mercredi 24 novembre 2021

Théâtre, Jolie Môme, La maladie blanche, un très bon spectacle

 

Réservez vite vos places

 



 

 

Notre groupe d’Argenteuil organise depuis des années des sorties au théâtre de la Belle étoile à Saint-Denis pour assister aux spectacles de la compagnie Jolie Môme.

         Eh bien dimanche dernier, lors de notre sortie pour assister à « La maladie blanche », nous ne nous sommes pas embêtés.

         La pièce a été écrite en 1937 par un auteur tchèque, Carel Capek.

         1937, l’époque des bruits de botte. Une épidémie ravage le monde. Personne ne trouve comment la soigner, sauf un modeste médecin, loin des mandarins, qui ne veut soigner que les pauvres… et réussit à les sauver. À moins que les dominants réfléchissent et choisissent le marché suivant : le remède pour tous, et en l’occurrence aussi pour les malades du monde des puissants. Mais en échange : la paix ! C’est à prendre ou à laisser.

         Une excellente mise en scène (habituelle chez Jolie Môme), des acteurs ! Un texte ! On ne s’ennuie vraiment pas. À réserver vite.

Adresse : 14 Rue Saint-Just, 93210 Saint-Denis

Téléphone : 01 49 98 39 20

Prix : 20 et 13 euros

mardi 23 novembre 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 22 novembre

 Guadeloupe : qui sème la misère récolte la colère !

22/11/2021

La mobilisation contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale, particulièrement forte aux Antilles depuis l’été, vient de se transformer, en Guadeloupe, en mouvement de révolte générale.

Le jour, les piquets de grève et les barrages rassemblent des travailleurs de la santé, des salariés de l’hôtellerie-restauration, des sapeurs-pompiers, des enseignants, des travailleurs des Ehpad ou encore des travailleurs d’ArcelorMittal en grève depuis plus de deux mois. La nuit, ce sont des bandes de jeunes qui cherchent à défier la police en allumant des incendies ou en pillant.

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres est la suspension sans salaire des travailleurs de la santé non-vaccinés. Comme ici en métropole, de nombreux soignants ont vécu l’obligation vaccinale, assortie de menaces et de sanctions, comme une énième humiliation. Et on les comprend !

L’État les a envoyés au front du Covid au péril de leur santé, sans leur fournir le matériel de protection élémentaire. Il a toujours refusé d’accorder les moyens nécessaires en matériel, en équipement et en personnel aux hôpitaux, et voilà qu’il s’érige en donneur de leçons et qu’il sanctionne ceux qui ne sont pas prêts à se faire vacciner en les suspendant sans salaire !

La vaccination est un moyen puissant pour combattre l’épidémie, mais les méthodes autoritaires qui l’accompagnent n’ont rien de sanitaire. Elles sont hautement politiques et servent d’abord à mettre au pas les travailleurs et la population. De fait, la non-vaccination est devenue un nouveau motif de licenciement, une attaque anti-ouvrière de plus, c’est ce que combattent les travailleurs de la santé en Guadeloupe et en Martinique, et c’est bien légitime.

Et qui peut s’étonner de la méfiance vis-à-vis de la parole des autorités de santé aux Antilles ? Pendant des décennies, elles ont autorisé les patrons de la banane à utiliser le chlordécone, un pesticide cancérigène qui a empoisonné ouvriers agricoles, sols et nappes phréatiques.

Parmi les raisons qui alimentent la révolte actuelle, on retrouve tous les ingrédients qui avaient déjà fait exploser la colère en 2009 avec le mouvement contre la « profitation » : l’extrême pauvreté, l’abandon et la déshérence d’une bonne partie de la jeunesse condamnée au chômage, les bas salaires, la vie chère et l’incurie de l’État.

