Un désintérêt manifeste en guise de punition ?
Le 1er adjoint
d’Argenteuil est revenu dernièrement sur le passé pour mettre en relation les
difficultés actuelles du quartier Joliot-Curie et l’abandon cinglant du projet
ANRU pour la municipalité 2001-2008 à laquelle il appartenait.
Ce
projet initié vers 2005 consistait à démolir la cité Joliot-Péri pour la
remplacer par des constructions pour une partie en logements HLM et pour une
autre en accession à la propriété.
Sauf
que les habitants mirent longtemps à comprendre cela, le secret de Georges
Mothron-Xavier Péricat et compagnie demeurant bien gardé sur leurs intentions,
en particulier pour les locataires eux-mêmes.
Le
Comité de Défense exprima le refus de ce « secret » pour un projet
qui concernait les locataires des 1041 de cet ensemble. Il se mit en place sur
ce refus. Si la municipalité d’alors avait joué cartes sur table, elle aurait
pu peut-être l’emporter. Ce ne fut pas le cas, les locataires finissant par
être scandalisés par ce jeu de dupe.
Le
Comité de Défense consulta alors avec ses petits moyens ces locataires. Dans
cette cité où les anciens étaient très nombreux, leur refus fut sans appel. Le
Comité de Défense réussi à faire signer 87% des 1041 locataires qui refusaient
ainsi la démolition.
Les
élections de mars 2008 qui suivirent confirmèrent le désaveu à l’encontre de la
municipalité sortante. Ce fut à Joliot-Curie que l’équipe Georges Mothron-Xavier
Péricat perdit les élections.
Année
après année, cette cité comme les autres subit la montée des difficultés de la
société, et en particulier une paupérisation que les lois Boutin et autres
avait engagée. Quant à la municipalité et AB-Habitat, le bailleur, où la
municipalité a tout de même une part de responsabilité, ils ne consacrent pas à
cet espace extrêmement périphérique les moyens et les préoccupations qui
pourraient aider à réduire les difficultés des habitants et de la jeunesse. Il
reste alors à M. Péricat qu’à réécrire l’histoire. DM