mercredi 22 juin 2022

Salaires : ce n’est pas au Palais-Bourbon que l’on obtiendra satisfaction

 

Aéroport Saint-Exupéry Lyon, vol des salaires, pas de vols dans les airs

 

Suite à la grève bien suivie de la semaine dernière et à un appel intersyndical, une majorité des salariés de l'ensemble des services d'Avia Partner se sont mis en grève ce samedi 18 juin pour réclamer, des augmentations de salaires, l'augmentation du panier repas et une prime de transport.

         "Quand on voit tout le fric qu'ils font sur notre dos, ils peuvent bien nous augmenter" affirme l'un de ceux qui se sont rassemblés ce samedi matin sur l'aéroport à plusieurs dizaines pour exprimer leur colère. Si la direction ne leur donne pas satisfaction, les grévistes ont discuté de remettre ça la semaine prochaine, voire de chercher à étendre le mouvement aux autres entreprises de l'aéroport.
A suivre !

Argenteuil, fête de la musique, pour une véritable information, on repassera

 

Couacs !

 

C'est où ? C'est où ?

La fête de la musique, c’était hier. La municipalité organisait plusieurs évènements. Le hic est qu’il fallait simplement être au courant.

         Ils étaient pourtant annoncés dans le dernier numéro de Ma Ville, le mensuel municipal.

         Certes, j’ai récupéré ce mensuel ce matin dans une Maison de quartier. Mais paraissant dans la seconde partie du mois, il n’a pas été distribué partout dans les quartiers, en tout cas, à la date d’hier.

         Ce n’est pas la première fois que Ma ville annonce des évènements qui sont déjà passés lorsque les habitants les apprennent.

         À classer dans la rubrique : « Les amateurs de par chez nous ». À Argenteuil, un classeur déjà bien rempli. DM

Vacances : transports ferroviaires ou routiers, des déplacements à prix d’or

Le maire d’Argenteuil intitule son édito du dernier numéro de Ma ville « C’est beau une ville l’été ». Mais quand on ne peut pas partir en vacances parce que l’on n’en a pas les moyens, rester à Argenteuil garde toujours un goût amer, quoi qu’en dise l’édile.DM

Vacances : déplacements à prix d’or

15 Juin 2022

À l’approche des congés d’été, l’effet relaxant des vacances risque d’être diminué par le coût des déplacements pour se rendre au soleil, à la mer ou à la montagne.

Les dizaines de milliers de jeunes de 12 à 25 ans qui avaient bénéficié les deux derniers étés du pass jeunes TER ne verront pas cette opération conjointe de la SNCF et des régions reconduite cette année. Il ne sera donc plus possible pour eux de voyager en illimité à petite vitesse sur le réseau TER, mais surtout au prix raisonnable de 29 euros pour un mois.

Pour voyager en chemin de fer, les vacanciers devront se rabattre sur les prix élevés des trains grande vitesse. À moins de partir avant 6 heures du matin, un aller Paris-Marseille coûte au moins 100 euros un samedi de juillet ou août, sans carte de réduction. Aller vers la Méditerranée devient hors de prix.

La direction de la SNCF n’a pourtant pas hésité à déclarer que les billets pour les trains longue distance, comme les TGV ou le Ouigo, « coûtent de moins en moins cher ». Elle prétend que depuis le lancement de la nouvelle offre tarifaire, en juin 2021, « les prix ont baissé de 7 % ». En fait, c’est le panier moyen du voyageur qui a baissé, car les usagers des trains ont moins dépensé depuis un an. Certains ont dû se rabattre sur des destinations moins chères et moins lointaines, ou sur une offre tarifaire à bas prix, avec des trains ne desservant pas les centres-villes par exemple.

L’Insee, qui collecte quotidiennement les prix sur un échantillon de 250 trajets, a calculé qu’entre avril 2021 et avril 2022 l’indice de prix du transport ferroviaire de passagers a augmenté de 14,6 %, soit trois fois plus que l’inflation officielle. En conséquence, de plus en plus de familles populaires, dont les salaires stagnent, n’ont tout simplement pas les moyens de partir en vacances.

Car si le train est trop cher, la route ne l’est pas moins. Avec le diesel et l’essence actuellement en hausse continue à plus de 2,25 euros le litre sur les stations-service d’autoroutes, et avec des péages qui ont encore augmenté au 1er février, un aller-retour Paris-Marseille coûte plus de 250 euros en voiture.

L’été ne promet pas seulement d’être chaud, mais surtout d’être cher.

                                                          Lucien DÉTROIT (Lutte ouvrière n°2811)

mardi 21 juin 2022

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière du lundi 20 juin 2022

 Crise politique et sociale, ne restons pas spectateurs, défendons nos intérêts nous-mêmes !

20 juin 2022

Trois ministres et de fidèles lieutenants battus ; des dizaines de députés sortants renvoyés dans leurs cordes ; une entrée massive de La France insoumise et un bond en avant du Rassemblement national à l’Assemblée nationale… la séquence électorale se termine en cauchemar pour Macron.

