samedi 25 juin 2022

L’union « nationale », c’est toujours une union au service du capital

Notre politique toujours, celle de l’indépendance de classe du monde du travail

 

Thorez, 1947 : la grève, « l’arme des trusts »

Le 21 juin, sortant du rendez-vous proposé par Emmanuel Macron, Fabien Roussel, dirigeant du PCF, a déclaré : «On a déjà participé à un gouvernement d’union nationale en 1945 avec le général de Gaulle. Ce n’est pas quelque chose qui nous choque ».

         Effectivement le PCF a participé à l’union derrière le très droitier de Gaulle. Ce qui a servi à faire reposer la reconstruction sur les épaules de la classe ouvrière que la CGT se chargeait de bâillonner et d’empêcher de revendiquer. Ce gouvernement a aussi réprimé sauvagement les révoltes dans les colonies et recyclé de nombreux hauts fonctionnaires collaborateurs de l’époque vichyste.

         Les dirigeants actuels de ce parti faussement « communiste » ne sont certainement pas choqués de la perspective de porter de nouveaux coups aux travailleurs en échange de portefeuilles ministériels.

 

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Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui samedi 25 juin, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h.30 à midi, devant Auchan au Val-sud ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 26 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre,

-lundi 27 juin, de 11 h.30 à midi, devant la boulangerie cité Champagne ;

-de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 21 juin, de 18 h.30 à 19 h. devant Monoprix.

 

Condition ouvrière, lutte des travailleurs, un mouvement qui éclaire à Bezons

Finisseurs Parisiens – Bezons : une semaine de grève

22 Juin 2022

La majorité des travailleurs de l’entreprise de maçonnerie Les Finisseurs Parisiens, comptant une dizaine de salariés, se sont mis en grève le mardi 14 juin, mettant à l’arrêt un chantier d’une quinzaine de logements à Bezons, dans le Val-d’Oise.

 


Les travailleurs n’en sont pas à leur première mobilisation car, à plusieurs reprises, ils ont été obligés de faire grève pour obtenir le versement de leur salaire. Cette fois, ils ne se sont pas limités à une journée de grève mais ils ont paralysé le chantier toute une semaine. Ils exigeaient aussi le versement des cotisations patronales à la caisse de congés du BTP et à la mutuelle pour certains salariés, ainsi que le versement d’arriérés, des primes de panier et de transport, et le respect de la sécurité.

Grâce à leur mobilisation, les maçons ont réussi à faire parler d’eux dans la presse locale et à la télévision, publicité que leur patron n’a pas appréciée. Ils ont aussi déployé des banderoles et des pancartes pour affirmer leurs revendications, ce qui a rendu fou de rage le client ordonnateur du chantier, qui communique largement sur la haute qualité environnementale de ces futurs logements, qui accueilleront même des perchoirs à oiseaux, mais dont la construction n’a pas épargné les travailleurs.

Parmi les pancartes, celle qui rendait hommage à Abderrahim, un ouvrier sans papiers décédé il y a quelque mois sur un autre chantier, était particulièrement remarquée par les visiteurs et les passants. C’est cet accident qui a décidé les ouvriers des Finisseurs à ne plus accepter de se laisser faire et de travailler dans de si mauvaises conditions. Car, même si le patron prétend le contraire, il ne fait aucun doute que les mauvaises conditions de travail et les pressions pour aller vite sont responsables de cet accident, comme de plusieurs autres.

Pour essayer de redorer son image auprès de l’inspection du travail, l’employeur a organisé des élections pour un comité économique et social, qu’il a ensuite essayé d’annuler quand il a vu que des travailleurs le prenaient au mot en se présentant avec l’appui de l’union locale CGT. Après avoir déjoué plusieurs manœuvres, les travailleurs ont réussi à faire élire deux délégués, qui ont contribué à l’organisation des mobilisations.

Après une semaine de grève, l’employeur a finalement versé les salaires et fourni des preuves qu’il commençait à régler ce qu’il devait. Lundi 20 juin, les ouvriers ont décidé la reprise mais ils savent bien que les promesses de ce patron ne valent pas grand-chose. Ils savent aussi qu’il a le projet de mettre la clef sous la porte tout en ayant ouvert par ailleurs d’autres entreprises. La grève marque une pause mais le bras de fer est loin d’être fini.

                                                 Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2812)

Accidents du travail, une réalité inacceptable. Ce que l’on peut voir à Argenteuil comme ailleurs

On ne peut pas perdre la vie à la gagner

Photo d’un chantier bien policé… Mais ailleurs ?

C’est effrayant. Lorsque nous circulons dans Argenteuil, chacun peut observer que des règles élémentaires de sécurité ne sont pas respectées sur de nombreux chantiers. Et la première d’entre elle, le port du casque, pourtant totalement nécessaire. Parmi les très nombreux chantiers de la ville, ils sont nombreux les travailleurs sans casque. Et nous n’entrerons pas dans d’autres aspects qui sont au vu de chacun.

         Des accidents du travail, il y en a beaucoup chaque jour. Certains sont mortels. Il y en a plus d’un demi-millier de ces derniers chaque année.

         La construction et le BTP sont particulièrement concernés dans cette catastrophe sociale. La sous-traitance étant la loi dans ces secteurs, plus on va vers la sous-traitance de sous-traitance pour des économies de coûts, plus le manque d’application des consignes de sécurité se développe.

         Bien évidemment, les travailleurs ne peuvent pas prendre le risque de perdre la vie à la gagner. Mais les responsables de la chaîne de ces entreprises sont les premiers responsables de cette insécurité lorsque les accidents arrivent. DM