samedi 20 janvier 2024

Allemagne : dans la rue contre l’extrême droite

 

Des apprentis nazis à la mesure de leurs sinistres ancêtre

 

Manifestation de l'AfD à Berlin, le 27 mai 2018 (crédit photo : CKI Fotos).

En Allemagne, des manifestations ont eu lieu suite à la révélation d’une rencontre en novembre entre des dirigeants du parti d’extrême droite AfD et des néo-nazis pour concocter un plan de déportation des demandeurs d’asile et de citoyens allemands d’origine étrangère.

         Si la direction de l’AfD a officiellement pris ses distances avec cette initiative, des membres et cadres de ce parti l’ont au contraire revendiquée, la propagande de l’AfD étant toute entière fondée sur le racisme et la xénophobie.

         Ces apprentis nazis représentent une menace pour tous les travailleurs qu’ils rêvent de mettre au pas.

Argenteuil, « Sans abri », une empathie évidente, et ceux qui ne l’ont pas

 

Chassez ces pauvres que nous ne saurions voir ? Eh bien non !

 

La fermeture, dans les faits... et dans la tête

Liquidation du Centre d’Hébergement d’Urgence, délaissement depuis des jours et des jours des « sans abris » confrontés au grand froid, la municipalité donne la preuve qu’elle n’a pas d’empathie à l’égard de ces « sans domicile ». Il y a sans doute en son sein des attitudes diverses, mais les réflexions d’un de ses membres et ses actes amènent à la conviction qu’elle voudrait que ces victimes de la vie aillent avec leur solitude et leur misère loin d’Argenteuil.

         Certes elle a le soutien de nombre de « bien-pensants » que la misère et ses fléaux irritent et qui n’aiment pas les avoir sous les yeux.

         Mais comment cela se fait-il Monsieur Mothron que vous et moi-même qui avons grandi à Argenteuil dans les années 1950-1960 nous ignorions alors ce drame que nous avons vu se développer seulement à la fin des années 1970, le drame de « la rue », à Argenteuil comme ailleurs ?

         Heureusement que ces « sans domicile » peuvent compter sur l’engagement de bénévoles, mais aussi de simples habitants indignés. DM

Inondations : « Si Blendecques était une banque on l’aurait déjà sauvée » (texte d'une pancarte)

La colère, elle, n’est pas prête de connaître sa décrue

 

 

Samedi 13 janvier, à Blendecques dans le Pas-de- Calais plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour exprimer leur colère face à l’inaction des pouvoirs publics vis-à-vis des inondations et de leurs conséquences sur la vie des populations qui ont subi de nombreux dégâts.

         Ils revendiquent les moyens nécessaires pour entretenir les infrastructures sensées canaliser la montée des eaux et pour éviter que ce type de catastrophe ne se reproduise. Certains manifestants réclament aussi un droit de regard sur les travaux publics qui seront réalisés.

         Les sinistrés, et tous ceux qui les ont soutenus dans cette manifestation, ont raison de se mobiliser car il n’y a aucune raison de faire confiance aux déclarations des ministres venus faire des promesses devant les caméras. Ce sont les mêmes responsables politiques qui réduisent toujours plus les budgets, notamment ceux qui doivent permettre l’entretien des infrastructures publiques.

         Si la décrue a eu lieu, la colère, elle, n’est pas prête de redescendre.