samedi 5 mars 2022

Plan « résilience » : L’État aux petits soins avec les groupes capitalistes en anticipant les bobos à leurs profits

 

Un air de déjà vu

 

Avant même que l’impact économique de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie ne se matérialise, Macron et Castex volent déjà au secours des capitalistes français en leur promettant, via un plan d’accompagnement nommé « résilience », des aides si leur chiffre d’affaires devait souffrir du conflit en cours.

Les grands patrons crient avant même d’avoir mal et les gouvernants leur offrent sur un plateau une grosse enveloppe d’argent public. On a déjà assisté à cette scène mille fois. Les capitalistes sont arrivés à un tel degré de décadence que la béquille étatique leur est indispensable.

Nathalie ARTHAUD : “ Ma première mesure ? L’abolition du secret des affaires ”

 Nathalie ARTHAUD : “ Ma première mesure ? L’abolition du secret des affaires ”

02 Mars 2022

Entre le 22 et le 27 février, Nathalie Arthaud a tenu trois meetings, à Bourges, au Mans et à Nice. Elle est aussi intervenue dans une réunion de travailleurs de la RATP et de la SNCF à Paris, ainsi qu’au banquet Lutte ouvrière de Maisons-Alfort.


Au cours de ses interviews dans les médias, comme dans les débats organisés lors des meetings, il arrive fréquemment que l’on demande à Nathalie quelle serait sa première mesure si elle était présidente. Sa réponse – l’abolition du secret des affaires – met en lumière le sens de sa campagne. Bien sûr, répond-elle, elle ne pourrait être élue que dans un contexte de combattivité retrouvée du monde du travail, de luttes multipliées, d’une mobilisation importante. Aussitôt une telle mesure prise, il faudrait donc que les travailleurs en lutte s’en emparent et imposent eux-mêmes la transparence, sur place, dans les entreprises et dans les banques, en s’appuyant sur les travailleurs qui s’occupent de la comptabilité. Il faudrait mettre en lumière les bénéfices réalisés par les entreprises, les marges, l’utilisation faite de l’argent, les relations avec les fournisseurs et les donneurs d’ordres, les montants des salaires. Rendre publiques toutes ces informations ne serait plus passible de harcèlement, de renvoi ou de procès. À la différence de la situation actuelle, cela aurait force de loi !

Un ancien routier a fait remarquer qu’on devrait aussi faire un audit du gouvernement, « comme il en existe dans les entreprises ». En effet, mais cet audit devrait être effectué par les travailleurs et selon leurs propres critères. On verrait alors qu’il y a assez d’argent dans la société pour satisfaire les besoins du monde du travail, avant les intérêts des actionnaires. On verrait que c’est une question de choix, et les travailleurs pourraient imposer les leurs propres.

Il arrive par exemple que l’on s’étonne auprès de Nathalie de la revendication de 2 000 euros minimum pour les salaires et les pensions, tant les revenus des travailleurs sont bas aujourd’hui. Mais, dans une de ces réunions, un travailleur a estimé que 2 000 euros ne suffiraient même pas, dans sa situation, pour vivre correctement ! Eh bien, si l’on dévoilait les comptes, les chiffres d’affaires des entreprises et même, pourquoi pas, la fortune des actionnaires, les travailleurs eux-mêmes fixeraient le montant des salaires qu’ils peuvent et doivent verser à chacun en fonction de ses besoins. Contre le chômage, ils pourraient répartir le travail existant entre tous, embaucher et aussi établir des listes d’emplois nouveaux à créer immédiatement dans chaque secteur.

L’entrée des troupes russes en Ukraine suscite bien sûr beaucoup d’émotion et de questions. Nathalie a pu répondre en condamnant l’action de Poutine, qui ne se soucie ni des travailleurs ukrainiens, ni même des travailleurs russes, mais joue un bras de fer avec les pays de l’OTAN. Mais, a-t-elle ajouté, il faut d’abord « balayer devant sa porte », c’est-à-dire dénoncer ici en France, contrairement à ce que font les autres candidats de tous bords, les visées impérialistes des États-Unis et de l’Union européenne. Par leur pression économique et militaire, ils partagent la responsabilité d’un conflit qui dure depuis huit ans et vient de franchir une nouvelle étape.

