jeudi 8 avril 2021

Licenciements : Enghien-les-Bains, et autres sites du groupe Barrière, des licenciements totalement injustifiés

Gros paris des actionnaires sur la vie des salariés

 


Mardi, une centaine de salariés du groupe Barrière propriétaire du casino et de l’Hôtel du lac d’Enghien-les-Bains se sont rassemblés devant la sous-préfecture de Sarcelles. Ils protestaient contre le PSE qui les vise. Ce Plan de Sauvegarde de l’Emploi qui en guise de « sauvegarde » prévoie maintenant 69 licenciements au lieu des 64 annoncés jusqu’à présent.

         Ces licenciements concernent pour l’instant essentiellement l'Hôtel du lac : le vestiaire, les voituriers qui sont des employés pour la plupart… Pour l'instant, ni les jeux sur table ni les machines à sous ne sont touchés.

         Par ces licenciements prévus, l'économie de salaires représente une goutte d'eau pour Barrière. C'est plus une demande des actionnaires du groupe ainsi que des banques de faire des économies sur la masse salariale. Sur l’ensemble du groupe, deux cents licenciements sont prévus.

         Les bénéfices accumulés depuis des années permettent sans souci de continuer à payer tout le monde et à maintenir tous les emplois. Les actionnaires ont fait la démonstration en ces temps de pandémie qu’il y avait de l’argent : achats d'hôtels à Chamonix, à St-Barthélémy, création d'un site de pari en ligne…

         Le PSE en question et l’ensemble des licenciements sur le groupe n’ont aucune justification. DM

 

Argenteuil, une cité, des jeunes, des moutons… et une belle initiative à ne pas abandonner

 

Quand l’avenir des hommes et des moutons pourrait faire très bon ménage

 


À l’emplacement du terrain de l’ancien centre de loisirs L’Orange bleue, coincé entre les bâtiments Émile Kahn et du docteur Lamaze, au cœur de la cité Joliot-Curie, un éco-pâturage a été installé, résultant d’un partenariat entre un mouvement d’éducation populaire et le bailleur de cette cité, AB-Habitat. Des moutons ont occupé les lieux… mais pour quelques jours seulement. Ils ont été retirés après que des « jeunes » ont fait quelques misères aux quadrupèdes à laine, sous forme de jeux de poursuite, et autres lancements de cailloux paraît-il. Nous qui les aimons comme le reste de la faune, nous ne pouvons qu’être solidaires de ces bêtes à poil.

         Il est sûr que la nouveauté offrait une occasion rêvée pour s’occuper un peu, à des habitants, plus ou moins jeunes, qui s’ennuient à longueur de temps dans cette cité. Expliquer n’est pas excuser, certes.

         Mais à moins que j’ai eu tout ce temps la berlue, je n’ai jamais vu en 40 ans l’ombre d’éducateurs de rue sur la cité. Mais peut-être ai-je eu la berlue justement durant tout ce temps.

         Récapitulons. Cette idée est excellente. Nos amis les moutons, après cette petite épreuve où il n’y a pas eu mort de mouton, doivent revenir. Avec peut-être davantage de préparation. Peut-être l’occasion de décider de la présence d’un ou deux éducateurs de rue, en l’occurrence, de pré, qui non seulement pourraient jeter un coup d’œil sur la santé des bêtes et s’occuper de ces jeunes qui prennent de l’âge en étant toujours aussi délaissés.DM

Vaccinations des enseignants : les enseignants vaccinés… contre les promesses

 

Promesses, promesses…

 


La vaccination des enseignants, en contact avec des dizaines et souvent des centaines de jeunes, en côtoyant eux-mêmes de nombreux autres chaque semaine, avait déjà été promise pour janvier, puis pour fin mars. Le ministre de l’Éducation nationale expliquait alors que le virus ne circulait quasiment pas dans les établissements… avant de les fermer précipitamment début avril.

         Macron puis Véran ont ensuite évoqué mi-avril/fin avril pour le début de la vaccination, mais il est désormais question de l’accomplir d’ici la fin juin.

         Les gouvernants ne sont pas avares… de promesses.

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky (15). La Commune : première ébauche d’un État ouvrier, Fallait-il marcher sur Versailles ?

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

 

La Commune : première ébauche d’un État ouvrier

Fallait-il marcher sur Versailles?

