaires, criminalisés. Et Darmanin s’est d’ailleurs réjoui, dès le 26 janvier, de pouvoir expulser davantage d’immigrés délinquants. Le gouvernement en a expulsé plus de 4 600 en 2023, il pourra maintenant appliquer la double peine aux immigrés ayant légalement un titre de séjour, il pourra s’en prendre à ceux qui sont arrivés à 13 ans ou ceux qui se sont mariés en France. Qu’importe que le parent expulsé laisse ses enfants en France. Tout est fait pour assimiler immigration et délinquance et diviser ainsi le monde du travail.

L’autre objectif était de répondre aux besoins du patronat en régularisant certains travailleurs dans les secteurs où les patrons peinent à recruter. Mais ces régularisations se feront au compte-gouttes et, d’ores et déjà, Darmanin exige des préfets qu’ils surveillent et contrôlent le secteur de la livraison. Il enjoint ainsi les préfets à prendre exemple sur le procureur de Grenoble, qui avait organisé une véritable rafle auprès des livreurs de chez Uber.

Faire peser une menace sur toute une fraction du monde du travail est l’objectif principal du gouvernement. Il espère faire pression sur l’ensemble des travailleurs en contraignant une fraction d’entre eux à accepter n’importe quelle condition de vie ou de travail. Ceux qui pensent que le combat contre cette loi injuste doit se poursuivre ont bien raison.

Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations organisées pour protester contre la loi Darmanin qui auront lieu samedi 3 février.

         À Paris, le rendez-vous est à 14 h place de la République .

                                                Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2896)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 3 février : de 10 h. à 10 h.30, marché des Coteaux ;

-de 10 h30 à midi, centre commercial cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 4 février, de 10 h15 à 10 h55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 5 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 7 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.