Notre perspective est que les travailleurs du monde entier renversent le pouvoir des capitalistes et prennent collectivement les rênes de la société. On a demandé à Nathalie si elle pensait qu’il fallait bloquer les comptes des oligarques russes. Elle a remarqué que, puisque cela s’avère possible, les travailleurs pourraient à bon droit bloquer, outre les comptes des oligarques, ceux de tous les capitalistes d’ici qui, lorsqu’il s’agit d’ouvrir les cordons de leur bourse, menacent toujours de partir avec leurs capitaux !

Argenteuil, Journée du 8 mars, un rédacteur qui aurait besoin d’une remise à niveau

 

Une initiative ancienne du mouvement ouvrier révolutionnaire

Clara Zetkin

À propos du « mois de la femme » dont nous avons déjà parlé, le site de la Ville écrit : « Le 8 mars est depuis plusieurs années la Journée internationale pour les droits des femmes : une formidable occasion de mettre en avant la nécessaire réduction des inégalités entre les femmes et les hommes ». Si nous n’avons bien sûr rien à redire avec la seconde partie de la phrase, il n’en va pas de même avec la première où le rédacteur fait preuve d’une inculture grave pour le moins. Toujours généreux quand il s’agit de connaissances, nous lui proposons de lire l’article ci-dessous de la parution de cette semaine de notre hebdomadaire Lutte ouvrière qui porte sur cette journée du 8 mars qui a tout de même plus… d’un siècle et qui n’a pas attendu ces dernières années, même lorsqu’il s’agit de celle mise en place par l’ONU. DM

Journée du 8 mars : une initiative du mouvement ouvrier révolutionnaire

02 Mars 2022

En 1977, les Nations unies, sous la pression des mobilisations de femmes dans le monde, ont fait du 8 mars la Journée internationale des droits des femmes, une manifestation empruntée au mouvement ouvrier révolutionnaire, pionnier dans la lutte pour l’émancipation des travailleurs et des femmes.


L’Internationale ouvrière, créée en 1889, fut en effet la première organisation politique à mettre en avant le principe « à travail égal, salaire égal ». Dirigeants et militants de cette Internationale n’aspiraient pas à gérer les affaires de la bourgeoisie mais à renverser le capitalisme et à le remplacer par une société socialiste égalitaire, sans exploitation ni frontières.

Friedrich Engels poussa une militante allemande, Clara Zetkin, à intervenir au congrès de 1889 pour y défendre les droits des femmes contre les préjugés de certains militants, partisans du maintien de la femme au foyer. Les premières militantes socialistes ne devaient pas manquer de courage pour s’adresser à des assemblées composées presque exclusivement d’hommes, parfois narquois ou hostiles.

En Allemagne, entre 1882 et 1907, le nombre des ouvrières avait triplé, passant de 500 000 à 1,5 million. Le Parti socialiste allemand (SPD) organisait de plus en plus de femmes : 62 000 en 1908. Au même moment, les syndicats ouvriers liés au SPD comptaient 135 000 femmes.

Aussi, en 1907, les militantes de la Deuxième Internationale appelèrent à une conférence internationale des femmes, où cinquante d’entre elles représentèrent quinze pays. Dans la défense des droits des travailleuses, elles marquaient les limites des féministes bourgeoises, qui ne revendiquaient que le droit de vote, parfois même seulement pour les femmes riches. Les militantes socialistes réclamaient le suffrage universel, tout en soulignant qu’il ne mettrait pas fin à l’exploitation des travailleuses et des travailleurs. Pour abattre le capitalisme, femmes et hommes devaient s’organiser économiquement dans les syndicats et politiquement dans les partis socialistes.

En 1910, une seconde conférence des femmes socialistes lança l’idée d’une journée internationale pour les droits des femmes, comparable au 1er mai ouvrier. La première de ces journées eut lieu en mars 1911. Un million de femmes y participèrent dans plusieurs pays d’Europe. Le 8 mars 1914, les ouvrières allemandes manifestaient pour le droit de vote, qui fut obtenu en 1918. Le 8 mars 1917, en Russie, la Journée des femmes marqua le début de la révolution. Ensuite, le mouvement communiste né de cette révolution prolétarienne fit du 8 mars la Journée des droits des femmes, officialisée en Russie soviétique en 1921 par un décret de Lénine.

C’est bien le mouvement ouvrier révolutionnaire qui a donné naissance à la Journée internationale des droits des femmes car, comme le disait le socialiste August Bebel dans son livre La femme et le socialisme : « Il ne peut y avoir d’émancipation humaine sans indépendance sociale et égalité des sexes ». C’est toujours vrai et c’est une raison, toujours actuelle, de manifester ce jour-là.

                                                   Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2796)

vendredi 4 mars 2022

Nathalie Artaud, la fougue de notre candidate hier sur LCI face à une journaliste qui défendait sans fard l’union nationale…

Ukrainiens, Russes, des peuples unis par la révolution, séparés par la réaction. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Des peuples unis par la révolution, séparés par la réaction

02 Mars 2022

Pendant 70 ans, Russes et Ukrainiens ont vécu dans le même ensemble politique et économique, l’Union des républiques socialistes soviétiques. Fondée officiellement en 1922 par les bolcheviks, l’URSS a été dissoute fin 1991 par les chefs d’une bureaucratie qui en avait pris la tête des décennies plus tôt.

La fondation de l’Union soviétique, un État sans référence nationale ou géographique et dans lequel une centaine de nationalités coexistaient sans qu’aucune n’ait de droits supérieurs à une autre, a fourni la preuve vivante que des peuples, que l’on avait dressés artificiellement les uns contre les autres, pouvaient choisir de vivre sur un pied d’égalité, dans un ensemble fraternel.

L’URSS était née de la révolution sociale d’Octobre 1917, qui a entraîné et éveillé des millions d’opprimés de l’ancien Empire tsariste avant d’ébranler le monde entier.

Dès les premiers jours de cette révolution, les ouvriers et les paysans au pouvoir ont dû affronter la coalition des anciennes classes privilégiées et possédantes, soutenues et armées par les puissances impérialistes. L’Ukraine fut l’arène principale de cette guerre civile de la réaction contre le pouvoir des soviets, celui des classes opprimées. Des combats y opposèrent l’Armée rouge aux corps expéditionnaires des grandes puissances de l’époque, aux troupes conduites par des officiers blancs, des nationalistes ou des partisans.

En quatre ans, l’Ukraine changea dix fois de gouvernement. Pour l’emporter, les bolcheviks surent unir tous les opprimés, quelles que soient leur langue, leur origine nationale, leurs croyances. Cela ne se fit pas sans de terribles difficultés, mais les bolcheviks s’appuyèrent avant tout sur la conscience de classe des prolétaires. Car les prolétaires russes, ukrainiens et autres savaient alors que la division fondamentale de la société n’est pas entre les nationalités mais entre des classes aux intérêts irréductibles.

C’est sur cette base que le pouvoir soviétique abordait cette question avec une ligne de conduite résumée par Lénine en 1920 : « Nous voulons une alliance librement consentie, une alliance qui ne tolère aucune violence d’une nation sur une autre. »

Ce n’était pas des mots creux. On ouvrit des écoles, on forma des enseignants, on édita des livres et des journaux dans toutes les langues nationales du pays. La création de l’URSS formalisa cette alliance des peuples en rassemblant les républiques soviétiques de Russie, d’Ukraine, de Biélorussie, celles du Caucase et un peu plus tard celles d’Asie centrale. Un siècle plus tard, dans son discours du 21 février dernier, Poutine a encore accusé Lénine d’avoir créé cette libre fédération et non pas un État centralisé dominé par les Russes, comme l’était l’Empire tsariste et comme il l’est redevenu sous Staline.

