jeudi 11 mai 2023

Argenteuil, grève inopinée à la SNCF lundi-mardi : c’est la direction de la SNCF qui pose des problèmes à tous et nous met en danger

Les cheminots qui se battent pour leurs conditions de travail luttent aussi pour nous

Ce mardi matin, après le week-end prolongé, les trains ont totalement disparu pour se rendre à Paris-Saint-Lazare. Je me suis retrouvé en carafe à la gare d’Argenteuil comme des milliers et des milliers d’autres travailleurs. On nous disait bien que le service était interrompu, ce que nous constations de visu, mais rien sur les raisons de cette absence de trains. Hier matin, il manquait encore un certain nombre de ces derniers.

         Après enquête, il s’agissait bien d’une grève de conducteurs exprimant leur ras-le-bol sur la dégradation de leurs conditions de travail. Un ras-le-bol et des protestations pas nouvelles, sans que cela émeuve la direction de la SNCF au point qu’elle trouve une solution au problème. Trop c’est trop, les conducteurs ont débrayé avec les conséquences vécues par tous.

         Le mieux est de lire le communiqué du syndicat Sud de Paris-Saint Lazare pour juger de l’affaire. DM


 

 

Dette publique : la finance saigne le monde

Pas de limites du « quoi qu’il en coûte » au bénéfice des capitalistes

 


 

Avec 66 000 milliards de dollars, la dette publique mondiale a augmenté de 8 % en 2022 et doublé depuis onze ans. Cette augmentation spectaculaire résulte de la politique du « quoi qu'il en coûte », qui camoufle mal les aides et subventions multiples aux capitalistes, et de la flambée des budgets militaires.

         Les dettes publiques offrent une rente perpétuelle à la finance qui pompe ainsi, sans investissement et sans risque, les richesses créées par les travailleurs. Elles ne profitent jamais aux classes populaires, à qui les gouvernements imposent de se sacrifier pour les rembourser.

         Cette dette perpétuelle est une impasse, qui trouvera sa solution dans l'expropriation révolutionnaire des financiers sans indemnité ni rachat.

Mayotte, Comores : les États contre les classes populaires

 

Jeux politiques sordides

 

 

Macron a reçu discrètement à Paris le président comorien, Azali Assoumani. Les deux délégations ont publié un communiqué affirmant leur « volonté de lutter contre les trafics et contre les passeurs », en réalité contre la partie la plus pauvre de la population de Mayotte. L'opération Wuambushu peut donc continuer.

         Le président comorien n'a rien contre les expulsions. Il est juste gêné par le caractère spectaculaire et démonstratif qu'ont voulu leur donner Macron et Darmanin. Ce qui le met en porte-à-faux face à la population comorienne, un an avant une élection présidentielle.

         Ce n'est pas du côté des autorités comoriennes que les Mahorais pauvres et les Comoriens sans papiers, dont les habitations sont menacées de destruction, peuvent espérer protection contre les exactions de l'État français.