jeudi 25 mars 2021

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky.(1) Marx et la Commune

 

Barricade de la Chaussée-Ménilmontant, 18 mars 1871

 

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

 Sommaire

 

Marx et la Commune

 

Il y a cent cinquante ans, la Commune de Paris incarna le temps de sa courte existence les espoirs du monde ouvrier. Nous tenons à célébrer sa mémoire en rappelant les leçons qu’en ont tirées Marx et Engels et, après eux, Lénine et Trotsky.

C’est un événement fondamental du point de vue du mouvement ouvrier, parce que pour la première fois dans l’histoire, pendant deux mois, de mars à mai 1871, le prolétariat a exercé le pouvoir à Paris, qui comptait alors près de deux millions d’habitants.

Marx y vit immédiatement une expérience historique d’une portée immense, un pas réel considérable dans la lutte de classe du prolétariat, «bien plus important, ajoutait Lénine, que des centaines de programmes et de raisonnements». Bien qu’elle ait été réprimée impitoyablement, la Commune a été un jalon dans l’histoire du mouvement ouvrier, qu’elle a fécondé en lui montrant le chemin de la révolution sociale. Le Manifeste communiste, écrit en 1848, avait déjà démontré théoriquement la nécessité de la dictature du prolétariat. Mais Marx et Engels n’avaient pas cherché à préciser quelle forme concrète prendrait le pouvoir des travailleurs. Leur méthode, scientifique, matérialiste, s’appuyait sur l’expérience réelle des luttes de classes du passé comme sur celle du prolétariat qui se déroulait sous leurs yeux. La Commune de Paris constitua de ce point de vue une avancée immense, qui leur permit de préciser leurs idées sur l’État ouvrier.

La Commune vit le jour alors que la IIIe République avait été proclamée quelques mois plus tôt en France, sur les ruines de l’Empire de Napoléon III. La République n’éveillait pas les mêmes sentiments parmi les prolétaires et dans la bourgeoisie. Pour les prolétaires, elle devait être sociale, égalitaire, elle était censée défendre le peuple. Mais, pour les bourgeois qui s’étaient emparés du pouvoir, il était seulement question de préserver les intérêts des possédants et de faire taire les espoirs que la chute de Napoléon avait suscités dans les classes populaires. C’est cet antagonisme des classes qui conduisit à une rupture entre le gouvernement bourgeois et le prolétariat, à leur affrontement et à la naissance de la Commune.

Le prolétariat parisien fut presque le premier surpris de se retrouver avec le pouvoir entre les mains. Mais il montra qu’il était capable de se passer de la grande bourgeoisie et de son État. Aussitôt élue, la Commune entreprit des réformes dans bien des domaines: la réorganisation de ladministration et des services publics, le travail, l’éducation, le logement, la place de la religion et celle des femmes, etc. En deux mois dexistence, elle neut pas le temps daller au bout de ses projets, car elle dut se défendre contre les troupes envoyées par le gouvernement bourgeois pour écraser ce qu’il considérait et présentait comme une entreprise «criminelle ». La lutte pour la survie prit le dessus sur toutes ses autres tâches, mais on ne peut qu’être impressionné par tout ce que la Commune entreprit, même si peu de mesures dépassèrent le stade de l’ébauche. Pour la première fois, un gouvernement issu du prolétariat n’agissait plus dans l’intérêt de la minorité de privilégiés qui dominait la société, mais dans l’intérêt de la majorité de la population. C’était là une véritable révolution !

Marx était à Londres lorsque la Commune fut proclamée. Militant au sein de l’Association internationale des travailleurs, il s’efforçait de lui donner un programme révolutionnaire conséquent. C’était la première organisation internationale regroupant des socialistes de différentes tendances et de plusieurs pays dans un combat commun. Apprenant les événements parisiens, il salua l’héroïsme des communards «montant à l’assaut du ciel». Selon lui, la principale œuvre de la Commune était son existence elle-même. «Son véritable secret, écrivait-il, le voici: c’était essentiellement un gouvernement de la classe ouvrière, le résultat de la lutte de la classe des producteurs contre la classe des appropriateurs, la forme politique enfin trouvée qui permettait de réaliser l’émancipation économique du Travail.»

Cependant, la Commune s’acheva prématurément, violemment réprimée par la bourgeoisie. Elle fut définitivement écrasée par l’armée en quelques jours, massacrée pendant la Semaine sanglante. Mais certaines défaites ne sont pas vaines et l’héroïsme du prolétariat parisien, luttant jusqu’au bout, a contribué à sa gloire. Un mois plus tôt, voyant venir le danger, Marx avait écrit: «L’insurrection parisienne, même si elle vient à être réduite par les loups, les cochons et les chiens de la vieille société, est le plus glorieux exploit de notre parti depuis l’insurrection parisienne de Juin [1848].»

(Demain, Aux origines de la Commune, La révolution de 1848)

 


mercredi 24 mars 2021

Argenteuil, écoles maternelles de la Ville : le Covid a bon dos. Des parents prennent la parole…

 

Des embauches en nombre nécessaires. Point à la ligne !

