mercredi 29 décembre 2021

Argenteuil, La Poste dans le centre, une situation particulièrement indigne

 

Mais cette situation n’intéresse pas la municipalité

 


 À louer, en tout cas fermée.

Voulant retirer de l’argent, j’ai constaté avant-hier que les deux tirettes de La poste situées sur la rue Paul Vaillant Couturier près du carrefour Carême-Prenant étaient indisponibles. Il a fallu donc me rabattre sur le centre Côté Seine. Les tirettes extérieures n’étaient pas embouteillées, mais en revanche, la queue du bureau débordait largement à l’extérieur. 30 personnes ? 40 ?

         On imagine bien au-delà de l’inconvénient représenté pour les « clients » de La Poste eux-mêmes, ce que cela représente pour les boutiques alentour. Une des raisons du déménagement de la boutique Jeff de Bruges au rez-de-chaussée ?

         Vous n’aurez pas d’illustration directe de cette situation. L’affreux brigand qui tenterait de prendre une photo serait ramené à la raison par les vigiles. Oui, il est interdit de prendre des photos. C’est vrai, c’est vaguement indiqué par un pictogramme à 15 centimètres du sol aux entrées du centre, mais nul n’est censé ignorer le règlement me direz-vous !

         On se demande vraiment comment Côté Seine peut accepter cette situation de La Poste à l’étage qui n’est vraiment pas favorable à la chalandise. Une situation qui illustre en revanche à merveille les affres d’un service public utile à la population à Argenteuil. DM

Évasion fiscale : une piqûre d’épingle

 

Aucun problème en vue pour ces parasites

 

 


La Commission européenne a présenté un projet de directive contre les sociétés écran qui servent de paravent pour exfiltrer les fonds vers les paradis fiscaux. Elle parle de récupérer ainsi près de 60 milliards d’euros sur les fortunes que les riches particuliers comme les grandes entreprises camouflent dans toutes sortes de montages financiers plus ou moins légaux pour ne pas payer d’impôts.

Si la nouvelle directive fonctionne aussi bien que les listes noires des paradis fiscaux et autres mesures déjà existantes, aucun problème en vue pour ces riches parasites.

mardi 28 décembre 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 27 décembre 2021

 Épidémie, faillite sanitaire : un gouvernement irresponsable au service de la loi du profit

27/12/2021

 

Conseil de défense sanitaire, Conseil des ministres réuni en urgence… « Si le virus accélère, nous accélérons aussi » avait proclamé la semaine dernière Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement. En fait d’accélération, il y a surtout celle des conciliabules au sommet de l’État...

La principale mesure censée répondre à la progression de plus en plus rapide de l’épidémie avec l’arrivée du variant Omicron consiste à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal. Ce durcissement du dispositif du passe sanitaire, qui va restreindre encore davantage la vie de quelque cinq millions de non vaccinés, peut-il enrayer la progression du variant Omicron ? Rien n’est moins sûr. Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement n’a jamais mis en œuvre une politique susceptible de permettre à l’hôpital de faire face à l’épidémie. Au contraire, il a continué à fermer des lits, plus de 5 700 en 2020 alors que le coronavirus se répandait, ce qui rend le système de santé encore moins capable de faire face à la situation aujourd’hui qu’au début de la vague de Covid il y a deux ans !

Faute de mettre les moyens nécessaires, le gouvernement ne cesse de jouer à la roulette russe avec la santé de la population. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a lui-même rappelé récemment qu’au plus fort de l’épidémie, il avait été demandé à des soignants positifs au virus de venir travailler dans les hôpitaux. En réalité, loin de se préoccuper de la santé publique, Macron poursuit aujourd’hui son opération de diversion consistant à reporter la responsabilité de l’épidémie sur les non vaccinés, désignés comme des boucs émissaires.

La crise sanitaire actuelle se rajoute, en l’aggravant encore, à une situation dramatique dans les hôpitaux, provoquée par les politiques de restrictions budgétaires imposées par tous les gouvernements. Mais les présidents et les ministres n’ont été eux-mêmes que des exécutants qui se sont soumis aux exigences et au parasitisme de la finance et des financiers.

Avec la complicité des gouvernements successifs, la finance a pu pénétrer de plus en plus dans les hôpitaux, qui avaient longtemps été préservés de cette logique de profit à court terme. En instaurant le paiement à l’acte, et en distinguant ainsi les soins en fonction de leur coût, on a introduit une logique de rentabilité au sein des établissements de santé. On leur a imposé de fonctionner comme des entreprises privées, avec les mêmes critères de rentabilité, avec la même gestion du personnel à l’économie, en rognant sur les effectifs et bloquant les salaires…

La surcharge de travail, les payes insuffisantes, c’est tout cela qui explique la pénurie de personnel dont souffre l’hôpital. D’autant plus que bien des médecins, des infirmières, des aides-soignantes préfèrent aller travailler dans des cliniques et des chaines hospitalières privées où on leur propose des salaires supérieurs. Ces groupes privés ont connu un développement florissant en mettant la main sur les soins les plus rentables tandis que l’hôpital public, lui, a conservé les soins délaissés par les capitalistes de la santé, la médecine des pauvres… ou le traitement des patients atteints du Covid. En effet, alors qu’on évoque actuellement une saturation des hôpitaux publics, il n’est jamais envisagé de soumettre les cliniques privées aux mêmes obligations !

C’est bien le fonctionnement du capitalisme fondé sur la recherche permanente du profit qui a conduit à la faillite actuelle du système sanitaire. C’est aussi cette logique qui s’oppose à la levée des brevets sur les vaccins, empêchant les pays les plus pauvres d’y avoir accès, mettant ainsi l’ensemble de la planète sous la menace de nouveaux variants.

L’humanité est aujourd’hui impuissante à venir à bout de l’épidémie, pour les mêmes raisons qu’elle ne parvient pas à en finir avec la crise économique, le chômage, le sous-développement et la famine. La science et le niveau atteint par les technologies permettraient de résoudre la plus grande partie de ces problèmes, y compris la crise climatique, à condition d’être soustraits au contrôle des capitalistes et de leur course au profit. En se fixant l’objectif d’exproprier la classe capitaliste pour mettre l’économie sous le contrôle de la population, seuls les travailleurs pourront apporter le remède susceptible de sauver la société de la catastrophe.

 

Les permanences des jours à venir :

 

-aujourd’hui mardi 28 décembre, de 10 h.15 à 11 heures, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-mercredi 29, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux ;

-jeudi 30 (sous réserve), de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou ;

-dimanche 2 janvier, de 11 h. à midi marché Héloïse ;

-mercredi 5 janvier, de 11 h. à 11 h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2786, et Lutte de classe (2,5 euros) n°220 (au « Presse papier » seulement), lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM.

Rachat de leurs propres actions par les entreprises. Pour les vendeurs comme pour les bénéficiaires, que du bonheur

 

Parasitisme record

 

 

En 2021, les grandes entreprises françaises ont dépensé plus de 16 milliards d’euros pour racheter leurs propres actions. Non seulement ceux qui les vendent empochent, mais les actionnaires restants voient leur part des bénéfices augmenter. Une part de plus en plus grande du produit du travail des salariés part ainsi directement dans la poche des actionnaires. Ils sont maîtres dans les tours de passe-passe.