samedi 29 janvier 2022

Argenteuil, pour les anciens habitants et les nouveaux, pour les plus modestes comme pour les plus aisés, la restauration de L’île et du complexe Jean Vilar s’impose pour les intérêts de tous

 

Loin de la « Levalloiïsation, que vive Argenteuil

 

 

Il suffirait de pas grand-chose

Les maires des communes populaires de la région parisienne espèrent « levalloiïser » leur commune. Argenteuil est un exemple flagrant de cette tendance.

         D’autant plus que les loyers ou les achats immobiliers parisiens se sont envolés ces dernières décennies.

         Tout cela se fait dans le cadre de la recherche du profit des promoteurs, et pour l’essentiel dans le cadre de l’anarchie qui caractérise le capitalisme.

         Les migrations intra régionales s’accélèrent en conséquence. A Argenteuil, des habitants quittent la Ville, d’autres les remplacent.

         Là encore, pas question de se diviser. Bienvenue aux nouveaux habitants.

         Les élus comme à Argenteuil qui rêvent de « levalloiïsation » dont ils espèrent les retombées électorales, aimeraient en revanche qu’elle s’accompagne du départ des plus pauvres, plus loin vers les périphéries.

         Que ce soit subliminal ou pas, cette question est au cœur de l’affaire « Jean Vilar ». Construire du « tape-à-l’œil » pour de nouveaux habitants venant de Paris ou de la première couronne. Détruire en revanche un espace essentiel aux milieux populaires de la Ville (avec le marché qui lui aussi est en ligne de mire).

         Tout cela ne peut aboutir qu’à un double échec : il ne permettra rien pour les premiers, et il touchera beaucoup au sort des seconds.

         Pour les uns et les autres, la restauration de l’ensemble de L’île avec la transformation radicale de la RD311, la restauration ou la reconstruction du complexe Jean Vilar, pourraient en revanche satisfaire sans discussion chacun. DM

Nathalie ARTHAUD : richesse éhontée à un pôle, difficultés grandissantes à l’autre, « On marche sur la tête ». Nathalie interviewée par BFMTV lors de la manifestation lyonnaise de jeudi

Hirsch de l’AP-HP : la faute aux malades

 

Un homme de la santé… du patronat

 

 


Le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, a déclaré qu'il fallait songer à ne plus rembourser les soins des patients non vaccinés. Comme le gouvernement, il tend le piège grossier de la division entre vaccinés et non-vaccinés.

         À la tête de l'AP-HP depuis 2013, Hirsch a fermé des lits et des services hospitaliers entiers. Il est l'un des responsables du désastre des hôpitaux, avec les pénuries de personnel avant et pendant la pandémie.

         Pas étonnant qu'il avance l'idée de considérer les malades comme responsables de leur maladie et donc devant payer ou renoncer aux soins. Ce qui a tout pour séduire le patronat, qui rechigne en permanence à cotiser pour l'Assurance-maladie.

Ukraine : poker menteur et pressions impérialistes

 

Le sort des populations ? Hors sujet pour eux

Soldats américains arrivant en Pologne en 2014

Les bruits de bottes s'intensifient autour de l'Ukraine. Médias et dirigeants occidentaux font passer la Russie pour l'agresseur, mais c'est masquer volontairement le fait que depuis la fin de l'URSS, les États-Unis et l'OTAN ont encerclé la Russie de bases militaires. D'ailleurs Biden vient de mobiliser 8 500 soldats qui s'ajoutent aux 40 000 de la force rapide de l'OTAN.

         Dans cette confrontation, le sort des populations d'Ukraine ne sert que de prétexte : récemment, les dirigeants impérialistes et Poutine étaient complices de la répression des travailleurs du Kazakhstan.