samedi 25 novembre 2023

Argenteuil, projet Gabriel Péri, débattre d’abord, ficeler ensuite ! Le véritable sens.

Le sens d’une véritable démocratie locale

 

Photo La Gazette du 95

La municipalité d’Argenteuil a décidé de donner un coup de neuf à l’avenue Gabriel Péri, aujourd’hui, sans doute la première artère de la Ville. Elle a actuellement certes bien des défauts, en particulier la difficulté du commerce à offrir une continuité commerciale, nécessaire pour une véritable dynamique. Mais elle a aussi déjà bien des qualités. Entre autres, des larges trottoirs qui n’ont jamais été utilisés comme ils pourraient l’être.

         Ces dernières années, de nouveaux commerce s’y sont installés et commencent à faire concurrence aux banques. Bref, de mon petit point de vue d’habitant, c’est mieux.

         Revenons à la municipalité. Au vue du budget prévu qui est celui de la construction d’au moins un groupe scolaire, il se veut ambitieux. Ses contours réalisés par un cabinet d’architecte sélectionné ont été présentés lors du dernier conseil municipal. À la suite de quoi, des ateliers et autres rencontres avec les commerçants et les habitants vont avoir lieu, nous dit le maire d’Argenteuil.

         C’est cela qui nous chiffonne, et nous ne sommes pas les seuls. Pourquoi toujours procéder dans ce sens ? Pourquoi ne pas avoir au préalable des discussions générales avec la population sur un sujet envisagé, constater leurs sentiments, en conclure qu’il faut poursuive ou mettre de côté l’idée générale en question.

         Ce sens-là serait celui d’une véritable démocratie locale comme ces messieurs disent. Avec Joliot hier, L’affaire Jean Vilar, et maintenant l’avenue Gabriel Péri, on en est toujours très loin. DM

 

vendredi 24 novembre 2023

Gaza : le massacre d’un peuple. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine.

Gaza : le massacre d’un peuple

22 Novembre 2023

La trêve de quatre jours intervenue le 22 novembre entre l’État d’Israël et le Hamas marquera-t-elle un tournant dans la guerre de Gaza ? Même si elle se prolongeait, elle n’effacerait pas le massacre et les énormes destructions opérées en plus de sept semaines de bombardements.

Écoles bombardées, bébés mourant dans les hôpitaux sous les bombes faute de possibilité d’évacuation… Même le haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme a dénoncé « les événements horribles dépassant l’entendement » qui ont continué de se produire dans la bande de Gaza.

Mercredi 15 novembre, le plus grand hôpital de Gaza, l’hôpital al-Shifa, a été pris d’assaut par l’armée israélienne. Samedi 18, 2 300 patients, soignants et déplacés s’y trouvaient encore selon l’ONU, agonisant dans ses murs faute d’eau potable, de nourriture, de soins ou d’électricité pour faire fonctionner les couveuses et les appareils respiratoires. Des images ont montré des civils abattus comme du gibier par l’armée israélienne alors qu’ils tentaient de fuir les combats. L’argument selon lequel le Hamas utilise les malades comme des boucliers humains et les hôpitaux pour abriter ses quartiers généraux tient de la propagande de guerre : vrai ou faux, les morts sont des civils palestiniens, tués par l’armée israélienne.

Après avoir méthodiquement anéanti la ville de Gaza dans le nord du territoire et fait plus de 14 000 morts, presque tous des civils, l’armée israélienne reste prête à déchaîner le même déluge de feu sur sa partie sud. Des tracts largués sur la ville de Khan Younes, ont appelé la population à l’évacuer. Mais pour aller où ?

Les deux tiers des 2,3 millions de Gazaouis ont déjà dû fuir vers cette zone, où ils sont désormais bloqués. Privés d’eau, de nourriture, de soins, ils survivent dans des écoles, des hôpitaux ou dans la rue.

En laissant faire Israël, les dirigeants occidentaux sont complices de la tuerie de masse de Gaza. Quant à leurs déclarations, même quand ils montrent une pointe d’indignation devant l’assassinat de bébés, elles relèvent du bal des hypocrites. Car, de Biden à Macron en passant par l’ONU, tous ont soutenu et continuent de soutenir « le droit d’Israël à se défendre ». Aujourd’hui, ce droit passe par une politique de terreur à l’encontre de la population palestinienne. Au-delà, elle vise également tous les peuples de la région en leur montrant ce qui pourrait les attendre s’ils voulaient remettre en question la tutelle de l’impérialisme.

                                                     Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°2886)

 


 

Achetez, lisez Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au Proche-Orient et bien d’autres sujets. Ce sont des articles dont la lecture est particulièrement nécessaire actuellement.

Les prochaines permanences prévues :

-Demain vendredi 24 novembre, de 10 h.45 à 11 h.15 au marché Héloïse ;

-de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;

 -et de 17 h.15 à 18 h.15, au « Carrefour Babou » ;

-Samedi matin 25 novembre, de 10h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

- de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-et de 11 h. à midi devant le magasin Auchan du Val-Sud ;

-Lundi 27 novembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mardi 28 novembre, centre commercial cité Joliot-Curie, de 18 à 19 h. ;

-Mercredi 29 novembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas de noter sur vos agendas, le rendez-vous plus lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans. Achetez votre billet d’entrée.

 

Restos du cœur : travailleurs pauvres dans un pays riche

 

Des chiffres inacceptables

 

 

 « La faim progresse en France » : c’est l’avertissement du président des Restos du Cœur. L’association estime qu’il lui manque 35 millions d’euros pour faire face à sa campagne d’hiver. L’an dernier, elle a fourni 170 millions de repas à 1,3 millions de personnes. Mais à présent elle craint de ne pouvoir fournir les 185 millions de repas nécessaires - un chiffre en hausse du fait de la montée de la pauvreté et de l’inflation sur les produits alimentaires.

            Dans cette économie tournée vers les plus riches, on peut occuper à plein temps un emploi indispensable et ne plus réussir à nourrir sa famille.