Lois de
la guerre, lois des plus forts
13 Décembre 2023
À Gaza aujourd’hui comme hier en
Ukraine, devant les images d’enfants morts, de civils chassés par les bombes et
privés de nourriture, d’hommes exhibés à demi nus, experts et diplomates
reparlent des lois de la guerre.
Ces lois, appelées Droit
international humanitaire, existent. Elles sont supposées protéger la
population civile et son approvisionnement, interdire les viols, encadrer le traitement
des prisonniers de guerre et proscrire certaines armes. Les premières lois
datent de la fondation de la Croix-Rouge en 1864. Depuis, des dizaines de pays
ont ratifié des conventions dites de Genève et de La Haye. Un Tribunal pénal
international a été instauré. Aucune de ces lois n’a empêché les génocides, ni
les deux guerres mondiales, ni les sales guerres coloniales. Des pays dits
démocratiques ont lancé des bombes atomiques sur le Japon, déversé du napalm
sur des villageois en Algérie et au Vietnam, pratiqué la torture.
Les lois de la guerre, comme
toutes les lois, sont mises en œuvre par les plus puissants et, à la fin, par
les vainqueurs.
Dans la guerre de Gaza, l’armée
israélienne a déjà tué près de 20 000 Palestiniens, dont 5 000 à
6 000 enfants, et détruit la moitié des habitations. Elle n’en voudrait
pas moins démontrer au public qu’elle respecte les lois de la guerre. Des
juristes de l’armée certifient donc que toutes les actions sont conformes au
droit international ; les tracts lancés sur Gaza pour donner l’ordre aux
civils de fuir vers le sud, aujourd’hui bombardé, ont été rédigés pour ne pas
être menaçants.
Le respect des populations n’est
évidemment pour rien dans ces précautions. Elles ne visent qu’à permettre aux
dirigeants israéliens et à leurs acolytes occidentaux d’affirmer que, quel que
soit le nombre de morts, ils respectent le droit international et n’encourent
donc aucune condamnation pour crime de guerre !
Malgré toutes les conventions de
Genève ou d’ailleurs, la barbarie des guerres a augmenté en même temps que le
développement industriel et technique des pays qui les menaient. Dans le cadre
d’une organisation sociale profondément inégalitaire et d’un système économique
basé sur la concurrence et les rivalités, la barbarie n’a pas disparu, elle est
devenue industrielle et son hypocrisie aussi.
Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2889)
Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :
-Aujourd’hui vendredi 15 décembre, de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du
Val-Nord ;
-et de 17 h.15 à 18 h.15, «
Carrefour Babou » ;
-Samedi matin 16 décembre, de 10h.15
à 10 h.55 devant Monoprix ;
- de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;
-Dimanche 17 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre
;
-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;
-Lundi 18 décembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des
Raguenets ;
-Mardi 19 décembre, centre commercial de la cité Joliot-Curie, de 18 à 19
h. ;
-Mercredi 20 décembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.
Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est
aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la
Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.
N’oubliez pas de noter sur
vos agendas, le rendez-vous encore lointain de notre banquet local qui aura
lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à
présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais
fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à
14 ans. Achetez votre billet d’entrée.