lundi 27 septembre 2021

Argenteuil, culture, cinéma, débat, Retour à Reims (Fragments), une soirée qui concerne particulièrement les militants ouvriers

 

Un documentaire très intéressant pour la réflexion des militants du monde du travail

 

Le cinéma Jean Gabin, le Figuier Blanc, l’Association pour la Défense du Cinéma Indépendant et la communauté de lecteurs Sous les couvertures organisent une ciné-rencontre

Lundi 4 octobre

20 h.15 au cinéma Jean-Gabin (parc de la mairie)

Pour le film documentaire

 Retour à Reims (Fragments)

de Jean-Gabriel Périot, en sa présence

 


 

En 2009, paraissait Retour à Reims du sociologue et philosophe Didier Éribon, un ouvrage très riche où il revenait sur la rupture radicale qu’il opéra au moment de l’adolescence avec son milieu familial, un milieu ouvrier très populaire. Il s’interrogeait dans ce livre sur les éléments de cette rupture qui prit une allure d’un franc rejet mêlé de honte où le sentiment sur l’écart culturel et les préjugés de sa famille à l’encontre de l’homosexualité jouèrent un grand rôle.

Dans retour à Reims l’auteur évoque les caractéristiques de ce milieu et l’évolution de ses représentations politiques, bases sur lesquelles il raisonne en tant que sociologue voulant comprendre ce rejet. Ce sont ces caractéristiques et cette évolution, ces « Fragments », que traite le réalisateur Jean-Gabriel Périot dans Retour à Reims (Fragments) en utilisant pour cette ballade sociologique et politique des extraits de films ou des extraits d’actualités. Une œuvre très réussie et propice à réflexion et à débat.

         Pour des militants communistes révolutionnaires qui considèrent que l’émancipation de la société sera l’œuvre du monde du travail, alors que nous militons dans un moment de recul de la conscience et de l’organisation des travailleurs, cette question est essentielle.

         Le PCF pendant longtemps a eu une emprise politique profonde sur le monde du travail. Celle-ci eut un caractère double et contradictoire. Un aspect positif si l’on peut dire, celui de poursuivre l’œuvre militante d’un siècle en transmettant une certaine conscience de classe et en maintenant un lien, certes ténu, avec les idéaux révolutionnaires. Mais également un aspect dramatiquement néfaste, sa politique, avec son ralliement au stalinisme et sa rupture profonde avec ces idéaux.

         Le résultat a été dans le pays la désintégration au fil de ces quatre dernières décennies du premier aspect, favorisant par la même occasion l’attraction pour une partie notable du monde du travail des idées de l’extrême-droite.

         Réimplanter ces idéaux et cette conscience de classe, c’est bien sûr le cœur de toute notre activité militante à Lutte ouvrière. Pour l’instant, nous la menons avec obstination, mais dans la difficulté comme chacun le sait.

         En tout cas, voilà un évènement du 4 octobre prochain qui nous intéresse tout particulièrement. DM

dimanche 26 septembre 2021

Le 5 octobre et après : préparer la riposte du monde du travail. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Le 5 octobre et après : préparer la riposte du monde du travail

22 Septembre 2021

Les confédérations syndicales CGT, FO, et Solidaires appellent l’ensemble des travailleurs à une journée de grèves et de manifestations le 5 octobre, pour la défense de l’emploi et des salaires. Enfin ! pourrait-on dire car, face aux attaques qui n’ont pas cessé, qui continuent et s’amplifient, toute la dernière période a vu un grand silence du côté des confédérations.

Pourtant, il est urgent qu’il y ait une riposte du monde du travail face à l’arrogance du patronat et du gouvernement. Et il est évident que seule l’union dans la lutte de l’ensemble des travailleurs pourra arracher à la classe capitaliste les revendications vitales pour leur avenir.

Il faut garantir à tous des salaires et des pensions dignes, qui permettent de vivre correctement et soient protégés contre les hausses de prix. Il faut garantir un emploi à tous, en travaillant moins pour travailler tous, avec les conditions de travail que les techniques du 21e siècle permettent. Cela implique de prendre sur les milliards de profits indécents de la classe capitaliste et d’imposer le contrôle des travailleurs sur cette économie en délire. Bien sûr, cela ne peut s’imposer en un jour ni en une journée de manifestation, mais c’est la perspective qui doit être celle de millions de travailleurs et qu’il faut populariser, car elle est à portée de la classe ouvrière si elle s’en donne les moyens. Prendre la voie des grèves et des manifestations peut permettre d’avancer vers ce but, même modestement au début. Mais il faut savoir où l’on va.

