lundi 27 novembre 2023

Bangladesh : la lutte courageuse des travailleurs du textile

Bangladesh : la lutte courageuse des travailleurs du textile

22 Novembre 2023

Au Bangladesh, les ouvriers du textile ont repris le travail le 13 novembre après trois semaines de grève, sans avoir obtenu l’augmentation de salaire demandée.

Alors que les travailleurs réclamaient un salaire minimum équivalent à 190 euros, contre 70 euros actuellement, le gouvernement l’a limité à 104 euros.

Ce résultat est loin de faire le compte face à l’inflation qui frappe la population. La présidente de la fédération des travailleurs du textile le rappelle : « depuis 2018 [année de la dernière augmentation], beaucoup d’aliments ont augmenté de 150 à 200 %. Tout ce qui constitue la base de la nourriture des ouvriers a doublé, comme les oignons, le riz, les lentilles. Les ouvriers ne peuvent vivre que vingt jours et, le reste du mois, ils vivent à crédit. »

La répression a été sévère, et ce dès le début du mouvement. Quatre ouvriers au moins ont été tués par la police, 140 arrêtés, ainsi que des militants syndicaux, et 10 000 ouvriers font l’objet de poursuites. Les menaces de licenciement planent sur les travailleurs qui ne retourneraient pas dans leur usine, et la Première ministre du pays s’en est servie pour leur enjoindre de reprendre le travail. Voyant cela, le principal dirigeant syndical, Babul Abker, a appelé à cesser le mouvement.

Le fait que le gouvernement tranche le conflit entre ouvriers et patrons du textile n’a rien d’étonnant. Déjà, plusieurs de ces derniers sont soit ministres, soit députés du parti majoritaire, mais surtout l’industrie textile représente à elle seule 85 % des 55 milliards de dollars des exportations annuelles, à destination des grandes marques occidentales de vêtement. Pas plus que les industriels bangladais, celles-ci ne souhaitent voir les salaires augmenter au risque de rogner leurs monstrueux profits. Quelques-unes ont timidement avancé que, peut-être, il serait bon que les salaires soient supérieurs, mais en se gardant bien de peser sur le gouvernement pour cela.

Les ouvriers bangladais du textile n’ont pu gagner, à travers cette grève, qu’une partie de l’augmentation de salaire qu’ils réclamaient en affrontant les patrons et le gouvernement. Mais ce n’est pas la première fois qu’ils relèvent la tête en se faisant craindre et respecter, ne serait-ce que par leur détermination et leur nombre, et ce ne sera pas la dernière.

                                                 Marianne LAMIRAL (Lutte ouvrière n°2886)

 

Achetez, lisez Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au Proche-Orient et bien d’autres sujets. Ce sont des articles dont la lecture est particulièrement nécessaire actuellement.

 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui lundi 27 novembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mardi 28 novembre, centre commercial cité Joliot-Curie, de 18 à 19 h. ;

-Mercredi 29 novembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas de noter sur vos agendas, le rendez-vous plus lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans. Achetez votre billet d’entrée.

 

Saint-Brieuc, Argenteuil, augmentation de la pauvreté : Où conduit la logique capitaliste !

 

Quand à l’autre bout de la société, les capitalistes sont gavés

 

 

Le Secours populaire de Saint-Brieuc accueille de plus en plus de personnes qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts : de 1500 dossiers en 2022, c’est plus de 2800 en 2023, représentant 6000 personnes qui sont secourues cette année.

         Des migrants, mais aussi des femmes seules et des salariés ne pouvant pas vivre avec des revenus trop faibles. Comme le souligne l’un des responsables « ça augmente tous les ans et on n’y arrive plus » et cela malgré le dévouement des 140 bénévoles.

         À Argenteuil, devant l’afflux supplémentaire enregistré, les Restos du cœur sont amenés à diminuer la quantité de produits distribués, et d’abaisser le seuil de revenu pour pouvoir bénéficier de l’aide.

         À l’autre bout de la société, les capitalistes sont gavés d’aides de l’État et font des profits mirobolants. Pour mettre fin à la pauvreté, il faudra en finir avec cette société.

Argenteuil, bientôt une nouvelle ligne de train et une nouvelle gare ?

Voyager mieux demain ? Commençons à voyageur bien aujourd’hui !

 

La zone géographique visée par le tracé de la nouvelle ligne
 

Dans le projet du « Grand Paris Express » des transports, le Val d’Oise a été sans conteste laissé de côté, à l’exception d’un passage dans le Triangle de Gonesse très controversé. Le département vient, ou viendrait d’obtenir un accessit avec le projet annoncé par la Région Ile de France d’une ligne La Défense-Roissy via Argenteuil et Sarcelles, pour beaucoup de milliards et à l’horizon 2040. De quoi satisfaire d’abord les bétonneurs qui ont toujours besoin même à long terme d’activités et de bonnes affaires en vue, même si une telle nouvelle ligne pourrait, si elle se réalisait vraiment, être effectivement utile aux milliers d’habitants d’Argenteuil et de la région travaillant dans la gigantesque zone de service de Roissy.

         Si cet intérêt des travailleurs était un critère de la Région, pourquoi ne réalise-t-elle pas bien plus tôt la remise en service sous forme de tramway de la ligne Saint-Germain-en-Laye-Noisy le Sec, projetée depuis des décennies qui pourrait rapidement et à moindre coup enfin être mise sur les rails ?

         Dans tous les cas, ces projets sont bien beaux et peuvent toujours faire rêver les voyageurs de banlieue qui galèrent comme nous avons pu une nouvelle fois le vérifier samedi soir sur la ligne J.

         Régler la situation actuelle est la priorité immédiate. Sinon, la colère des travailleurs usagers et des voyageurs peut, elle, vite monter. DM

 

La désorganisation de la circulation des trains sur le réseau Paris Saint-Lazare est essentiellement due au manque d’effectifs, en particulier de conducteurs de trains. Cela entraîne aussi des horaires déments pour eux. Actuellement, c’est Orion, un logiciel qui les met en place, et cette constellation fait n’importe quoi. La colère monte sur le réseau. Qu’on se le dise, les conducteurs seront en grève ce jeudi 30 novembre ! DM