vendredi 2 février 2024

Agro-industrie : Egalim ou pas, la loi du plus fort

Une égratignure

 

 

Pour essayer de désamorcer la colère des agriculteurs, Gabriel Attal a annoncé que trois entreprises de l’agro-alimentaire, deux filiales de Bigard et une laiterie du groupe Malo, seraient condamnées à verser une amende pouvant aller jusqu’à 2 % de leur chiffre d’affaires. Elles n’auraient pas respecté la loi Egalim, censée garantir que les industriels de l’agro-alimentaire payent un juste prix aux agriculteurs.

         L’amende n’entamera pas beaucoup les profits des actionnaires de ces grands groupes. Mais surtout, la loi n’empêchera pas la mainmise des poids lourds de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution sur l’agriculture. Ils continueront ainsi à imposer leur loi - et leurs prix - aux petits et moyens agriculteurs.

 

Gaza : faire du profit sur les massacres

Toujours plus d’inhumanité

 

 

Alors que l’horreur continue, une agence de voyage égyptienne vient d'officialiser la tarification de la fuite de Gaza vers l’Égypte. Il faut plusieurs milliers d'euros par personne, des dizaines de milliers pour une famille, pour espérer pouvoir échapper aux bombes israéliennes.

         Alors que près d'un million de Palestiniens sont réfugiés à Rafah, à la frontière égyptienne, c'est encore l'argent qui décide de qui pourra faire les mètres nécessaires pour s'échapper.

         La guerre n’abolit pas la loi du marché, elle la pousse à toujours plus d’inhumanité.

 

Territoire d’Argenteuil et circulation routière ne font pas bon ménage

 

Les aménageurs d’aujourd’hui ne seront pas les payeurs de demain

 

 

Le blocage de l’A15 à hauteur d’Orgemont sur l’A15 a compliqué et rendu hasardeuse la circulation pendant plusieurs jours. Mais la péripétie n’a fait qu’amplifier les caractéristiques d’une situation déjà très difficile habituellement.

         Le territoire d’Argenteuil est installé au pied d’une ligne de collines importantes et un méandre de la Seine. Les deux axes historiques « routiers » entre Paris et la Normandie ont évité ce territoire d’Argenteuil, cet "angle mort", qui n’a vu la construction d’un pont qu’en 1832. L’un de ces deux axes historiques débouche au Pont de Bezons, et l’autre, celui de la route de Saint-Denis à Rouen, frôle Argenteuil, non loin de la limite du territoire, à Orgemont, au Cygne d’Enghien. Ces deux axes demeurent les axes autoroutiers majeurs. L’un a simplement été renforcé par les aménagements du Pont de Bezons, l’autre a été doublé il y a un demi-siècle par l’A15.

         Le passage du Pont de Bezons, malgré ces aménagements coûteux n’a pas été fluidifié pour autant. Le second est embouteillé « gravement » le matin et le soir. Le passage par Argenteuil joue en conséquence un axe de délestage où le pont de prolongement de l’avenue Gabriel Péri vers Gennevilliers, Colombes et l’A86, a un rôle de point de passage central. Il est extrêmement fragile.

         C’est pourquoi le projet « Canopée » de rénovation de l’avenue Gabriel Péri avec sa mise à une seule voie risque d’aboutir à une catastrophe, avec de surcroît l’interdiction annoncée sur cette voie du « tournez à droite ».

         Face à ce risque, la municipalité d’Argenteuil et le Conseil départemental devraient vraiment y réfléchir à deux fois. (À suivre) DM