mardi 21 septembre 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 20 septembre 2021

Pas de promesses Électorales, un plan de combat pour les travailleurs !

20/09/21

C’est reparti pour un tour ! La campagne présidentielle est lancée et les promesses pleuvent de tous les côtés. Augmentations de salaire, nationalisation des autoroutes, créations d’emplois, réindustrialisation, démagogie sécuritaire ou identitaire… les politiciens essayent d’appâter l’électeur populaire avec tout et n’importe quoi.

Les promesses sont d’autant plus nombreuses que ceux qui posent en homme ou femme providentiels sont pléthore, à gauche comme à droite. Le Pen pourrait même être doublée sur son extrême-droite par Zemmour et sa bile raciste.

C’est un cirque écœurant ! Tous ceux qui nous promettent le grand changement appartiennent à des partis qui ont été au pouvoir ou qui dirigent, aujourd'hui, des villes, des départements et des régions où ils ne cherchent même pas à appliquer le dixième de ce qu’ils promettent. Au contraire, quand ils gèrent à un niveau ou un autre, ils agissent comme n’importe quel exploiteur. Les employés territoriaux auxquels des mairies de gauche, de droite comme d’extrême droite suppriment des jours de congés, en font l’amère expérience.

Les femmes et les hommes des classes populaires sont bien placés pour savoir qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Tous les travailleurs précaires, les intérimaires qui sont renvoyés du jour au lendemain et vivent dans l’insécurité permanente, ceux qui sont en invalidité, les femmes qui s’occupent seules de leurs enfants en savent quelque chose.

C’est aussi vrai de ceux qui se battent contre les fermetures d’usine. C’est vrai des ouvriers des fonderies qui ferment les unes après les autres. C’est vrai des salariés de Renault ou d’Airbus qui sont menacés par des milliers de licenciements.

Dans l’automobile, le patronat impose des semaines de chômage partiel à cause de la pénurie de puces électroniques. Les ouvriers, qui n’y sont pour rien, se retrouvent avec des payes amputées et à devoir rendre des jours de congés. Aucun des candidats qui nous bercent de beaux discours n’y trouve rien à redire. Toyota, Renault ou Stellantis-PSA devraient pourtant prendre sur leurs profits pour garantir intégralement le salaire des ouvriers !

Oui, face aux attaques patronales, aux suppressions d’emplois, à l’aggravation des rythmes de travail, aux bas salaires, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Alors, il ne faut pas leur raconter d’histoire !

Augmenter les salaires et imposer leur indexation sur l’inflation réelle, et pas celle officiellement calculée par le gouvernement ? C’est une question de combat ! Créer des emplois, répartir la charge de travail plutôt qu’en rajouter à ceux qui en ont déjà trop ? Il faudra l’imposer contre les capitalistes.

Ce sont nos intérêts contre les leurs, nos emplois et nos salaires contre leurs profits, nos conditions de travail contre leurs sinécures. Tant que la bourgeoisie sera seule à donner les coups, les milliards iront aux dividendes et aux caprices de riches. Alors, le monde du travail n’a pas besoin de promesses électorales, mais d’un plan de combat.

La seule perspective pour les travailleurs est de s’organiser et d’agir collectivement pour inverser le rapport de force. Cela ne peut passer que par le retour des luttes massives. Nous n’aurons rien et nous ne pourrons même pas nous défendre sans retrouver le chemin des manifestations, des grèves, et des occupations d’usine à l’échelle de l’ensemble du monde du travail.  

Il ne faut pas rester spectateur face à cette farce électorale. Les travailleurs en colère doivent le dire et affirmer leurs intérêts. La journée de mobilisation du mardi 5 octobre, appelée par la CGT, FO, FSU et Solidaires, en offre l’occasion. Loin d’un véritable plan de combat, il s’agit d’une journée sans lendemain et sans objectifs précis, mais on peut la mettre à profit pour discuter de ce qui serait nécessaire pour stopper l’offensive patronale.

Ce sera aussi l’occasion de discuter de cette société, féroce pour ceux qui la font marcher, et douce aux profiteurs et aux irresponsables qui la dirigent.

Aucune élection ne mettra fin à l’exploitation, à la lutte de classe. La présidentielle ne changera rien au capitalisme, qui nous condamne aux crises, au pillage et à la destruction de la planète, mais aussi à cette guerre économique qui est l’antichambre des guerres tout court. Ce système, il ne faut pas chercher à l’encadrer ou à le réguler, il faut le renverser, et il appartient aux travailleurs, à tous ceux qui sont aujourd'hui mal payés, méprisés, humiliés, de changer cet ordre social.

Je suis candidate à la présidentielle pour défendre cette perspective-là. Ceux qui la partagent pourront affirmer que le camp porteur d’avenir est le camp des travailleurs. Que le seul programme qui vaille, c’est un programme de luttes.  

                                                                               Nathalie Arthaud

 

 

Nos prochaines permanences Lutte ouvrière sur la Ville :

Mercredi 22 septembre, de 11 h à midi, marché Héloïse

 

 

Nathalie Arthaud dans les médias

 

Nos prochains rendez-vous :

Ce jeudi 23 septembre, à 20 heures, grande salle de l’espace Nelson Mandela, une réunion publique-débat de Lutte ouvrière : crise de la société et perspectives pour le « camp des travailleurs ».

Le samedi 9 octobre à 15 heures, grand meeting avec Nathalie ARTHAUD, à Paris, salle de la Mutualité.

