dimanche 19 juin 2022

Argenteuil, conseil économique d’Argenteuil, une disparition très discrète

Un aspect de l’opacité des bonnes affaires


Même le tricolore n’y a rien fait

Je me doutais bien de quelque chose. C’est pourquoi lorsqu’Alain Leikine, président du conseil économique d’Argenteuil, est passé à deux pas vendredi de notre permanence de rue du carrefour Babou, je lui ai demandé des nouvelles de ce conseil. La réponse confirmait mes doutes. Ce « conseil » mis en place en 2016 n’existe plus depuis des mois. Ah bon, première nouvelle donc !

         Feu son président m’a dit qu’il en avait parlé sur Facebook. On veut bien le croire, mais qui lit le F de M. Leikine ? En tout cas, à ce que nous sachions, l’information n’a pas été divulguée, au moins d’une façon certes minimaliste via les organes d’information de la municipalité, son site internet et le célèbre Ma Ville.

         Il serait tout de même intéressant de connaître les dessous de l’affaire.

         Car quand il s’agit d’« économie », c’est-à-dire de bonnes affaires en vue pour les promoteurs immobiliers (pour le logement ou les services), on entre dans le sérieux. Un sujet à creuser donc… DM

 

PS. Les objectifs annoncés naguère de ce Conseil : « Accompagner les entreprises d'Argenteuil dans leurs projets de développement et leur environnement territorial au quotidien - Favoriser le renouveau industriel en accompagnant la mutation des domaines d'excellences existantes et l'émergence de nouvelles (automobile, cosmétique...) - Mobiliser l'ensemble des partenaires institutionnels dans la définition des objectifs et la mise en œuvre d'actions coordonnées - Formuler une nouvelle orientation économique, une stratégie commune de développement qui tiendra compte du potentiel du territoire et de sa richesse industrielle, technologique et commerciale. - Développer une stratégie sur l'identité économique et l'image d'Argenteuil. - Diversifier l'offre d'accueil économique. »

         Bon, tout cela a fait flop ? Alors, tout cela, c’est passé où ?

 

Licenciements : Marine Harvest enfin condamné, en pensant aux travailleurs de PPG

 

En pensant aux travailleurs licenciés de PPG- Bezons

 

 


Huit ans après les faits, la Cour de Cassation a définitivement condamné le groupe Marine Harvest pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse de 111 travailleurs qui, en 2014, avaient contesté leur licenciement devant les tribunaux.

         En 2013, Marine Harvest avait décidé de fermer son site de production de saumon fumé de Poullaen (Finistère) qui comptait alors près de 300 travailleurs mais aussi celui de Chateaugiron (Ille-et-Vilaine) avec plus de cent ouvriers. Les travailleurs de Poullaen s’étaient alors mobilisés en faisant grève et en participant aux manifestations des Bonnets Rouges pour protester contre la fermeture de leur usine.

         Le propriétaire du groupe, le multimilliardaire d’origine norvégienne John Fredriksen - 87e fortune mondiale selon Forbes - avait pris la nationalité chypriote pour des raisons fiscales.

         Il a fallu tout ce temps pour que la justice comprenne que Fredriksen n’avait aucun souci économique… Le groupe devra s’acquitter de 2,8 millions d’euros d’indemnisation.

         Une goutte d’eau pour le milliardaire mais une réelle satisfaction pour les ouvriers.