Avec seulement 245 députés acquis à sa cause, Macron est pris en tenaille entre les députés de la Nupes et ceux du Rassemblement national. Si le parti des Républicains refuse de jouer les roues de secours, il n’aura pas de majorité pour gouverner et risque la paralysie, ce qui contraindrait Macron à dissoudre l’Assemblée infernale. 

Ce cuisant revers réjouira tous les travailleurs qui exècrent ce président si dévoué à la grande bourgeoisie et si méprisant vis-à-vis des classes populaires. Mais ce n’est qu’une maigre et vaine satisfaction car nos problèmes restent entiers. Et ils le resteront tant que les travailleurs se borneront à compter les points dans la compétition entre partis politiciens.

Le vote des classes populaires se répartit entre La France insoumise d’un côté et le Rassemblement national de l’autre, deux politiques qui, bien que différentes, ne représentent ni l’une ni l’autre nos intérêts fondamentaux. Les deux reflètent l’illusion que les solutions peuvent venir d’en haut.

À l’Assemblée, les oppositions se battront pour le titre d’opposants numéro 1 et leurs députés assureront le spectacle à la tribune et dans l’hémicycle. Mais une telle guérilla parlementaire n’a rien à voir avec la lutte que les travailleurs doivent mener au jour le jour contre le grand patronat.

Tout ce que feront les députés du RN, ce sera de diviser le monde ouvrier en flattant les préjugés racistes et en s’attaquant aux travailleurs immigrés. Quant à la coalition entre La France insoumise, le PS, EELV et le PCF, elle continuera de faire croire que l’essentiel se joue dans les institutions et que les prochaines élections seront les bonnes.

Tant que le tapage est cantonné à l’Assemblée nationale, tant qu’il s’agit de combinaisons politiciennes et institutionnelles, les intérêts de la grande bourgeoisie resteront bien gardés et, dans cette période où les crises succèdent aux crises, les sacrifices seront pour les travailleurs.

Pour l’heure, Macron et son clan sont en difficulté pour gouverner. Mais ils conservent une bonne longueur d’avance sur les travailleurs, car ils savent, eux, où ils veulent aller. En dignes serviteurs de la grande bourgeoisie, ils savent ce qu’ils ont à faire dans cette période de crise. Ils savent qu’ils doivent trouver le moyen de faire payer la crise aux classes populaires.

Il n’y a rien de tel du côté du monde du travail. Ce que celui-ci exprime politiquement, c’est d’abord et avant tout le rejet de Macron. Ce rejet a conduit beaucoup des nôtres à mêler leurs voix à des réactionnaires bien bourgeois, c’est-à-dire à renforcer nos pires ennemis. Autant dire que le rejet seul n’est pas un programme politique pour les exploités !

Les travailleurs sauront où ils veulent aller quand, loin des polémistes et des démagogues, ils se concentreront derrière deux ou trois revendications essentielles pour faire face aux maux que sont la précarité de l’emploi et la cherté de la vie.

Contre la hausse des prix qui ruine les classes populaires, une revendication est largement approuvée par de nombreux salariés : l’augmentation massive des salaires et leur indexation sur les prix. Elle est à inscrire en tête de notre programme.

Contre le chômage pour les uns et le surmenage pour les autres, il est nécessaire d’embaucher et de répartir le travail entre tous sans perte de salaire. Il ne faut pas travailler plus, il faut travailler moins pour travailler tous !

Contre la spéculation, le parasitisme, les profits record des multinationales capitalistes, il faut revendiquer le contrôle des travailleurs sur l’industrie, les banques et l’énergie.

Ces objectifs, communs à l’ensemble des femmes et des hommes des classes populaires peuvent fixer un cap et un programme d’action pour notre camp. Quand les travailleurs auront à cœur de les défendre, ils se regrouperont derrière leurs véritables intérêts de classe et retrouveront une boussole politique fiable.

Le gouvernement brandit son programme d’action pour réunir les politiciens responsables devant la bourgeoisie. À nous travailleurs, de formuler le nôtre et de rassembler ceux qui sont prêts à le défendre en agissant par eux-mêmes.

                                                                                 Nathalie Arthaud

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui mardi 21 juin, de 18 h.30 à 19 h. devant Monoprix ;

-demain mercredi, de 11 heures à 11h.30 au marché des Champioux ;

-jeudi 23 juin, de 11 h. à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie.

Assange : silence dans les rangs

Il n’y a pas de liberté de parole

 


 

La Grande-Bretagne a autorisé l’extradition vers les États-Unis de Julian Assange. Il risque 175 années de prison pour avoir mis au jour les crimes de l’armée américaine, en particulier en Irak et en Afghanistan.

         Pour les dirigeants de ces pays dits démocratiques, la liberté de parole s’arrête là où commencent les intérêts de l’impérialisme.