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2772, et Lutte de classe (2,5 euros) n°218, lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Argenteuil-Bezons : ABH à la dérive

 

Le logement, une question pourtant vitale de la vie du monde du travail

 

 

À deux doigts des moustaches !

ABH est la suite de l’Office HLM fondé sur Argenteuil-Bezons il y a bien longtemps. Cette « coopérative » gère 12000 logements sur ces deux localités et a un rôle majeur pour des dizaines de milliers d’habitants.

         Mais depuis des années, rien ne va plus à ABH. C’est la descente aux enfers, pour les locataires, mais également pour les agents. Les premiers subissent une dégradation majeure de l’entretien et des liens avec l’organisme, les seconds ont vu leurs conditions de travail se dégrader d’année en année. Quant à la situation financière d’ABH, les uns et les autres peuvent avoir des interrogations légitimes à son sujet.

         Cette dégradation majeure a des causes multiples. Localement les rivalités entre les clans carriéristes politiciens de différentes couleurs ont joué un rôle majeur. ABH n’a de coopérative que le nom. Aujourd’hui, des clans à l’intérieur même du conseil d’administration stimulent la paralysie d’un organisme qui concerne pourtant la vie des travailleurs et de tous ceux qui aspirent à obtenir un logement à loyer modéré. Il est tout de même intolérable que des logements vides ne soient toujours pas attribués des mois et des mois après le départ des locataires…

         Ces derniers doivent suivre le devenir d’ABH de près. Comme pour le reste, la voie à suivre est celle de l’organisation des locataires et de leur action collective. DM

 

La cité Joliot-Curie d’Argenteuil, excentrique dans l’espace de la Ville, mais aussi excentrée dans les préoccupations de la présidence et de la direction d’ABH ! Quel avenir pour l’agence d’Orgemont avec le départ de sa directrice ? Pourquoi autant de logements vides ? (Le mien l’est depuis fin février 2020 Bientôt 19 mois !) Pourquoi le nettoyage n’ést plus fait correctement faute de moyens matériels et humains ? Oui, pourquoi ?

40 ans du TGV : qui veut faire la fête ?

  

Et les reculs imposés au transport ferroviaire au cours de ces quatre décennies

 

 


La SNCF n’a pas lésiné sur la communication autour des 40 ans du TGV. Certes, ce fut une avancée technologique. Mais cet anniversaire ne fera pas oublier les reculs imposés au cours de ces quatre décennies : fermeture des petites lignes, des trains de nuit, de nombreuses gares… Depuis 1980, l’effectif est passé de plus de 250 000 à moins de 140 000, et le PDG vient d’annoncer 2000 à 3000 suppressions de plus dans les mois à venir.

En 2021, la SNCF avance à grande vitesse... dans le mauvais sens. Rien à célébrer là-dedans, ni pour les cheminots, ni pour les usagers !

Éducation physique, STAPS : Un peu de sport ? Manifestons !

 

Une situation générale à travers le pays

 

 


Lundi 13 septembre, 500 manifestants, étudiants, enseignants, personnels administratifs de la filière STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) ont défilé en direction du rectorat de Rennes.

Ils estiment qu’il faudrait quatorze postes supplémentaires alors que, suite aux récentes protestations, 3 postes en plus ont été obtenus.

Le mouvement s’est aussi étendu à Saint-Brieuc qui compte 400 étudiants.

         Mais c’est toutes les universités qui manquent de personnel pour que les étudiants puissent être correctement accueillis.

         Tous peuvent peut-être s’adresser à la député Cécile Rilhac, naguère enseignante d’éducation physique dans un lycée d’Argenteuil, et toujours sur le podium près de Blanquer.

Violences contre les femmes : deux ans de bla-bla. Nous y reviendrons à propos d’Argenteuil

 Violences contre les femmes : deux ans de bla-bla

08 Septembre 2021

Lors d’un déplacement vendredi 3 septembre, le Premier ministre a fait le bilan du Grenelle de la lutte contre les violences faites aux femmes, censée constituer la « grande cause du quinquennat ».

Castex s’est félicité de ce que 75 % des mesures adoptées ont été réalisées. Mais ce sont les moins coûteuses, se limitant souvent à des effets d’affichage, qui ont été mises en place, comme un numéro d’urgence accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 – ce qui est tout de même la moindre des choses –, la distribution de 245 bracelets antirapprochement, qui détectent si un conjoint violent s’approche trop près de celle qu’il a menacée, ou la signature prochaine d’une charte pour combattre le sexisme parmi les chauffeurs de VTC.

En revanche, les moyens manquent toujours pour ce qui est primordial, notamment l’hébergement et la mise à l’abri des femmes, la prise en charge des enfants, le suivi des hommes violents. Comme le dit la Fondation des femmes, la lutte est menée « avec des bouts de ficelle », alors que 220 000 d’entre elles sont victimes chaque année de violences conjugales, que 93 000 sont victimes de viols ou de tentatives de viol, et que 77 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année – et 102 l’année dernière. De plus, les confinements ont largement aggravé le phénomène : les appels reçus pendant la période ont été multipliés par quatre, les violences intrafamiliales ont augmenté de 20 %.

Dans ce domaine comme dans bien d’autres, la politique du gouvernement a plutôt été dans le sens d’aggraver la situation, en réduisant les moyens de ceux qui aident véritablement les femmes victimes de violence.

                                              Camille PAGLIERI (Lutte ouvrière n°2771)