Du fait de son isolement et de sa pauvreté, l’URSS devint, sous la férule de Staline, une dictature au service des bureaucrates qui accaparaient postes et privilèges. Sur le terrain des nationalités, la politique de Staline fut brutale. Pour lui comme pour les dirigeants occidentaux, les peuples n’étaient que des monnaies d’échange entre puissances. Ainsi en 1945, lors des accords de Yalta, les États-Unis, la Grande-Bretagne et le pouvoir stalinien se livrèrent à un nouveau charcutage de l’Europe de l’Est, avec d’énormes transferts de populations. On adjoignit ainsi à l’Ukraine soviétique des régions jusqu’alors polonaises ou tchécoslovaques.

Malgré la dictature de Staline et de ses successeurs, les peuples de l’Union soviétique vécurent ensemble jusqu’en 1991. Ce n’est pas eux qui voulurent alors se séparer, mais les chefs de la bureaucratie de Moscou, de Minsk et de Kiev, qui exacerbaient et parfois suscitaient des sentiments nationalistes. Leur but était de proclamer l’indépendance de « leur » république pour en faire leur fief. Des frontières ont alors rompu des liens indispensables à la vie économique et ont séparé des familles. La population a subi un terrible effondrement économique avec le pillage de l’économie par différentes cliques, s’affichant alternativement voire simultanément pro-russes ou pro-occidentales.

L’Ukraine est redevenue l’arène sanglante de la rivalité entre les dirigeants impérialistes et ceux de la Russie. La voie pour en sortir, en Ukraine comme ailleurs, reste celle que défendirent avec acharnement Lénine et les bolcheviks il y a un siècle. Elle ne peut être que celle de l’internationalisme et de la lutte contre le chauvinisme, celle de l’alliance fraternelle des peuples que rien n’oppose, bien au contraire. Les travailleurs ont les mêmes intérêts à défendre en commun, face aux mêmes ennemis qui sont leurs exploiteurs, à commencer par ceux de leur propre pays.

Aujourd’hui comme hier, il faut répéter : Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! Non à la guerre entre travailleurs, oui à la guerre contre leurs oppresseurs !

                                                Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2796)

 

Dimanche 3 avril

Meeting national de Nathalie Arthaud

à 15h00

ZÉNITH PARIS – LA VILLETTE

Accès piétons : Porte de Pantin

Parking : Porte de la Villette

ZÉNITH PARIS – LA VILLETTE

Il faut s’inscrire auprès de Thierry Pellet pour le car.

 

Les prochaines permanences

-aujourd’hui vendredi 4 mars, de 15 h.40 à 16 h.40 marché du Val-Nord ;

Et de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou ;

-samedi 5 mars, de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h. à midi dans le centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-Dimanche 6 mars, de 10 h. à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre,

 Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse.

-lundi 7 mars, de 18 à 19 h, centre commercial, Les Raguenets, Saint-Gratien ;

-mercredi 9 mars, de 11 h. à 11 h.45 au marché des Champioux.

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Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2795 et Lutte de classe (2,5 euros) n°223 (au « Presse papier » seulement), lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org et

 https://www.nathalie-arthaud.info/

 

Les prochaines permanences

-aujourd’hui mercredi 2 mars, de 10 h.45 à 11 h.30 au marché des Champioux.

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La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

On nous informe

Mardi 8 mars à 18 h.30 au Presse papier Entretien avec l’historienne Sylvie Thénault pour son nouveau livre « Les Ratonnades D'Alger, 1956. Une Histoire de racisme colonial » qui vient de paraître aux Éditions du Seuil 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM.