vendredi 15 septembre 2023

Travailleurs sans papiers : régularisation sans condition !

    Travailleurs sans papiers : régularisation sans condition !

13 Septembre 2023

Une trentaine de parlementaires de nuances diverses, macronistes, centristes, écologistes, PS et PCF, ont signé mardi 12 septembre une tribune pour la régularisation de certains travailleurs sans papiers.

 

Des centaines de milliers de sans-papiers sont employés dans le bâtiment, la restauration, le soin à la personne, des secteurs qui ne pourraient pas fonctionner sans eux. Le texte décrit leurs difficultés, les bas salaires, l’obligation d’être invisible, la crainte de la police, etc. Il souligne également que de nombreux autres, présents sur le territoire, ne demanderaient qu’à être embauchés et dénonce l’interdiction de travailler imposée aux demandeurs d’asile. De plus, les lois actuelles et le manque de personnel dans les administrations fabriquent des sans-papiers en ne renouvelant pas les permis de travailleurs qui sont là depuis des années.

Évidemment, tous les travailleurs sans papiers devraient être régularisés, immédiatement et sans condition. C’est une nécessité pour eux et pour toute la classe ouvrière, pour la défense de son unité et de sa dignité. Heureusement, les sans-papiers n’ont pas attendu la bienveillance de trente parlementaires pour exiger leurs droits. Pourtant il n’est même pas certain que cette tribune les aide dans ce combat tant elle est pleine de calculs politiciens.

D’abord le texte limite la régularisation aux secteurs dits en tension, c’est-à-dire à ceux où les salaires sont bas, les conditions de travail dures et la précarité généralisée. Le projet se borne à proposer de purger le marché du travail de situations tellement absurdes qu’elles en deviennent contre-productives pour les exploiteurs eux-mêmes. C’est tellement vrai que Véran, le porte-parole du gouvernement, l’a aussitôt approuvé.

Ensuite, il s’agit d’une ouverture du PS, du PCF et d’EELV à l’usage de Macron. Ce dernier, à la recherche d’une majorité, ne dédaignerait pas le soutien des députés et sénateurs de gauche. Or le gouvernement doit proposer prochainement une loi sur l’immigration supposée contenir un volet régularisation. La tribune offre par avance une caution à ce volet sans se prononcer sur l’autre, qui comprend un attirail de mesures policières et xénophobes rédigé pour complaire àl’extrême droite.

Enfin, le texte, que la France Insoumise a refusé de signer car selon elle trop limité, permet d’enfoncer un coin entre ce parti et ses alliés-concurrents de gauche. À cette occasion le trio PS-EELV-PCF apparaît comme raisonnable et capable d’obtenir des avancées alors que LFI passe pour maximaliste et inutile.

Au-delà de ces minables tribulations politiciennes, il reste que les millions de travailleurs qui émigrent à la recherche d’une vie meilleure doivent être accueillis comme des frères par ceux qui sont déjà là et avoir les mêmes droits, dans tous les domaines.

                                                            Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2876)

 

Vendredi 15 septembre, samedi 16 et dimanche 17

Lutte ouvrière à la Fête de L’Humanité

Au stand Lutte ouvrière, situé place Agnès Varda, seront organisés des débats sur le thème : « Face aux menaces de guerre généralisée, face à la propagande guerrière du gouvernement et face aux illusions pacifistes, quelle politique pour les travailleurs ? ». Ces débats auront lieu le vendredi à 19h30, le samedi à 16h30 et à 19h (celui-ci avec la participation de Nathalie Arthaud), puis le dimanche à 12h et à 14h30.

 

Le vendredi 22 septembre à 18 h.30, à la librairie Le Presse-papier d’Argenteuil, je m’entretiendrai avec notre camarade Thomas Rose à propos du livre « Les socialistes en France, 1871-1914 » paru aux Bons caractères, ouvrage paru en deux volumes, 8,20 euros l’un.

         Ce Livre permet de réfléchir sur les problèmes de l’action de militants pour construire en France un parti ouvrier se réclamant des idées de Karl Marx, du communisme et de de la Révolution, des questions plus que jamais d’actualité. Retrouvons-nous nombreux lors de cet entretien. DM

 

Au Figuier blanc jusqu’à dimanche. À voir absolument

 


 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui vendredi 15 septembre, de 15 h.40 à 16 h.40, marché du Val-Nord ;

- et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour « Babou » ;

-Samedi matin 9 septembre, de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Dimanche 16 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 17 septembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

Dans notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine : Argenteuil : les sans-abri priés d’aller voir ailleurs

Argenteuil : les sans-abri priés d’aller voir ailleurs

13 Septembre 2023

Fin juillet, au cœur de l’été, en douce, la municipalité LR d’Argenteuil a fermé le Centre d’hébergement d’urgence destiné aux personnes sans abri.

Il y a une quinzaine d’années, la municipalité PS d’alors avait transformé les locaux d’une friche en centre d’accueil destiné aux personnes sans abri qui sont très nombreuses sur la commune. Plusieurs d’entre elles sont mortes isolées sur la voie publique ces dernières années. Le centre permettait un hébergement de nuit pour 18 personnes, et accueillait quotidiennement en journée plus d’une centaine de personnes qui y trouvaient douche, toilettes, nourriture, aide et réconfort de la part d’agents municipaux.

Le collectif de défense du Centre n’a pas réussi à empêcher sa fermeture. Depuis, il tente de surmonter la déshérence des personnes sans abri en leur apportant nourriture et soutien, alors que la municipalité n’a tenu aucune de ses promesses de s’occuper des utilisateurs de la structure.

Derrière cette fermeture, il y a un projet immobilier sur un terrain très proche de la gare. Et il y a aussi la politique d’une municipalité particulièrement réactionnaire, dont le maire actuel s’était fait largement connaître en 2007 dans l’affaire du Malodore, un répulsif utilisé pour empêcher des sans-abri d’occuper certains lieux de la voie publique.

                                             Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2876)

                                                                                    



 

Argenteuil de l’Impressionnisme, Jardin sauvage, inauguration évanouie, et défense des berges de la Seine

Jardin sauvage peut-être, mais dérisoire et guère présentable

 

                                     DM
 
                                    DM

 En outre, un jardin abandonné largement pendant des mois… de sécheresse

Un Jardin Sauvage installé par la municipalité dans le petit espace entre feu le Musée d’Argenteuil et la rue Pierre Guienne devait être inauguré aujourd'hui vendredi. Cette inauguration (ou autre « nouvel évènement ») a été reportée au « printemps 2024 » sans qu’aucune explication ne soit donnée pour justifier l’annulation.

         Mais il suffit d’aller jeter un coup d’œil au dit Jardin Sauvage pour constater qu’il y avait quelque chose qui clochait pour en faire une inauguration d’importance officielle.

         Ce « Jardin » fait suite à la signature du partenariat acté en mai 2022 entre le Musée d’Orsay-Musée de l’Orangerie, musée de l’Impressionnisme, et la Ville d’Argenteuil. Un de ses volets, pour reprendre un sous-titre d’alors de l’hebdomadaire régional La Gazette, il s’agissait rien de moins que de «Végétaliser les bords de Seine d’Argenteuil comme sur les toiles de Monet ». Toujours selon cet hebdomadaire : « Les deux musées parisiens proposent que la végétalisation des berges de la Seine soit « repensée au regard de l’étude des représentations des paysages d’Argenteuil figurant dans les collections des deux musées ». 

         Pour la réalisation de cet objectif, le musée parisien prévoyait de dégager 25 000 euros par an – sur trois ans – pour financer les différentes phases de ce volet. Une contribution financière qui n’est pas rien.

         Le hic, c’est que seize mois plus tard, le projet a accouché si l’on peut dire d’une souris, certes verte, mais dérisoire, et guère présentable, loin de ces berges, dans un rapport incertain avec l’objectif justifiant la dépense.

         L’affaire serait à mourir de rire si elle ne se percutait avec une nécessité plus sérieuse, celle de la défense de ces berges de la Seine à Argenteuil mises en danger par le projet Héloïse. DM