 


 


Hier matin, un rassemblement a eu lieu devant les écoles maternelles Cachin 1 et Cachin 2 dans le quartier du Val d’Argenteuil-Sud. Il avait été initié par une association de parents d’élèves indépendante de ces écoles, LAMI.

         En l’occurrence, ces parents dénoncent de fait le manque d’agents des écoles ATSEM, dont le nombre est déjà insuffisant en temps normal, mais qui le devient encore davantage lorsque le taux d’absences de ces agents dans d’autres écoles se développe. Dans ce cas, selon la politique « Déshabiller Paul pour habiller Karim », un ou plusieurs agents se trouvent détachés dans ces écoles. On imagine ce qu’il en est dans la période actuelle où les absences-Covid se sont multipliées.

         Ce rassemblement a permis un échange aigre-doux entre des parents et les quatre élus municipaux présents qui ont tenté de mettre sur le dos du fameux virus la situation actuelle. Sauf que, c’est la municipalité dirigée par Georges Mothron depuis 2014 qui a supprimé la réserve d’agents ATSEM prévue pour le remplacement. C’est elle qui a liquidé à Argenteuil le principe « Une ATSEM par classe. C’est elle qui n’a pas pris les dispositions nécessaires pour faire face alors que l’épidémie a maintenant plus d’un an déjà. C’est elle qui n’a pas pris la mesure de sa montée récente qui a conduit au troisième confinement actuel.

         Nulle trace depuis un an des recrutements nécessaires. Et s’il y en a eu, ils ont été sans rapport avec les besoins.

         L’initiative d’hier a été excellente. Que les parents se mobilisent est une très bonne chose. La semaine prochaine, ce sont les agents ATSEM d’Argenteuil qui, mardi 30 mars seront mobilisés, pour ce problème à côté d’autres. (Voir ci-dessous) DM

 

Achetez Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2745, et Lutte de classe (2,5 euros) n°214

         Lors de nos permanences :

- aujourd’hui mercredi 24 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

-         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Argenteuil, agents territoriaux appelés à la grève mardi 30 mars. Ils y sont amenés par la politique municipale.

 

La fièvre monte. Il y a de quoi.

 

Heure d’information syndicale le 12 mars

Le vendredi 12 mars dernier, un premier rassemblement initié par les trois syndicats de la Ville à l’occasion d’une heure d’information syndicale, a connu un succès, à la mesure des nombreux problèmes subis par les agents territoriaux de la Ville ces derniers temps. Pour les agents, un refus de restructurations de services sans queue ni tête. Impossibilité de se restaurer correctement. Manque criant d’effectifs. Pressions hiérarchiques inacceptables. Horaires et charge de travail à revoir totalement au service des écoles, à l’encontre des agents ATSEM en particulier…

         Après l’information du 12 mars, voilà un premier appel à l’action pour la semaine prochaine. Un appel à la grève est annoncé pour le mardi 30 mars qui vient. Un rassemblement des agents est organisé à 9 heures, le matin, devant les fenêtres de la municipalité.

         Il est important que les agents de la Ville se retrouvent très nombreux pour discuter, pour établir leur cahier de revendications et décider de comment ils peuvent les faire aboutir.

         Les services de la Ville sont dispersés sur tout l’espace de la commune. Pas facile de faire parvenir partout ce premier rendez-vous et toutes les informations qui suivront.

         Nous appelons nos lecteurs à contribuer à ce que ces informations circulent. Il en va certes en premier lieux des intérêts des agents de la Ville, mais également de ceux de tous les habitants. DM

En grève le mardi 30 mars !

Rassemblement à 9 heures au pied de la mairie

Argenteuil, décès de Gérard JAMME, un ancien militant local du PSU

J’ai connu Gérard à la fin des années 1970 lorsque j’étais instituteur à l’école de la Croix-Duny à Argenteuil. À cette époque, les partis politiques de gauche et les associations de parents d’élèves étaient très actives. Ces dernières avaient un rôle non seulement de soutien des parents d’élèves mais également d’éducation populaire et d’animation collective.

         Avec Gérard, nous n’avons jamais été toujours d’accord. Il avait connu un groupe dissident du PCF, Unir-Débat, puis avait milité au PSU, cette scission de la SFIO né du refus de la Guerre d’Algérie, PSU dont il est resté fidèle jusqu’à sa disparition en 1990. Puis il fut partisan du mouvement des « Alternatifs ».

         Je crois qu’il appréciait l’obstination militante des militants de Lutte ouvrière. C’est ainsi que lors de nos activités et de notre permanence du vendredi dans le centre-ville, j’ai retrouvé sa femme Françoise et sa fille Isabelle. Françoise a figuré sur notre liste lors des dernières élections municipales sur Argenteuil. Gérard appréciait notre banquet.

         Mes amitiés à toute la famille de la part du groupe Lutte ouvrière de la Ville.

         L’inhumation de Gérard, décédé à 79 ans, aura lieu demain jeudi 25 mars à 15 heures au cimetière du Chemin vert à Argenteuil, non loin du quartier du Val d’Argent-Nord. DM