vendredi 31 décembre 2021

Argenteuil, réinventer la ville, un jour, mais très certainement monsieur le maire, mais nous ne comptons surtout pas sur vous. (8)

Alice à Argenteuil

 

Comme dans les attractions chez Disney, l’art de l’escamotage. Ici, une capture d’écran où la RD311 a disparu

Lire ou visionner la propagande de son adversaire n’est pas toujours joyeux, mais là, la ficelle est tellement grosse que l’on ne peut pas s’empêcher de rire. Ne voulant pas garder cela pour moi, je vous invite à regarder « La Seine pour horizon », la vidéo commanditée par la municipalité à la gloire anticipée de son projet. On y navigue entre une attraction de Walt Disney Wold et le monde merveilleux d’Alice au pays des merveilles.

         Pour faire bonne figure, on peut y écouter plusieurs fois le mot « ensemble » comme si la « réinvention d’Argenteuil » n’était pas ici que le fruit d’une boîte de com qui ne connaît rien d’Argenteuil.

         Cette vidéo est bien extraordinaire. Ce que la municipalité n’a pas été capable de faire en 16 ans de mandat, elle compte le réaliser dans les quelques années qui viennent.

 


         Elle veut donc « réinventer la Ville » comme si le faire se réduisait à poser quelques pustules de promoteurs sans liaison d’ensemble. Comme si cela permettait de surmonter les nombreuses et complexes contraintes qui pèsent et handicapent le territoire.

         Pour n’évoquer que le mur de la RD311 qui sépare l’horizon de la Seine de la Ville et de ses vraies berges, de nombreuses vues montrent ce mur disparu et remplacé par une voie de circulation douce n’entravant pas l’accès au fleuve. C’est très joli, mais ce n’est pas pour demain. Ou très exactement, comme pour le chemin de halage, qu’elle commence par les réaliser. Ce sont tout de même les amis d’Alice qui siègent au conseil départemental du Val d’Oise en charge de cette voie départementale ! Des amis bien particuliers il est vrai qui ont déclaré en septembre dernier ne vouloir s’engager dans l’affaire que dans bien des lustres futures.

         Réinventer la Ville, nous le souhaitons, avec l’instauration de rapports humains, c’est-à-dire avec un bien être normal pour tous, l’accès à la santé, à l’éducation, à la culture, bref avec la fraternité. Cela ne sera certainement pas d’abord une question de nouveaux quartiers, de nouveaux blocs, de nouveaux ilots de construction et d’activité sans continuité.

         Avant de nous conter des fables, la municipalité qui veut réinventer la Ville, pourrait d’abord s’intéresser à sa population, au lieu de présenter cette ville comme un petit Chicago. Voilà des problèmes à affronter prioritairement. Pour cela, cela exige  d’avoir en tête d’abord les habitants, et pas les réalisations des promoteurs qui pour longtemps encore ne connaîtront pas Argenteuil et encore moins y habiteront. DM


 

Logement : luxe et misère

ZRU : Zones à Récupérer d’urgence


 

2021 a été une année record pour l’immobilier de luxe. Selon une agence spécialisée, palais, hôtels particuliers... : les ventes à plus de 3 millions d’euros ont plus que doublé.

Profitant de leur enrichissement, une minorité de bourgeois dépensent sans compter pour se loger dans les ghettos pour riches que sont Neuilly, Saint-Cloud, Versailles ou Monaco. À l’autre bout, des millions de personnes ne parviennent pas à se loger dans des conditions décentes.

Les difficultés des uns s’expliquent par l’enrichissement des autres.

 

Télescope spatial : un grand pas pour l’humanité… future

Télescope spatial : un grand pas pour l’humanité… future

29 Décembre 2021

Le 25 décembre, une fusée Ariane lancée depuis la Guyane propulsait un nouveau télescope spatial nommé James Webb. Conçu pour fournir des informations inaccessibles jusque-là, il suscite de grands attentes chez les scientifiques, et cela se comprend.