Le gouvernement et les commentateurs n’ont pas de mots assez durs contre les bandes de jeunes casseurs qui sèmeraient « l’anarchie » et « le chaos ». Mais quand il n’y a pas d’électricité ni d’éclairage public pendant des mois, quand le ramassage des ordures est sporadique, c’est aussi une forme de chaos. Et celui-ci est organisé par l’État ! Les coupures d'eau font tellement partie du quotidien que les habitants de certains quartiers sont forcés de se déplacer vers des points où l'eau arrive : une école, un parc, le long d'une route, et ce depuis des années ! Serait-ce imaginable dans un département de métropole ? Non !

Il y a dans la façon de traiter la population antillaise une forme de mépris colonial insupportable. Ce qui est considéré comme un minimum en métropole ne l’est pas pour la Guadeloupe et la Martinique. Le gouvernement se vante d’avoir ramené le chômage à 8 % en métropole, eh bien, il s’élève à 17 % en Guadeloupe ! Quand la pauvreté frappe 14 % de la population dans l’Hexagone c’est 34 % en Guadeloupe. Et comment la jeunesse de l’île pourrait-elle ne pas se sentir méprisée quand elle ne trouve ni emploi ni formation sur place ?

La hausse des prix prend, aux Antilles, une tournure vertigineuse. Rien que le pain a augmenté de 68 % ! Tout cela avec des salaires et des pensions qui sont, comme en métropole, bloqués, quand ils ne sont pas baissés du fait de la suppression de certaines primes.

Si la cocotte-minute a explosé, Macron en est le responsable et, en envoyant des forces du Raid ou du GIGN, il ne fait que rajouter de l’huile sur le feu.

Pour l’instant, la colère prend des formes diverses, mais elle peut et doit être orientée contre le gouvernement et le patronat. Les travailleurs sont capables de le faire s’ils utilisent la force de la grève. En s’organisant à partir des entreprises, en arrêtant de produire les profits patronaux, le monde du travail peut avancer ses revendications, qui constitueraient un progrès pour toute la population : des embauches, des augmentations de salaire et leur indexation sur les prix, des moyens pour des services publics en déshérence…

Alors oui, une telle révolte sociale serait source d’inspiration pour nous tous ici !

                                                                                      Nathalie Arthaud

Les permanences des jours à venir :

-mercredi 24 novembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2778 et 2779, et Lutte de classe (2,5 euros) n°218, lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Argenteuil, agents territoriaux, derrière les primes, la question de la nécessité d’un salaire décent

 

Un appel à la grève lundi 29 novembre prochain

 

 


Devant l’hôtel de ville hier

Comme nous le disions hier, il y a quelques années, la municipalité actuelle anti-ouvrière d’Argenteuil imposait une prime dite de « présentéisme » de 500 euros, réduite à partir de 4 jours d’absence sur l’année. L’État lui-même avait porté l’affaire en justice. La décision municipale a été annulée pour illégalité. Aujourd’hui, cette situation ajoute de la confusion sur un régime de primes qui représente une part substantielle de la rémunération, puisque les salaires de base de l’énorme majorité des agents sont très bas.

         Cette situation confuse arrive à un moment où l’inflation s’emballe, grignotant les revenus.

         L’heure d’information syndicale appelée hier matin devant les fenêtres de la municipalité à l’hôtel de ville par la CGT et la FSU a rassemblé 120 agents.

         Sur cette question des primes, une réunion paritaire devait avoir lieu hier. Boycottée par les élus de ces deux syndicats, le quorum n’étant pas réuni, elle doit avoir lieu lundi 29 novembre. Pour cette occasion, les organisations syndicales appellent à la grève ce jour-là et à une assemblée des grévistes à 9 heures toujours devant la mairie.

         Les rémunérations de l’énorme majorité des agents territoriaux ne leur permettent pas de vivre correctement. La situation se trouve aggravée aujourd’hui par la hausse de l’inflation. La lutte pour la hausse des salaires est à l’ordre du jour. La journée du 29 peut aider à avancer sur cette voie !

         Une question qui ne peut pas laisser indifférente l’énorme majorité de la population d’Argenteuil, des travailleurs, des retraités, qui subissent les mêmes difficultés. DM