dimanche 4 février 2024

Argenteuil, commerce, marché des Coteaux, des commerçants mis devant le fait accompli... comme d'habitude

 

Le maire en son quartier ne va tout de même pas laisser faire !

 

 

Une fois tous les 15 jours, les habitués du marché des Coteaux à Argenteuil peuvent acheter eux aussi Lutte ouvrière lors de la permanence que nous y tenons. Elle est aussi l’occasion d’échanger avec des commerçants.

         Hier matin, des commerçants qui travaillent à l’extérieur étaient très mécontents. Des barnums vont être dorénavant installés hors de la halle à côté d’eux chaque jour de marché, mais en compliquant la circulation des éventuels clients, et l’activité des commerçants actuels. Mais pourquoi ne leur a-t-on pas demandé leur avis pour positionner les futurs barnums ?

         Offrir la possibilité de nouveaux commerces au marché des Coteaux, qui en a bien besoin, vise sans doute à dynamiser le marché. Mais pourquoi ne pas avoir « avant » demandé l’avis aux commerçants installés régulièrement et de longue date, et concernés par la nouvelle installation.

         À mettre dans le dossier « je décide d’abord, et je concerte ensuite ».

         Un dossier déjà tellement bien rempli comme conséquence d’une pratique municipale habituelle. DM

samedi 3 février 2024

Immigration : une loi inique

 Immigration : une loi inique

31 Janvier 2024

Le 25 janvier, le Conseil constitutionnel, saisi par le président Macron, a invalidé 32 articles sur 86 de la loi Immigration. Le reste de la loi a été promulgué dès le lendemain.

 


Les neuf juges ont invalidé ces articles rédigés en majorité par la droite LR sans les juger sur le fond. Ils ont considéré qu’ils étaient des « cavaliers législatifs », c’est-à-dire qu’ils avaient été introduits sans lien avec le texte initial. Les députés LR, désireux de surenchérir sur le gouvernement, voulaient s’attaquer encore plus aux droits des travailleurs immigrés. Ils avaient durci les conditions du regroupement familial ou de délivrance de titres pour des motifs de santé, instauré une caution pour les étudiants, allongé la durée de résidence minimale pour bénéficier de prestations sociales.

Ainsi les travailleurs immigrés n’auront pas à attendre cinq ans pour percevoir des allocations familiales ou des APL… pour l’instant, car rien n’empêchera la droite ou le gouvernement de proposer un nouveau texte de loi contenant ces attaques qui instaurent une « préférence nationale ».

En fait, le Conseil constitutionnel a répondu aux vœux de Macron en revenant au texte proposé par son ministre de l’Intérieur, qui avait un double objectif. Le premier était de faire campagne contre les immigrés, montrés du doigt comme des boucs émissaires, criminalisés. Et Darmanin s’est d’ailleurs réjoui, dès le 26 janvier, de pouvoir expulser davantage d’immigrés délinquants. Le gouvernement en a expulsé plus de 4 600 en 2023, il pourra maintenant appliquer la double peine aux immigrés ayant légalement un titre de séjour, il pourra s’en prendre à ceux qui sont arrivés à 13 ans ou ceux qui se sont mariés en France. Qu’importe que le parent expulsé laisse ses enfants en France. Tout est fait pour assimiler immigration et délinquance et diviser ainsi le monde du travail.

L’autre objectif était de répondre aux besoins du patronat en régularisant certains travailleurs dans les secteurs où les patrons peinent à recruter. Mais ces régularisations se feront au compte-gouttes et, d’ores et déjà, Darmanin exige des préfets qu’ils surveillent et contrôlent le secteur de la livraison. Il enjoint ainsi les préfets à prendre exemple sur le procureur de Grenoble, qui avait organisé une véritable rafle auprès des livreurs de chez Uber.

Faire peser une menace sur toute une fraction du monde du travail est l’objectif principal du gouvernement. Il espère faire pression sur l’ensemble des travailleurs en contraignant une fraction d’entre eux à accepter n’importe quelle condition de vie ou de travail. Ceux qui pensent que le combat contre cette loi injuste doit se poursuivre ont bien raison.

Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations organisées pour protester contre la loi Darmanin qui auront lieu samedi 3 février.

         À Paris, le rendez-vous est à 14 h place de la République .

                                                Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2896)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 3 février : de 10 h. à 10 h.30, marché des Coteaux ;

-de 10 h30 à midi, centre commercial cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 4 février, de 10 h15 à 10 h55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 5 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 7 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Consommation, agroalimentaire, grandes surfaces : unis pour nous faire les poches

 

Défenseurs du pouvoir d’achat… de leur classe

 

 

Les négociations sur les prix de vente entre industriels de l’agroalimentaire et grandes surfaces se sont terminées sur… une nouvelle hausse pour les consommateurs. Elle se situera en moyenne autour de 3 %, alors que les cours mondiaux de bien des matières premières agricoles sont en baisse.

         Les profits seront au rendez-vous pour ces grands groupes, qui se présentent tous comme défenseurs du pouvoir d’achat, mais qui se battent surtout pour s’attribuer la plus grosse part du gâteau. L’addition, elle, est toujours pour les petits, qu’il s’agisse des agriculteurs qui ne peuvent vivre dignement de leur travail ou des consommateurs obligés de se serrer la ceinture.

Argenteuil comme partout, les travailleurs de l’enseignement se sont faits entendre lors de la journée de grève et de manifestation d’avant-hier

Un mécontentement bien présent. Le transformer en colère

 

Ici à Nantes

Face au mépris affiché par le gouvernement et la ministre Amélie Oudéa-Castéra, les enseignants étaient nombreux jeudi 1er février, en grève et lors des différentes manifestations.

         En effet, le gouvernement continue d'attaquer les conditions de travail des enseignants : il prévoit la suppression de 2700 postes à la rentrée prochaine. Les enseignants des collèges prennent aussi comme une attaque les annonces concernant les groupes de niveau ou le redoublement, qui ne sont là que pour flatter un électorat conservateur…

         Un syndicat des enseignants du primaire demande aussi une augmentation sans contrepartie des salaires de 300€ net, tant pour les enseignants que pour les AESH qui accompagnent des élèves en situation de handicap. C'est une revendication qui concerne aussi l'ensemble du monde du travail.

         Avant de se retrouver ensemble lors de la manifestation parisienne, plusieurs dizaines d’enseignants mais aussi d’AESH se sont retrouvés le matin pour discuter pendant deux heures. Une discussion très intéressante, sur les attaques du gouvernement, mais aussi sur comment organiser la suite. Bref, le combat continue. DM