De la taille d’un terrain de tennis une fois déployé, il s’agit de l’instrument scientifique le plus grand et le plus sophistiqué jamais envoyé dans l’espace. Il permettra de fournir des informations sur les toutes premières générations d’étoiles, à l’époque où l’Univers était tout jeune. Il s’agit de données qui manquent aujourd’hui pour comprendre comment la matière qui constitue l’Univers s’est agglomérée et organisée au cours de son histoire. Il devrait permettre aussi un bond en avant dans la connaissance des exoplanètes, ces planètes en orbite autour d’autres étoiles que le Soleil, observer de quelle matière elles sont constituées, et si elles peuvent abriter des traces de vie.

Fruit de plus de vingt ans de travaux de milliers de scientifiques, ce télescope James Webb a été piloté par la NASA. Cependant, comme souvent dans ce genre de missions visant la recherche fondamentale, il s’agit d’une collaboration entre laboratoires de nombreux pays : les USA, le Canada, mais aussi une dizaine de pays européens.

Ce télescope a été aussi produit dans cette société pourrie par le capitalisme, un système qui transforme toutes les activités en source de profits et dans lequel les plus grands progrès viennent aggraver les inégalités. Les dix milliards de dollars que cette réalisation scientifique a coûtés restent un montant dérisoire si on le compare aux budgets militaires des grandes puissances. Cela a pourtant représenté une manne considérable pour les actionnaires du géant de l’armement américain Northrop Gruman, qui en est le principal constructeur. Et il est également impossible d’oublier que ce télescope s’est envolé au-dessus de populations qui n’ont accès ni à l’eau potable, ni à des logements dignes, ni à une santé et une éducation correctes sur cette planète.

L’humanité a besoin de ces prouesses scientifiques et technologiques pour comprendre l’histoire de la matière qui nous constitue, celle des planètes qui ont des propriétés proches de la nôtre, et donc, indirectement, les évolutions possibles de la planète Terre. Ces connaissances sont indispensables pour arriver un jour à gérer la vie sociale et son impact sur l’environnement. Mais, auparavant, il faudra que l’humanité consacre son génie collectif à renverser le principal obstacle à l’utilisation rationnelle des résultats de la recherche : le système capitaliste.

                                                       Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°2787)



 

jeudi 30 décembre 2021

Livret A : le vol de l’épargne populaire. Un article du numéro 2787 de Lutte ouvrière à paraître

 Livret A : le vol de l’épargne populaire

29 Décembre 2021

Alors que, selon l’Insee, l’inflation mesurée en novembre a atteint 2,8 % sur un an, le taux de rémunération du livret A reste à 0,5 %.

La maigre épargne des familles populaires, quand elle existe, est souvent déposée sur ce livret.

Elle perd donc actuellement 2,3 % en valeur réelle sur un an, l’équivalent de 23 euros par an perdus pour 1 000 euros.

Depuis 2018, le gouvernement Macron a fait modifier le mode de calcul du taux du livret A, d’une façon largement déconnectée de l’indice officiel de la hausse des prix.

Il est au mieux la moyenne calculée entre cet indice et un taux d’intérêt calculé par la Banque centrale européenne, le taux Eonia, utilisé pour les prêts entre banques. Or, parallèlement au déversement massif de liquidités par la BCE aux banques commerciales, ce taux est depuis 2015 devenu négatif ! Il est actuellement à - 0,5 %.

Ce subterfuge bloque l’augmentation du taux. Le gouvernement prévoit tout au plus une revalorisation en février prochain, qui pourrait péniblement atteindre 0,75 %. Il s’agit officiellement de favoriser la consommation, donc la reprise économique, et non l’épargne !

De toute façon, indépendamment de ce mode de calcul, le gouvernement a la possibilité de déterminer le taux du livret A. En 2016, Hollande d’ailleurs s’en était servi, non pour augmenter, mais pour bloquer son taux de rémunération !

Il est vrai que le monde appartient désormais non à ceux qui se lèvent tôt, mais à ceux qui fixent les taux.

                                               Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2787)

 

Les permanences des jours à venir :

 

-aujourd’hui jeudi 30 décembre, de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou ;

-dimanche 2 janvier, de 11 h. à midi marché Héloïse ;

-mercredi 5 janvier, de 11 h. à 11 h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2787, et Lutte de classe (2,5 euros) n°220 (au « Presse papier » seulement), lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM.