vendredi 8 octobre 2021

Salaires, pensions, allocations, pouvoir d'achat : cause toujours, la réalité est ailleurs

Vantards et menteurs

 

 


Alors que les prix flambent et que de nombreux travailleurs se demandent s'ils vont pouvoir payer leurs factures, le gouvernement ose vanter son bilan sur le pouvoir d'achat. À l'entendre, depuis 2017, le pouvoir d'achat des plus modestes aurait davantage augmenté que sous les gouvernements précédents.

Tous ceux qui doivent survivre avec les 1258 euros du smic net apprécieront, tout comme les 12 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.

Atsems, Asel, personnels de la petite enfance, agents territoriaux en colère. C’est à Calais, mais ça nous fait penser à Argenteuil

 

La seule voie pour arrêter d’être lanternées

 


 

À Calais, les personnels des crèches, des cantines, les ATSEM (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), ont saisi l’occasion de la journée de grève et manifestation du 5 octobre, appelée par des syndicats, pour se mobiliser. Elles étaient présentes en nombre parmi les manifestants pour exprimer leur ras-le-bol. Et comme elles sont toutes employées par la mairie, elles sont allées en plus manifester devant l’hôtel de ville, sans se laisser arrêter par le déluge de pluie.

Elles dénoncent la pénurie de personnel et la multiplication des tâches qui leur incombent. Elles tiennent à faire savoir leur révolte de ne pas avoir les moyens de faire leur travail correctement alors qu’elles ont à cœur de bien s’occuper des enfants. Elles doivent faire 10 heures par jour, sans avoir le temps souvent de prendre leur demi-heure de pause. Les ATSEM par exemple qui ont un rôle éducatif, voient celui-ci réduit au minimum car assurer la propreté des enfants est une nécessité qui prend tout leur temps.

En réponse à leur demande de reconnaissance de la pénibilité de leur travail, la mairie n’a cessé de les lanterner. Elles exigent leurs droits. Elles ont bien raison.

Argenteuil, éducation, une première pierre qui attend tellement les suivantes

 

L’Atelier des Courlis, des époux Kurtz et de tous les bénévoles

 


 

La municipalité vient de poser la « première pierre » du futur nouveau groupe scolaire primaire tant désiré du centre-ville. Si les promoteurs promettent et construisent, les groupes scolaires ont toujours un train de retard sur eux, avec les conséquences que l’on connaît : la hausse des effectifs dans les groupes scolaires existants, et une carte scolaire de recrutement des élèves qui pose bien des problèmes de déplacements aux enfants et aux familles.

         Présentement, nous nous interrogeons sur un autre plan. Pourquoi avoir dédié ce futur groupe scolaire aux « Augustins ». Nous n’avons comme chacun le sait nulle antipathie avec cet ordre monastique créé au XIIIème siècle ni avec la référence au passé historique de la Ville. Mais tout de même. Il n’y a pas de dédicace un peu plus contemporaine que l’on pourrait mettre à l’honneur ?

         Je pense en particulier à l’Atelier des Courlis qui pendant quarante ans fit sur la commune un travail de bien-être et d’éducation remarquable, avant d’être abandonné par la municipalité, certes ce n’était pas la municipalité actuelle !

         Alors, avant que les bambins et leurs parents intègrent le nom de cette future école, il est encore largement temps de réfléchir à sa dédicace définitive. DM