mardi 7 novembre 2023

Argenteuil, Centre d’Hébergement d’Urgence fermé, et un accueil de jour qui se fait attendre

N’oublions jamais que cela n’arrive pas seulement aux autres

 

Dimanche 5 novembre, Martine, Véronique, André, toujours présents, avec des dons de donateurs

L’article L345-2-2 du Code de l’action sociale et des familles précise que “Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence.” Les personnes « sans abri » savent ce qu’il en est dans la réalité. Non seulement on est loin des fanfaronnades du Macron-2017 déclarant qu’il ne voulait plus voir des gens dormir dehors, mais leur nombre a augmenté année après année et nombre d’entre eux ne trouvent pas un abri pour la nuit.

           La décision de fermer le Centre d’Hébergement d’Urgence cet été à Argenteuil a été un drame pour les « Sans abri ». Elle l’a été également pour tous ceux qui sans vouloir un hébergement, ont compté pendant des années sur l’accueil de jour du CHU. Un tel accueil peut permettre d’accéder le jour à l’hygiène, à l’alimentation et au lien social. Il peut aussi permettre l’utilisation d’un lave-linge ou encore de bénéficier d’une coupe de cheveux.

        Apparemment, face à la situation d’Argenteuil, les services sous-préfectoraux travailleraient pour l’installation d’un tel accueil de jour sur la Ville.

              Espérons que cela va se concrétiser bientôt avant l’hiver, et avant que les conditions météorologiques entre autres conduisent à de nouveaux drames sur la Ville. DM

 

N’oubliez pas de noter sur vos agendas, le rendez-vous certes encore lointain de notre banquet local à Argenteuil qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

 

Pakistan : réfugiés chassés

Du nauséabond partout

 

 

Les Afghans réfugiés au Pakistan qui n'ont pas de papiers sont désormais pourchassés par la police pakistanaise. Le gouvernement leur avait donné jusqu'au 1er novembre pour quitter le territoire.

         Les autorités désignent les Afghans comme boucs émissaires. Cela ne résoudra en rien les problèmes économiques et politiques du Pakistan.

 

lundi 6 novembre 2023

Israël, bras armé de l’impérialisme. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

Israël, bras armé de l’impérialisme

01 Novembre 2023

« Les appels à un cessez-le-feu sont des appels à se rendre face au Hamas. Cela ne se fera pas », a déclaré Netanyahou, le 30 octobre. C’est dans le droit fil de ce qu’il répète depuis des semaines, en écrasant sous les bombes la population civile de Gaza.

Dès le lendemain de l’attaque dévastatrice du Hamas, s’adressant aux médias face au quartier général de l’armée israélienne, Netanyahou avait déjà martelé par trois fois : « Nous sommes en guerre. » De tels propos, on aurait pu les entendre un peu n’importe quand depuis au moins un demi-siècle, car la politique des gouvernements israéliens a toujours été de s’imposer par la force aux populations arabes de Palestine et des pays voisins.

Des guerres incessantes

En 75 ans d’existence, Israël a mené six guerres régionales : celle de 1948 qui suivit la création de cet État et l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens ; celle de 1956, où Israël soutint par les armes Paris et Londres contre l’Égypte qui avait nationalisé le canal de Suez ; celle des Six-Jours, en 1967, qui aboutit à l’occupation de Gaza, de la Cisjordanie, du plateau du Golan et du Sinaï ; celle du Kippour, en octobre 1973, contre l’Égypte et la Syrie ; l’invasion du Liban en 1982, avec les massacres des camps de réfugiés de Sabra et Chatila par l’extrême droite libanaise, couverte par l’armée israélienne ; une seconde guerre du Liban, en juillet 2006.

Il faut y ajouter une multitude d’opérations armées d’Israël, dites de représailles ou préventives, contre ses voisins et contre les Intifadas, ces soulèvements de la population palestinienne dans les territoires occupés. Sans oublier plus d’une centaine d’assassinats de dirigeants palestiniens et libanais menés par les services secrets israéliens entre 1979 et 1983, dont les instigateurs disaient qu’ils visaient à installer un « sentiment d’insécurité » au Liban, provoquant des réactions qui pourraient servir de prétexte à une invasion armée.

L’oppression systématique de la population palestinienne et la répression de ceux qui la refusent, constituent depuis des décennies le noyau de la politique des gouvernements d’Israël, d’abord socialistes, puis de plus en plus à droite. Ces derniers mois, 23 divisions ont été envoyées en Cisjordanie pour briser les réactions des Palestiniens à l’intensification des saisies de terres et aux créations de colonies juives sur leur territoire. Par leur choix de s’aligner sur l’impérialisme et de servir de bras armé des États-Unis au Moyen-Orient, en se faisant les oppresseurs des populations arabes, ces gouvernements ont conduit leur propre peuple, le peuple d’Israël, dans une impasse.

