Une répression en nette développement
Un militant de la CGT, ancien
secrétaire départemental de l’Union départementale du 93 était convoqué hier
matin au commissariat d’Argenteuil où il habite pour une prise d’empreinte ADN.
Le refus de cet acte est passible d’une lourde condamnation. En octobre 2019, à
l’occasion d’un rassemblement syndical organisé lors d’un déplacement
ministériel, ce militant avait été accusé d’avoir giflé un policier, il s’était
retrouvé en garde à vue. Il a été poursuivi, l’affaire a été gagnée en première
instance grâce à une vidéo le disculpant, mais perdue en appel, la cours de
cassation refusant ensuite de revoir l’affaire. Aujourd’hui, on exige de lui un
prélèvement ADN.
Ce
n’est pas le premier militant ouvrier actuellement poursuivi, et ce n’est
certainement pas le dernier.
La
seule réponse au-delà du développement de la combativité ouvrière est, en
attendant, celle de la solidarité. En présence de Sophie Binet, secrétaire
générale de la CGT, les militants présents à ses côtés hier ont démontré que ce
n’était pas un vain mot. DM