Or, on peut se demander où veulent vraiment aller les confédérations syndicales, et tout particulièrement celle qui garde le plus de force militante, la CGT. Car, à peine l’appel pour le 5 octobre était-il lancé, qu’on a vu fleurir de nombreux appels particuliers et des revendications au parfum corporatiste. Les salariés des hôpitaux, les retraités, les enseignants et d’autres ont été appelés chacun à des journées particulières, comme si, avant même le début de toute mobilisation, les dirigeants syndicaux tenaient à disperser au maximum les éventuelles réactions.

Du côté de la métallurgie, dans les usines des géants de l’automobile et de l’aéronautique, l’heure est à l’offensive contre les emplois, avec des milliers de travailleurs menacés, et à la baisse des salaires. Pourtant, la fédération CGT met à l’ordre du jour… la révision marginale de la convention collective, qui ne répond en aucune façon aux besoins urgents des centaines de milliers de travailleurs du secteur.

Alors, il appartient aux travailleurs, aux militants ouvriers, de prendre leur avenir et celui de leur classe en main, en commençant par saisir l’occasion donnée par cette journée. Y participer, y appeler peut être un moyen de définir des perspectives et de redonner à leurs camarades de travail confiance dans leur avenir. Face au plan de régression du patronat et de ses soutiens, la voie d’une contre-offensive de l’ensemble du monde du travail doit trouver son chemin.

                                                           Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2773)

 

Prochaine permanence

Mercredi 29 septembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Demain lundi 27septembre à 18h00

TV 5 Monde

Et regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Nos prochains rendez-vous :

Le samedi 9 octobre, à 15 heures, salle de la Mutualité à Paris, avec notre camarade Nathalie ARTHAUD, porte-parole et candidate.


 

 

 

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Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Personnes âgées dépendantes : on est loin du compte

 

Anciens abandonnés, ça va continuer

 

 

Castex s’était engagé sur une loi sur l’autonomie en faveur des personnes âgées. Résultat : une rallonge budgétaire complètement sous-dimensionnée de 400 millions d’euros pour les Ehpad et les services d’aides à domicile.

Le Premier ministre parle des hausses de salaire pour les aides à domicile, mais supportées en partie par les départements, dont certains croulent déjà sous les dépenses. Quant aux 10 000 embauches supplémentaires dans les Ehpad sur cinq ans, cela ressemble fort à un propos de campagne électorale.

Les professionnels du secteur dénoncent à juste titre un projet qui ne changera rien à la situation des personnes âgées dépendantes.

Argenteuil, Bezons, ABH à la dérive, les manœuvres politiciennes malsaines se poursuivent

 

Tout cela, sur le dos des personnels et des locataires

 

 


Le succès du rassemblement de jeudi devant le siège d’ABH, mêlant locataires et personnels du bailleur, a confirmé une fois de plus la crise que ce dernier traverse depuis des années.

         Cette crise est due en premier lieu à l’État qui voudrait museler les structures du logement dit « social ». Mais dans le cas d’ABH, elle reflète aussi les aléas de la vie des notables locaux, d’Argenteuil et de Bezons, pour lesquels l’influence sur une telle structure est un moyen de leur petit pouvoir et de leurs espoirs politiciens. Mais leurs joutes et leurs manœuvres ont déstabilisé complètement le fonctionnement d’un bailleur en charge de près de 12000 logements. Nous n’entrerons pas dans le détail de cette histoire.

         Simplement, jeudi a été l’occasion d’un nouvel épisode de cette dernière.

         Le rassemblement était réuni alors que devait se tenir la réunion du conseil d’administration d’ABH. Il s’agissait apparemment d’entériner le départ du directeur. Mais cela n’a pas eu lieu, le quorum n’étant pas atteint.

         Cette situation bien évidemment n’était pas due au hasard, mais à une volonté délibérée. Les maires d’Argenteuil et de Bezons n’étaient pas là, ainsi que l’équipe autour de l’ancien maire d’Argenteuil qui appartient toujours à ce conseil d’administration… Seul Michel Tétart et l’élu de la CGT-Indécosa étaient présents pour ce qui est d’habitants d’Argenteuil.

         Les manœuvres mystérieuses continuent donc. Au préjudice des personnels et des locataires bien sûr. Jusqu’au moment que nous espérons, où la vraie colère éclatera parmi les uns et les autres. DM