La succession de guerres, d’opérations militaires plus ou moins vastes, avec le maintien sous les armes de la population israélienne, l’écrasement des Palestiniens, ont fait de la vie un enfer pour les populations arabes, mais aussi pour la population israélienne. Celle-ci est ainsi contrainte de vivre sur le pied de guerre, dans un environnement rendu de plus en plus hostile par la politique belliciste de ses propres dirigeants.

Le prétexte de la sécurité

Membre du gouvernement depuis 1996, puis à sa tête avec de rares intermèdes, l’homme de droite Netanyahou s’était vanté d’assurer, par la force, une sécurité absolue aux Israéliens. Avec le Dôme de fer, une défense aérienne de pointe, il prétendait mettre le pays à l’abri des tirs de missiles du Hamas depuis Gaza et du Hezbollah depuis le Liban. Et si cela ne parvenait pas à sanctuariser Israël, il suffisait de bombarder Gaza et de soumettre sa population à un blocus total.

Ce discours sécuritaire visait à faire croire que « nous avions le droit de faire n’importe quoi, que nous ne paierions jamais le prix ni ne serions punis pour cela », comme l’a écrit le quotidien israélien de centre-gauche Haaretz après le massacre du 7 octobre. Certains en venaient même à ne plus voir l’effroyable réalité à leur porte. Ainsi, les jeunes venus à une rave party tout près de Gaza sont tombés sous les balles du Hamas pour avoir oublié, dit Haaretz, qu’il est « impossible d’emprisonner deux millions de personnes sans payer un lourd tribut ».

On voit les résultats de cet engrenage. Ils sont horribles pour les Gazaouis comme pour les Israéliens, mais aussi pour les habitants de Cisjordanie, victimes de pogromes de la part de colons chauffés à blanc par l’extrême droite et protégés par l’armée israélienne. Et ce n’est probablement qu’un début. Netanyahou a déclaré à Biden et à Macron que cette guerre serait longue. Et quand ce chef d’un cabinet de guerre, qui englobe en une union sacrée les partis de la gauche à l’extrême droite, déclare que « tout membre du Hamas est un homme mort », il affirme qu’il va poursuivre ce que font les dirigeants israéliens depuis des années, et qui a conduit à la situation tragique actuelle, sous le regard complice des grandes puissances, États-Unis en tête.

Les dirigeants israéliens s’assoient sur les centaines de résolutions de l’ONU leur enjoignant de quitter la Cisjordanie, au lieu de la coloniser en n’en laissant que des confettis à l’impuissante Autorité palestinienne. Mais les grandes puissances n’en ont que faire. De même, du fait du blocage israélien, les accords d’Oslo, passés il y a trente ans entre l’Israélien Rabin et le Palestinien Arafat sous le patronage de Clinton, n’ont jamais abouti à la création promise d’un État palestinien. Tout cela convient aux puissances impérialistes, trop contentes qu’elles sont d’avoir un peuple à leur disposition pour défendre leurs intérêts, un peuple gardien de prison des Gazaouis, mais lui-même captif des intérêts de l’impérialisme.

Les dirigeants israéliens font de leurs citoyens les supplétifs à vie et forcés des armées occidentales. Une partie de la population israélienne le perçoit, au moins confusément, et il est urgent d’ouvrir une perspective autre que cette sanglante fuite en avant. Elle implique la rupture avec l’impérialisme, pour instaurer une véritable coexistence des peuples israélien et arabes, dans le respect de leurs droits nationaux respectifs. Pour défendre une telle politique, des organisations communistes comme celles qui ont existé dans la région après la révolution russe de 1917 doivent resurgir. Car seule cette voie révolutionnaire pourra ouvrir une issue aux classes laborieuses, en Palestine comme en Israël et dans tout le Moyen-Orient.

                                            Pierre LAFFITTE (Lutte ouvrière n°2883)

 

Les prochaines permanences prévues :

-Lundi 6 novembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mercredi 8 novembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux ;

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Achetez, lisez notre hebdomadaire Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au Proche-Orient. Ce sont des articles dont la lecture est particulièrement nécessaire actuellement.

 

Charles Piaget, la disparition d’un militant de l’aventure Lip, mais avant tout un militant ouvrier véritable.

 Charles Piaget vient de disparaître. Avec les travailleurs de Lip, entreprise horlogère de Besançon, menacés en juin 1973 de licenciement, il mena pendant des années, et aux côtés de d’autres militants valeureux, la grande aventure de cette entreprise prise en mains par les salariés. Mais toute sa vie, Charles Piaget fut un militant ouvrier engagé, porteur d’un idéal, loin de tout espoir de carrière ou de petite sinécure. Voilà ce que notre camarade Nathalie Arthaud a écrit hier sur Twitter où, hasard, elle participait à la fête locale de Lutte ouvrière à Besançon.