mercredi 25 octobre 2023

Convois pour Gaza : une goutte d’eau

 

Une « goutte d’eau dans l’océan »

 

 

Quelques dizaines de camions d’aide ont été autorisés par les autorités égyptiennes et israéliennes à entrer dans Gaza depuis l’Égypte.

Cela ne représente que 1 000 tonnes pour 2,4 millions de personnes, moins d’un kilo pour deux, tous produits confondus ! Une « goutte d’eau dans l’océan » même selon l’ONU qui estime qu’il faudrait au moins 100 camions par jour, comme avant la guerre.

Le blocus infligé par l’État israélien avec le soutien des puissances occidentales s’ajoute aux bombardements pour constituer une sanglante vengeance contre les Palestiniens, déjà opprimés quotidiennement. Révoltant ! Le 23.10.23.

 

Achetez, lisez le numéro 2881 de Lutte ouvrière de cette semaine. Il contient de nombreux articles sur la situation au Proche-Orient.

 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui mercredi 25 octobre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux ;

-Vendredi 27 octobre, de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;

 -et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour « Babou » ;

-Samedi matin 28 octobre, de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Dimanche 29 octobre :

-de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché ;

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-Mercredi 1er novembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux ;

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

Gaza : stop au massacre

 

Le seul chemin : l’union des prolétaires de France, de Palestine et d’Israël

 


 

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche 22 octobre et hier au soir à Paris mais aussi dans le pays pour réclamer la fin des bombardements de l’armée israélienne à Gaza et la levée du blocus qui prive d’eau, de nourriture et de carburant la population.

Lutte ouvrière y a participé avec le drapeau rouge de l’internationalisme, affirmant qu’alors que les grandes puissances impérialistes, pour mieux régner, entretiennent depuis des décennies les divisions dans la région, les prolétaires de France, de Palestine et d’Israël devront trouver le chemin pour s’unir contre leurs oppresseurs communs : les États et la grande bourgeoisie.

Colombes, Argenteuil, Otis, Moyen-Orient, les mésaventures d’un militant ouvrier de longue date

 

La naïveté certes, mais un souci légitime de faire connaître la vérité

 

Je connais Julien Courteau depuis les années 1990 quand j’ai commencé à fréquenter l’Union Locale CGT d’Argenteuil. Certes vif, mais homme d’engagement et de conviction, Julien a été responsable syndical CGT  chez Otis-Argenteuil avant que ce site industriel y soit démantelé. Il a aujourd’hui 77 ans. C’est une aventure bien singulière qui lui est arrivée il y a une dizaine de jours. Une aventure qui donne une idée de la tension actuelle de divers acteurs de la société, et qui indique que les « droits démocratiques » de chacun sont bien fragiles.

Alors que le Hamas a déclenché les évènements que l’on sait, Julien est écœuré par l’essentiel du traitement médiatique qui en est fait. Il a envie le vendredi 13 octobre d’en discuter pour remettre les évènements davantage en perspective.

         Il raconte :

« Deux jeunes filles sont passée devant mon domicile pendant que je sortais mon véhicule en partant en voiture. Je me suis arrêté à leur hauteur pour leur demander si leurs professeurs d’histoire leur avaient fait un cours sur les évènements qui se passaient en Israël. Celles-ci m’ont répondu non. En conduisant au ralenti à leur hauteur, je leur ai dit qu’il fallait comprendre la situation et que le Hamas avait décidé d’intervenir, car depuis le début de l’année, 70 enfants de Gaza ont été tués ainsi que des terres annexées par Israël et que Gaza allait être rasée et peut-être qu’il fallait leur demander un cours là-dessus. »

Ce que Julien ne savait pas, c’est que le même jour, l’enseignant Dominique Bernard était assassiné à Arras, et que les personnels de l’Éducation étaient particulièrement et légitimement à cran.

Bref, la principale est venue avec les deux collégiennes prendre en photo la plaque d’immatriculation.

         Conséquence,  le lundi 16 octobre, en fin d’après-midi, la police est arrivée, a perquisitionné chez Julien, et l’embarque. Il est mis en  garde à vue et ne ressortira que 17 heures plus tard, sans avoir été assisté d’un avocat, et alors que sa santé est fragile.

         À chacun de juger de cette affaire, et des conséquences morales pour ce vieux militant d’Otis. DM