samedi 2 juillet 2022

Argenteuil, Fiminco-Caisse des dépôts et consignations : tiens-tiens…

Quand l’amitié est un bien sacré

 

 

Le site d’information Blast vient de revenir sur l’affaire immobilière de Romainville où le promoteur Fiminco a réalisé une plus-value exceptionnelle. Chaque Argenteuillais préoccupé de l’avenir de l’espace Jean Vilar lira avec un grand intérêt l’article de Blast avec le lien suivant :

http://www.blast-info.fr/articles/2022/affaire-fiminco-bruno-le-maire-ne-repond-plus-HjouA8TOQ6awlOe5HJ7s1Q

         Nous en extrayons l’extrait suivant, très révélateur pour suivre les liens particuliers unissant cette Caisse publique à des membres passés ou actuels du promoteur privé. La Caisse a joué un rôle central dans la remise à Fiminco du bien juteux de Romainville :

« L’affaire est d’autant plus troublante que les relations entre la CDC et ce promoteur sont étroites : plusieurs dirigeants de Fiminco sont des anciens de la Caisse, embauchés par leur employeur actuel au moment où l’opération Biocitech se réalisait en secret. Les mêmes s’apprêtent aujourd’hui à sabrer le champagne pour célébrer ce coup magistral qui concerne un site stratégique qui était géré par leur ancien employeur - et dont ils se sont pour certains d’entre eux occupés à l’époque où ils défendaient les intérêts de la banque publique...

Au lendemain de nos premières révélations, nous avions également pointé la façon dont le promoteur avait en plein week-end tenté de faire disparaître les traces de ces liens personnels sur Internet, pour un de ces transfuges dont nous venions de souligner la trajectoire. Il faut désormais ajouter au moins un autre nom à la liste de ces dirigeant adeptes des passerelles entre le promoteur préféré des ex de la CDC et la Caisse : depuis 2021, Maxime Avignon travaille pour Icade. Avant de rejoindre la filiale immobilière de la CDC, il était directeur des programmes de Fiminco. Contacté pour commenter cette nouvelle découverte, la direction d’Icade l’affirme contre toute évidence : il n'existe pas de lien avec Fiminco. »

                           DM

 

Revenus, pouvoir d’achat, salaires, les travailleurs de la ville de Tours se font respecter

 

Après ceux de la métropole

 

Les grévistes dans la cour de la mairie

À la mairie de Tours où travaillent 2200 agents, titulaires ou contractuels, les salariés se battaient pour le maintien de leurs jours d’ancienneté et pour une augmentation de salaire. Alors qu’en mars déjà, une pétition formulant ces revendications avait réuni 1400 signatures, la mairie faisait le mort.

À la mi-mai, les travailleurs de la métropole de Tours ayant arraché 120 euros nets mensuels, les travailleurs de la ville de Tours se sont sentis renforcés dans leur détermination.

Pendant un mois et demi, 200 à 300 travailleurs se sont retrouvés en assemblée générale, une à deux fois par semaine, en grève ou en heures d’information syndicales. Ces rassemblements se prolongeaient par des manifestations dynamiques dans le centre-ville, ou bien carrément envahissaient l’hôtel de ville. Les tentatives des élus venus à leur rencontre pour expliquer que vraiment c’était impossible d’augmenter les salaires, étaient reçues comme il convient. La municipalité a des problèmes pour boucler son budget, peut-être, mais les salariés aussi.

La municipalité (EELV, LFI, PS et PC) a fini par lâcher 120 euros nets mensuels, incluant l’augmentation du point d’indice, une prime de 300 euros versée en juillet, et 100 euros nets par jour d’ancienneté supprimés, cela chaque année à venir. Et deux jours de pénibilité sont octroyés pour 1400 agents de la ville.

Ce mouvement laissera des traces dans les têtes. Face à une municipalité qui fait la sourde oreille aux problèmes des travailleurs, ceux-ci peuvent se faire entendre et respecter. C’est une expérience qui comptera pour l’avenir.

Argenteuil, Manet est mécontent et ne compte plus venir déjeuner dans le parc de la mairie

Laissez les pelouses aux habitants monsieur le maire !

 


On doute qu’Édouard Manet qui fréquentait Argenteuil y revienne un jour. L’auteur du « Déjeuner sur l’herbe » est mécontent. La pelouse du parc de la mairie où il aimait s’étendre devant la salle des mariages est dorénavant clos. La mesure vient s’ajouter à l’exclusion des enfants de ce parc avec la disparition des jeux et animations qui s’y tinrent naguère.

 

         C’est vrai, il est beau ce parc. Les édiles peuvent l’admirer et ne sont plus gênés par rien. Ils peuvent ronronner tranquille. Apparemment, ils souhaitent le garder pour eux tout seuls.

         En revanche, voilà un peu plus d’exclusion en place et de liberté en moins. C’est certes un petit fait face à d’autres bien plus forts. Certes. Mais je partage l’émotion de Manet qui aimait tant gambader et déjeuner sur l’herbe et les personnes endimanchées y venir prendre la pose une fois les cérémonies achevées. DM