mercredi 20 décembre 2023

Condition ouvrière : Dussopt applique bien la consigne

Ministre de la volonté des patrons

 

 

Raccourcir le délai pour contester un licenciement, renforcer les contrôles sur les chômeurs... Dussopt a annoncé les futures attaques du gouvernement.

         Elles sont dans la continuité des précédentes : obliger les chômeurs à accepter n'importe quel travail et à n'importe quel salaire, et ainsi faire pression sur les conditions de travail et les salaires de l'ensemble des travailleurs.

       Ministre du travail n'est pas le bon titre : c'est ministre de la volonté des patrons qu'il faut dire.

 

Cadeaux au grand patronat : un bel exemple à Rennes au bénéfice de Stellantis

 

Cadeaux d’hier et… d’aujourd’hui

 

 

Rennes Métropole se vante de créer sur le site de la Janais une pépinière pour de "jeunes acteurs économiques" pour qu’ils puissent "monter un processus industriel".

         On en est loin.Dans le bâtiment concerné, il y aurait pour l’instant Exelcar et ses quatre salariés, Gallan et ses huit collaborateurs qui doivent installer un atelier fin janvier, Sweet Energy qui devrait s’installer fin 2024 ou Horizon Bois dont le nombre d’emplois n’est pas signalé.

         Rappelons que l’usine automobile de la Janais comptait 14 000 ouvriers en 1995 contre moins de 2 000 aujourd’hui.
C’est à PSA-Stellantis, groupe licencieur s’il en est, que Rennes Métropole avait racheté 53 hectares pour 15 millions d’euros, puis 6,5 millions d’euros ce site de 25 000 mètres carrés en 2021 pour « créer de l’emploi ».
Ces terrains avaient pourtant été donnés à Citroën lors de la construction de l’usine dans les années soixante !

         Alors si l’emploi est le leitmotiv affiché, ce qui est constant, c’est l’argent public attribué à des capitalistes y compris quand ils en suppriment.

Argenteuil, communiqué de « Générations », une page tournée par Philippe Doucet depuis des lustres et par le PS depuis encore tellement plus longtemps

Loin de là, construire un parti des travailleurs, communiste, révolutionnaire, et internationaliste

 


Le groupe d’Argenteuil du mouvement Générations, une scission du PS fondée autour de Benoît Hamon, vient de diffuser un communiqué intitulé « Philippe Doucet condamné en correctionnel, la gauche tourne la page ».

         Comme si l’ancien maire et député d’Argenteuil n’avait pas lui-même tourné la page entre 2012 et 2017 en soutenant de toutes les manières possibles le gouvernement anti-ouvrier et réactionnaire par bien des aspects (Souvenir-vous des délires sur la dénaturalisation) de Hollande.

         Mais qu’est-ce la gauche ? il y a belle lurette qu’une fois au gouvernement, elle ne se différencie absolument pas sur l’aspect gouvernemental essentiel de la droite, celui de servir la soupe à la classe dominante. De cette façon, elle a perdu largement son crédit dans les milieux populaires et participé à faire le lit électoral de l’extrême-droite.

         Pour le monde du travail, il s’agit hier comme aujourd’hui et demain d’approfondir l’écriture de la seule page qui vaille, celle de l’élargissement de la reconstruction d’un parti de militants et non de notables, développant son activité au sein des entreprises et de ces quartiers populaires.

         Ce parti ne pourra être que communiste, révolutionnaire, et internationaliste, donc aux antipodes de cette « gauche » dont se réclament ces adhérents de Générations. DM