Le
camp des travailleurs face à celui de la bourgeoisie
21 février 2022
Avec mes camarades de
Lutte ouvrière, nous avons recueilli plus de 500 parrainages. Je serai donc
bien candidate à la présidentielle.
À chaque présidentielle, réunir
ces parrainages est un défi. Ce système a été inventé pour écarter les
candidats qui ne sont pas sélectionnés par les partis habitués à gérer les
affaires de la bourgeoisie. Il a été conçu quand la droite et la gauche
alternaient au pouvoir. Mais ces partis, LR, le PS et leurs alliés, ont fini
par se discréditer. Cette usure a fait émerger, comme Macron en 2017, des politiciens
tout aussi respectueux du système, propulsés par les médias de Bolloré ou de
Bouygues, financés par la grande bourgeoisie, mais qui ne disposent pas d'un
réseau d'élus suffisant pour les parrainer.
Que des « petits
candidats » comme moi aient réussi à rassembler leurs parrainages bien
avant Zemmour, Le Pen ou Mélenchon indigne les chroniqueurs des plateaux télés.
Ils se verraient bien choisir eux-mêmes les candidats ! Quant au
macroniste Bayrou, il rêve de réserver le droit de se présenter à ceux qui
dépassent 10 % dans les sondages !
Nous avons réussi à passer cet
obstacle grâce à l'attachement à la démocratie et au pluralisme politique des
maires de petites communes. Employés, ouvriers, techniciens, petits
agriculteurs, enseignants ou retraités, ces maires appartiennent au monde du
travail. Ils connaissent les problèmes de fins de mois difficiles, de chômage
et de précarité. Sans partager forcément mes idées, ils trouvent légitime que
nous puissions aborder dans cette campagne les sujets vitaux pour les
travailleurs. Pour obtenir leur parrainage, encore fallait-il se donner les
moyens d'aller les rencontrer !
Je suis candidate pour ne pas
laisser le terrain aux politiciens bourgeois. Je suis candidate pour permettre
aux travailleurs de prendre la parole et de formuler leurs exigences. Je
m'adresse à tous ceux qui ne croient plus au cirque électoral, aux promesses
sans cesse trahies mais qui refusent de se taire et de se résigner. Je
m'adresse à ceux qui sont révoltés par les inégalités de plus en plus criantes
et ne supportent plus d'entendre « il y a toujours eu des riches et des
pauvres » ou « ça ne changera jamais ». Je m'adresse
à ceux qui refusent de se laisser diviser selon leur origine, leur statut ou
leur religion et qui sont conscients qu'ils forment une seule et même classe,
celle des travailleurs, en première ligne pour faire fonctionner la société.
Ma candidature a pour but de
rassembler autour d’une politique les travailleurs conscients que leur sort dépend
uniquement de leur capacité à se défendre contre le grand patronat. Il n'existe
aucun « bon président » pour les travailleurs. Quand les urnes seront
rangées, quel que soit le vainqueur, nous serons toujours confrontés à
l'exploitation, aux bas salaires, à la précarité, aux cadences infernales. La
guerre sociale ne s’arrêtera pas au lendemain de la présidentielle.
Ma
candidature est un appel au combat : il n’y aura pas d’avancée significative
pour le monde du travail et pour la société dans son ensemble sans s’attaquer
aux financiers, au grand patronat, à la bourgeoisie… C’est une question de
rapport de force, de grèves, d’affrontements sociaux.
Un peu partout dans le pays, chez
BioMérieux, Dassault, Safran, Hutchinson, Lustucru, à la RATP et ailleurs, des
travailleurs se mettent en lutte pour des augmentations de salaires. Ils ont
mille fois raison. Pour arracher au patronat un salaire minimum de 2 000
euros, indispensable face à la flambée des prix, il faudra que ces grèves se
généralisent et deviennent explosives. En votant pour ma candidature, les
travailleurs affirmeront qu'ils sont déterminés à entrer en lutte pour imposer
leurs droits.
C'est leur travail, leurs muscles
et leurs cerveaux, qui produisent les centaines de milliards d'euros dont se
gavent les actionnaires et qui manquent cruellement dans les hôpitaux, les
Ehpad ou les écoles. Voter pour ma candidature, c'est affirmer que les intérêts
des travailleurs doivent passer avant ceux de la classe capitaliste. C'est
affirmer qu'ils sont les plus légitimes à diriger la société car ils la font
déjà fonctionner.
Le capitalisme s'enfonce dans la
crise. Il engendre l'inflation, le chômage, les menaces climatiques mais aussi
la guerre qui ravage déjà des pays entiers et se rapproche de nous. Voter pour
ma candidature, c'est affirmer qu'on ne se résigne pas à un ordre social aussi
injuste et menaçant et qu'il faut se préparer à le renverser »!
Nathalie Arthaud
Dimanche
3 avril
Meeting
national de Nathalie Arthaud
à 15h00
ZÉNITH
PARIS – LA VILLETTE
Accès
piétons : Porte de Pantin
Parking :
Porte de la Villette
Achetez
notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2794, et Lutte de classe
(2,5 euros) n°222 (au « Presse papier » seulement), lors des
permanences et :
Chez les marchands de la presse :
-au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;
-librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.
Les
prochaines permanences
-mercredi
23 février, de 11 h. à 11 h.45 au marché des Champioux.
Nathalie Arthaud dans les médias :
Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org et
https://www.nathalie-arthaud.info/
La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29
mai 2022
Les habitués de
la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire
lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare
de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est
pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser
pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche
29 mai 2022. Des dates à retenir !
Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages
voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première
page sur « articles plus anciens). DM.
sur « articles plus anciens). DM.
Rendez-vous culturels à Argenteuil
Mardi 8 mars à 18 h.30
Au Presse papier Entretien avec l’historienne
Sylvie Thénault pour son nouveau livre « Les Ratonnades D'Alger, 1956. Une Histoire De Racisme » à
paraître aux éditions du Seuil