vendredi 19 mai 2023

Retraites : cirque parlementaire ou lutte de classe ?

Retraites : cirque parlementaire ou lutte de classe ?

16 Mai 2023

Alors que Macron et ses ministres s’agitent pour tenter de tourner la page des retraites, ils doivent gérer une énième péripétie parlementaire : le projet de loi présenté le 8 juin par le groupe Liot contre le passage à 64 ans.

 

 

Le groupe Liot regroupe des députés divers et variés, comme Estelle Youssoufa, élue de Mayotte et favorable à l’opération Wuambushu de Darmanin, ou Charles de Courson, qui a soutenu Juppé ou Bayrou dans le passé et défendait alors la retraite à 64 ans. Mais, devant l’impopularité de la loi Macron et pour attirer un peu la lumière, ces obscurs députés avaient déposé en avril la motion de censure commune des oppositions. Profitant des subtilités du règlement du Parlement, ils ont récidivé en déposant un projet de loi interdisant de travailler au-delà de 62 ans.

Aujourd’hui, les macronistes se tâtent pour savoir comment franchir cette péripétie : dégainer l’un des nombreux articles constitutionnels qui leur permettent de ne pas mettre cette loi au vote, faire durer les débats toute la journée du 8 juin, ou prendre le risque que ce texte soit voté, en sachant qu’il sera de toute façon rejeté par le Sénat, favorable aux 64 ans. Les macronistes ont l’embarras du choix, tant les institutions permettent de faire passer en force les coups contre les travailleurs.

C’est pourtant cette échéance que l’intersyndicale a choisie pour organiser la 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le 6 juin. Ce n’est ni nouveau ni une surprise. Depuis le début, l’axe des dirigeants syndicaux a été de faire pression sur les députés, de les exhorter à voter la motion de censure, puis de s’en remettre au Conseil constitutionnel. L’insuccès a été au rendez-vous, mais ce n’était pas de la naïveté : c’est la volonté de mettre dans la tête des travailleurs, radicalement opposés à la dégradation de leurs conditions d’existence, qu’ils ne doivent espérer d’issue que dans les institutions.

Pour les directions syndicales, le problème se limitait à Macron et à sa politique, ce qui revenait à épargner le grand patronat, qui répercute sur les travailleurs les conséquences de la guerre économique acharnée qu’il mène. Pour les chefs syndicaux, les manifestations et les grèves devaient servir à démontrer aux dirigeants politiques qu’ils doivent compter avec eux et les recevoir. Ce n’est pas un moyen de mobilisation entre les mains des travailleurs, c’est un moyen de pression entre les mains des directions syndicales.

Celles-ci ont toutes accepté les rencontres bilatérales proposées les 16 et 17 mai par Élisabeth Borne, qui prétend « redonner sa place à la négociation et au dialogue social ». Pourtant, au même moment, Macron porte de nouveaux coups visant les chômeurs, les titulaires du RSA, les lycées professionnels. La seule chose qu’il veut bien discuter, et encore, c’est quel coup sera porté en premier.

Les millions de travailleurs qui se sont mobilisés depuis le mois de janvier, parfois pour la première fois, toutes catégories confondues, tous ceux qui continuent le combat et refusent de se résigner, doivent tirer bien d’autres leçons de cette expérience : ils doivent compter sur leur force collective et n’ont rien à attendre des institutions.

                                                      Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2859)

 

Industrie verte : par l'odeur du fromage alléché... une vidéo de Nathalie ARTHAUD, 5 mn

Argenteuil et Sarkozy. Sarkozy condamné mais loin d’être emprisonné, les habitants d’Argenteuil n’ont jamais digéré

 

« Racailles » ? De qui parlait-il ? Avec cette condamnation, on en sait un peu plus

 

Capture d’écran

Nicolas Sarkozy vient d’être condamné en appel à trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme, pour corruption et trafic d'influence. Le tribunal a ainsi confirmé le jugement rendu en première instance. Mais l’ex-président n’a pas été immédiatement dormir en prison, s’étant pourvu en cassation et les juges n’ayant pas jugé qu’il devait être incarcéré en attendant.

         Les habitants d’Argenteuil se souviennent de sa venue dans le quartier du Val d’Argent-Nord le soir du 25 octobre 2005. La pré-campagne électorale avait commencé en vue des élections présidentielles de 2007 où il allait être élu. Sa venue à Argenteuil était un élément de sa campagne « à droite toute » dont bien d’autres n’ont cessé de s’inspirer jusqu’à aujourd’hui.

         De nombreux habitants, des jeunes en particulier, l’attendaient de pied ferme. C’est à leur encontre, qu’il eut cette répartie calculée et préparée devant les multiples caméras et micros : « Vous en avez assez de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser ».

         Le maire actuel d’Argenteuil était présent ce soir-là auprès de son « compagnon » de parti d’alors. Une soirée de ce 25 octobre 2005 qui a non seulement stigmatisé un peu plus les habitants d’un quartier ouvrier mais a renforcé l’image négative d’une ville qui est aujourd’hui toujours prégnante. DM

L’enfant à la fête de Lutte ouvrière : on ne peut pas dire « L’enfant y est roi », mais…

Une fête pour les enfants

 

 

         C’est dans une attente fébrile que de nombreux enfants qui connaissent déjà la fête de Lutte ouvrière attendent les 27, 28, et 29 juin…

         Les attendent :

Des dizaines de jeux d’adresse, sportifs, de réflexion, pour petits et grands, accessibles en permanence, gratuits pour la plupart. Des mini-conférences leur sont spécialement dédiées. Sans compter le cirque Ühler, le Petit Train, le feu d’artifice et les spectacles dans les allées. • Une Carte Jeux, gratuite, donne accès à de nombreux jeux et leur permet de se promener partout en toute liberté.

La Cité des jeunes, une belle aire de pelouse et de sous-bois avec animations, dessins animés, contes, jeux, sous la surveillance permanente d’adultes qualifiés.

La garderie, où les bébés de plus de trois mois sont accueillis par des camarades compétents et attentifs.

Trois jours exceptionnels

Consultez le programme :

https://fete.lutte-ouvriere.org/