La
véritable insécurité : celle de nos conditions de vie
11/12/2023
« Insécurité,
immigration ! »… Depuis des semaines, les politiciens de droite et
d’extrême droite n’ont que ces mots-là à la bouche. Et le gouvernement,
Darmanin en tête, leur court après en essayant de faire voter sa loi Asile
Immigration. Tout cela constitue une campagne infecte contre les immigrés et
contre les travailleurs en général.
L’insécurité, les travailleuses
et les travailleurs savent ce que cela veut dire. Et pas seulement parce qu’ils
sont confrontés à la délinquance et aux trafics divers et variés. Ils la
connaissent intimement parce qu’ils sont des prolétaires.
Est-ce que je vais trouver du
travail ? À quel salaire ? Est-ce que j’arriverais à suivre la
cadence ? Est-ce que je vais tenir physiquement ? Est-ce que je vais
garder mon travail ? Ces questions lancinantes, des millions de
travailleurs se les posent au quotidien, et cela, quelles que soient leurs
origines ou leur couleur de peau.
C’est cela la vie de prolétaire,
même dans le pays riche qu’est la France. C’est cette insécurité permanente qui
consiste à être soumis aux décisions d’un patron ou d’actionnaires invisibles.
C’est dépendre de l’arbitraire et des humeurs d’un chef pour une formation, des
dates de congés, une autorisation de sortie, et parfois pour avoir le droit de
travailler en sécurité.
C’est voir son salaire augmenter
moins vite que l’inflation et ses primes fondre, sans autre explication que le
chantage patronal : « C’est à prendre ou à laisser !».
C’est voir ses droits attaqués à chaque renégociation des conventions collectives
ou au gré des découpages et des restructurations des grands groupes.
C’est être un pion dans le grand
jeu de la finance et être, comme des milliers d’employés de Casino, Carrefour
ou Auchan, vendus ou sortis du groupe pour passer sous la coupe de gérants
d’autant plus cupides que leur affaire n’est pas très rentable. C’est passer
tous les deux ou trois ans entre les mains d’autres patrons voyous au travers
d’appels d’offres qui dégradent les conditions de travail.
À l’insécurité créée par l’exploitation
au travail et la concurrence, s’ajoute l’insécurité provoquée par l’explosion
de tous les prix et la peur de ne plus arriver à remplir le frigo, à se
chauffer un minimum et même à se loger.
Le gouvernement s’inquiètera-t-il
de ceux qui ne peuvent plus se payer une mutuelle ou renonceront à une
assurance parce que les tarifs explosent ? Certainement pas !
Lui-même se charge d’attaquer les droits des travailleurs, des chômeurs, des
retraités ou des malades. Alors oui, plus on est exploité, plus on est mal
payé, plus on connaît l’insécurité !
Les travailleurs sans-papiers,
qui sont devenus les boucs émissaires des démagogues qui font leur beurre sur
les préjugés racistes et xénophobes, en savent quelque chose. Car, en plus
d’être soumis à la dictature patronale sur les chantiers, dans des entrepôts ou
les arrière-cuisines des restaurants, ils sont sans droits et sans possibilité
de se défendre. Ils doivent raser les murs, se cacher et, s’ils ne veulent pas
dormir dans la rue, se mettre à la merci de marchands de sommeil.
Dans les pays pauvres, des
milliards de femmes et d’hommes ont à se battre, du matin au soir, pour rester
en vie. Trouver un peu de travail, faire un peu de commerce, surmonter les
maladies, chercher de l’eau et de la nourriture, échapper aux bandes armées
font partie de la vie quotidienne. En fait partie aussi la guerre qui se répand
sur tous les continents et qui nous menace nous aussi, comme l’annoncent tous
les bruits de bottes.
Mais vous n’entendrez jamais Le
Pen, Ciotti ou Darmanin dénoncer ce type d’insécurité-là. Et pour cause !
Il s’agit du fonctionnement normal de la société capitaliste qu’ils défendent
tous !
L’insécurité sociale et les
guerres sont créées par le capitalisme, un système où le droit de vivre dépend
de l’épaisseur du portefeuille. Elles sont imposées par la classe dominante qui
prospère et assure son confort, sa sécurité et celle de ses descendants par le
pillage, l’exploitation et la mise en concurrence des travailleurs du monde
entier.
Pour que la vie des prolétaires
ne se joue plus à la roulette russe du marché, de la concurrence, de la
spéculation et des guerres entre brigands capitalistes, il faut renverser le
pouvoir de la bourgeoisie. C’est nous, les travailleurs du monde, qui faisons
tourner la société et créons toutes ses richesses. C’est à nous de la diriger.
Pour mener ce combat, il faut rejeter de toutes nos forces le poison de la
division que les politiciens de la bourgeoisie répandent dans le monde du
travail.
Nathalie Arthaud
Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :
-Mercredi 13 décembre, de 11 h.30 à midi au marché des Champioux ;
-Jeudi 14 décembre, de 10 h.30 à 11 h.30, centre cl Joliot-Curie ;
-Vendredi 15 décembre, de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;
-et de 17 h.15 à 18 h.15, «
Carrefour Babou » ;
-Samedi matin 16 décembre, de 10h.15
à 10 h.55 devant Monoprix ;
- de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;
-Dimanche 17 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre
;
-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;
-Lundi 18 décembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des
Raguenets ;
-Mardi 19 décembre, centre commercial de la cité Joliot-Curie, de 18 à 19
h. ;
-Mercredi 20 décembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.
Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est
aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la
Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.
N’oubliez pas de noter sur
vos agendas, le rendez-vous encore lointain de notre banquet local qui aura
lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à
présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais
fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à
14 ans. Achetez votre billet d’entrée.