samedi 7 octobre 2023

Pauvreté : une spirale infernale

Pauvreté : une spirale infernale

04 Octobre 2023

Le rapport de la Direction des affaires économiques et sociales, la Dress, sur les personnes allocataires des minima sociaux, pour l’année 2022, fait apparaître une augmentation globale de leur nombre.

Au total, enfants compris, ce sont 6,9 millions de personnes qui vivent, ou plutôt survivent, au moyen des différents minima sociaux. Cela représente plus de 10 % de la population. Les allocataires proprement dits sont 4,34 millions. Le RSA et l’allocation adulte handicapé concernent plus de 1,9 million de personnes. Les titulaires du RSA sont les travailleurs qui arrivent à la fin de leurs indemnités chômage. Pour une grande part, les titulaires de l’AAH sont usés, affaiblis, diminués par des conditions de travail qui ont détruit leur santé, et ils ne peuvent même pas bénéficier de l’invalidité au travail, car les conditions d’accès à celle-ci sont bien limitées, tout comme d’ailleurs la possibilité d’être allocataire de l’AAH. C’est cette dernière catégorie qui a augmenté le plus : 3,4 % en un an.

Enfin, par rapport à la hausse officielle du coût de la vie, le rapport note sans surprise une perte du pouvoir d’achat de tous les allocataires des minima sociaux.

Ces chiffres reflètent une marginalisation de plus en plus grande, dans la durée, de toute une partie de la classe ouvrière, contrainte de vivre à l’aide de ces petites allocations.

Il faut refuser la division que la bourgeoisie et ses représentants tentent d’introduire entre les travailleurs en présentant, contre toute vérité, ceux que le travail a brisés et ceux que l’exploitation a mis de côté comme des parasites.

Les seuls assistés sont les capitalistes, qui vivent, et vivent très bien, en appauvrissant le reste de la société.

                                                       Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2879)

 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui samedi matin 7 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 11 h. à midi devant Auchan, Zup-sud ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Dimanche 8 octobre :

-de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

-Lundi 9 octobre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 10 octobre, de 18 à 19 heures devant l’Intermarché de la cité Joliot-Curie.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Mayotte : l’eau manque. On est vraiment en 2023 ?

De l’eau, pas des canons !

 

 

Face à la colère de la population de Mayotte, Élisabeth Borne a annoncé que l'État paierait les factures d'eau des Mahorais jusqu'à la fin de l'année.        De l’eau qui ne coule plus depuis le 18 septembre : l'alimentation est coupée deux jours sur trois. Et le jour où l’eau coule la population a pour consigne de l'ARS de faire bouillir l'eau, si elle ne veut pas tomber malade…

         L’État français est responsable d’années d’absence d'investissements dans le réseau et de production insuffisante d'eau potable. Il n’est pas dit que quelques mois de gratuité d’un service déficient, bien qu’indispensable, suffise à amoindrir le mécontentement.

 

Argenteuil, Val d’Oise, à l’Éducation, un vrai syndicalisme de démocratie ouvrière

Une voie solide pour redonner moral et combativité à des travailleurs

 

 

Depuis une vingtaine d’année, en créant une action syndicale démocratique, et une vie de syndicat qui l’est tout autant, le petit syndicat CGT de l’Éducation du Val d’Oise a grandi d’année en année. Il rassemble des enseignants, mais d’autres travailleurs de l’Éducation, des AESH en particulier. Sa croissance s’accélère.

         Il a été très présent dans les mobilisations de ces dernières années, mettant sur pied à chaque mouvement de grève des assemblées générales. En interne, ses réunions où des militants politiques de diverses tendances participent à l’action et à l’organisation, il a su créé des échanges démocratiques, riches d’idées et de fraternité, où chacun trouve sa place, apprend et agit.

         Hier, un conseil syndical départemental du syndicat s’est tenu à Argenteuil. Il a rassemblé 80 participants dont la moyenne d’âge était plus près de 30 ans que de 60.

         Dans la période difficile que le monde du travail vit, cette vitalité d’une organisation collective de travailleurs était particulièrement à signaler. Dominique Mariette