lundi 22 novembre 2021

Argenteuil, Guadeloupe, Raid et GIGN

 

Le second visage, répressif, du Raid en action

 


 

Il y a quelques semaines, le Raid effectuait un exercice dans le centre d’Argenteuil. Une occasion de rappeler alors pour ce corps de police son rôle double. À la fois de porter secours dans des situations exceptionnelles, mais être d’abord un corps particulier de répression face des situations tout aussi particulières.

         C’est ce que chacun peut constater aujourd’hui avec l’envoi du Raid aux côtés du GIGN en Guadeloupe que vient de décider le gouvernement.    Il n’est pas dit que cela calme les évènements. En attendant, une illustration de la nature première de ces corps de répression d’État. DM

Argenteuil, agents territoriaux, et s’ils étaient en train de se rebiffer…

 

Le salaire de base de tous doit permettre de vivre

 


 

Il y a quelques années, la municipalité anti-ouvrière d’Argenteuil imposait une prime dite de « présentéisme » de 500 euros, réduite à partir de 4 jours d’absence sur l’année. (Rechercher les articles sur le sujet sur le présent blog). L’État lui-même avait porté l’affaire en justice. La décision municipale a été annulée pour illégalité. Aujourd’hui, cette situation ajoute de la confusion sur un régime de primes qui représente une part substantielle de la rémunération, puisque les salaires de base de l’énorme majorité des agents sont très bas.

         L’inquiétude des agents territoriaux d’Argenteuil grandit. Cette situation confuse arrive à un moment où l’inflation s’emballe, grignotant les revenus.

         Une heure d’information syndicale est appelée ce matin devant les fenêtres de la municipalité à l’hôtel de ville à 9 heures par les deux principales organisations syndicales de la collectivité, la CGT et la FSU.

         L’occasion d’évoquer l’urgence d’une solution pour les salaires et de discuter les moyens de parvenir à des salaires qui permettent aux agents de vivre. Le point d’indice qui sert au calcul de ces derniers n’a pas bougé depuis dix ans. Ça suffit ! DM

Aéroport - Roissy Mobilisation dans la sûreté

 

La lutte, la seule voie

 


 

Mardi 16 novembre, l’ensemble des salariés de la sûreté aéroportuaire du pays étaient appelés à un mouvement de grève pour défendre leur 13e mois (appelée « prime Pasa »).

Depuis le début de la pandémie, ils ont fait partie des travailleurs en première ligne, ceux qui ont continué à travailler malgré tout. Ce sont ceux qui filtrent les passagers, contrôlent leurs bagages ou les accès. Ils sont donc au contact de voyageurs du monde entier, y compris des régions à risque et en ont payé le prix, avec plusieurs décès.

Leurs conditions de travail sont difficiles : il faut être là tous les jours, dimanche et fêtes, avec des journées qui commencent dès 5 h. Et même après des heures devant écran, ou après s’être baissé 10 fois, 100 fois par jour pour fouiller les passagers, il faut être vigilant, ne rien laisser passer. Le tout en gardant le sourire bien sûr, même devant des passagers énervés à cause des queues et des retards. Sourire obligé, on est sous l’œil constant des caméras, de chefs ou de contrôleurs divers qui cherchent à vous prendre en faute. Et tout cela pour des payes à peine supérieures au smic, dans des entreprises sous-traitantes, sans salle de repos ni vestiaires corrects dans un aéroport qui brille de partout, mangeant des McDo ou apportant son tupperware faute de cantine.

Le ralentissement des voyages a entraîné le licenciement des intérimaires ou CDD. Des périodes de chômage partiel ont fait baisser les payes sans rien coûter aux employeurs, puisque c’était l’État qui payait. Et aujourd’hui que l’activité repart, les patrons du secteur voudraient baisser ou supprimer leur 13e mois ? Pas question ! La colère est grande et la grève a été très suivie, avec des manifestations nombreuses, plus de 500 à Roissy, moins de 100 à Toulouse, etc.

Le mouvement doit se poursuivre. C’est la seule voie.