La question a souvent été posée par la suite, à cause de la fin tragique de la Commune.

Trotsky écrira à ce sujet: «On aurait pu alors écraser la bande gouvernementale presque sans effusion de sang. À Paris, on aurait pu faire prisonniers tous les ministres, avec Thiers en tête. Personne n’aurait levé la main pour les défendre. On ne l’a pas fait. Il n’y avait pas d’organisation de parti centralisée, ayant une vue d’ensemble sur les choses, ni d’organes spéciaux pour réaliser ses décisions.» Il aurait fallu, dit-il, envoyer des agitateurs parmi les troupes rejoignant Versailles pour rallier les soldats à la première occasion. La question n’est pas tant de savoir quel aurait été alors le cours des événements, que de réfléchir à ce que doit être une politique révolutionnaire.

En arrivant au pouvoir, sentant la force du prolétariat, les communards espèrent de toute évidence éviter la guerre civile. Les socialistes, influencés par les idées et les illusions de la petite bourgeoisie démocrate, ne croient pas, pour la plupart, devoir imposer la dictature du prolétariat à la bourgeoisie. Ils affirment que Paris n’a pas l’intention d’exporter le modèle de la Commune au reste du pays autrement que par la force de l’exemple. Leur perspective, c’est l’autonomie de Communes démocratiquement élues dans tout le pays, et une fédération libre de ces Communes pour asseoir la République sociale.

Le Comité central pourrait pourtant, à bon droit, considérer que le prolétariat, sous l’uniforme de la Garde nationale, lui a déjà donné assez de légitimité pour agir de manière révolutionnaire. Selon Trotsky: «La vraie tâche révolutionnaire consistait à assurer au prolétariat le pouvoir dans tout le pays. Paris devait en servir de base, de place d’armes. Et, pour atteindre ce but, il fallait, sans perdre de temps, vaincre Versailles et envoyer par toute la France des agitateurs, des organisateurs, de la force armée. Il fallait entrer en contact avec les sympathisants, raffermir les hésitants et briser l’opposition des adversaires.»

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(Demain, La Commune : première ébauche d’un État ouvrier Les élus de la Commune)

 

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM

mercredi 7 avril 2021

Éducation : enseignement en « distanciel », fiasco du ministère, fiasco de Blanquer le menteur

 

Mépris total à l’égard des élèves, de leurs parents, des personnels

 


Blanquer prétendait avoir tout prévu. Mais dans les faits, pour la plupart des enseignants, il n’a pas été possible d’utiliser aujourd’hui les moyens prétendument idoines annoncés. Bref, espaces numériques de travail plantés, plateforme du Cned injoignable… l’ensemble des enseignants n’ont pas pu faire correctement leurs cours en ligne. Parfois, ce message sur la "situation exceptionnelle" (voir la capture d’écran ci-dessus) alternait tout simplement avec un message d'erreur. Les serveurs étaient saturés.

         On aurait pu penser qu'en prévision des connexions massives des élèves ce mardi 06 avril, quelque chose aurait été fait, mais non. Et cela, un an après que les mêmes mésaventures se soient produites lors du premier confinement.

         Résultat : les "mesures exceptionnelles" évoquées, ce sont des élèves laissés à eux-mêmes et des profs qui ne peuvent pas assurer la continuité pédagogique.

         Pour se dédouaner, Blanquer qui n’en est pas à son premier mensonge a été jusqu’à évoquer une « attaque » informatique.

         Certes, il s’y connaît en attaque, mais seulement contre l’Éducation, les élèves, les parents, les enseignants. DM

 

Un exemple de réaction, celle d’une fédération de parents, la FCPE

 



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        Lors de nos permanences :

-aujourd’hui mercredi 7 avril, de 11h. à 11 h.30 au marché des Champioux ;

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

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Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Bonjour à tous, Nathalie ARTHAUD a peu de temps d’antenne. Raison de plus pour l’écouter lorsqu’elle peut en bénéficier, comme avant-hier sur France TV Info. Une très bonne heure d’idées, d’engagement, de combativité et d’espoir. Ce qu’il nous faut par les temps qui courent. Courage à tous, Dominique. Voir la vidéo ci-dessous

France TV Info : Nathalie Arthaud invitée de "Votre instant politique"