mardi 23 mars 2021

Argenteuil, service de restauration municipale suspendu dans plusieurs écoles, à la population de prendre les choses en main (2)

 

Impéritie des uns, mais initiative de la population, voilà la solution !

 


On peut imaginer aisément que face à ces fermetures intempestives, nombreux sont les parents qui ont dû trouver la solution par eux-mêmes, et qui l’ont trouvée, grâce à la famille, grâce aux voisins, grâce aux autres parents rencontrés au fil des mois en allant chercher leurs enfants.

         Face à une collectivité qui n’a pas beaucoup cherché la solution et qui ne l’a donc pas trouvée, les parents y sont parvenus, grâce à l’engagement collectif et la solidarité.

         C’est certes provisoire et problématique, mais c’est une leçon, en tout cas pour nous, bien au-delà de la situation en question.

         À tous les échelons de la société, face à la crise de l’épidémie, nombre d’élus, de « responsables » patentés et bien rétribués, ont démontré qu’ils avaient d’autres préoccupations en tête que celles de trouver les moyens pour faire face à l’épidémie. Il s’est alors trouvé les « petites mains » pour continuer à faire tourner la société.

         Et, finalement, à l’échelle de ce problème important de restauration, c’est la population elle-même qui trouve les solutions, pendant que ces élus ne savent que trancher dans le vif en appliquant la solution la plus simple, mais la plus simple, seulement pour eux. DM

Ikea : méthodes pas en kit d’un capitaliste de haut vol

 

Les espions bientôt au placard ?

 

Une grève chez Ikea

Plusieurs dirigeants d’Ikea et des policiers sont jugés après qu’un système d’espionnage de salariés, et même de clients, avait été démasqué en 2012. Pour fouiller dans la vie de salariés ou dans celles de candidats à l’embauche, les dirigeants ont payé pour avoir accès à des fichiers de la police.

       Les dirigeants d’Ikéa se sont pris les pieds dans le tapis, mais comment croire que le flicage patronal est une exclusivité Ikea ?  

Intermittents de tous les secteurs en lutte, un texte de la compagnie Jolie Môme

Le sens et le combat de ceux qui occupent les lieux de culture

 

Lors d'une fête de Lutte ouvrière à Presles

Chacun d’entre nous connaît bien sûr Jolie Môme, une compagnie qui a le cœur qui penche du côté des opprimés, et qui diffuse à longueur d’années joie, culture et conscience, à travers des spectacles musicaux bien envoyés. En roue libre comme les autres compagnies depuis un an, ils sont bien sûr de la lutte de tous les Intermittents. Ci-dessous, un texte bien envoyé contre un « embrouilleur » de première, soutien du gouvernement. DM

 

 

 

 

lundi 22 mars 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 22 mars 2021

 De la Commune de 1871 À aujourd'hui : la même guerre de classes, le même besoin d’émancipation des travailleurs

22/03/2021

Il y a 150 ans, le 18 mars 1871, le petit peuple parisien s’insurgeait et proclamait la Commune. Pour ceux qui ne se résignent pas à la domination de la bourgeoisie, c’est, encore aujourd'hui, un fait extraordinaire et enthousiasmant.

La Commune de Paris a été, en France, le premier et le seul pouvoir ouvrier. Du 18 mars au 28 mai 1871, pendant 72 jours, le peuple ouvrier, artisan et boutiquier de Paris - on dirait aujourd'hui le monde du travail - s’est gouverné lui-même.

La bourgeoisie prétend toujours être la seule classe capable de diriger. La Commune a prouvé que les classes laborieuses, les petites gens n’avaient pas besoin de rois, de politiciens, de chefs ou de patrons pour organiser la vie sociale. Elle a fait ce qu’aucun gouvernement bourgeois n’a jamais fait et ne fera jamais : elle a dirigé la société pour qu’elle réponde aux besoins du plus grand nombre. 

En septembre 1870, le pays connut une formidable ébullition politique suite à la défaite contre l’armée prussienne, à la chute de Napoléon III et à la proclamation de la République. Les assemblées et les clubs s’étaient multipliés un peu partout. Et surtout, à Paris, le peuple ouvrier s’était armé et organisé au sein des bataillons de la garde nationale pour se défendre.

Pour le gouvernement républicain bourgeois, c’était la menace d’une révolution ouvrière qu’il fallait tuer dans l’œuf. Lorsqu’il tenta de le faire, le 18 mars 1871, en enlevant les canons gardés dans les quartiers populaires, il déclencha l’insurrection.

Le peuple de Paris organisa alors son propre gouvernement : la Commune. Il choisit des responsables issus de ses rangs, des ouvriers et des militants connus pour leur dévouement aux travailleurs. Aux finances, un ouvrier relieur, Eugène Varlin ; à la commission du travail, Léo Frankel, un ouvrier bijoutier hongrois…

C’en était fini des privilèges, des sinécures et des passe-droits ! Membres de la Commune, chefs de bataillons, fonctionnaires municipaux… tous les responsables étaient élus. Ils trouvaient tout naturel d’être rétribués comme les ouvriers qualifiés, naturel aussi de rendre des comptes. Ils ne s’enfermaient pas dans les palais dorés de la République comme cela se fait aujourd'hui, ils vivaient parmi la population et ils étaient ainsi contrôlés et révocables à tout moment.

Le peuple faisait confiance à ses élus, mais surtout, les élus faisaient confiance au peuple et s’appuyaient sur son action. Associations de quartier, syndicats, coopératives… mille et une initiatives étaient prises pour régler les problèmes des classes laborieuses, et nombre de femmes, comme l’institutrice Louise Michel ou l’ouvrière Victorine Brocher, y tinrent les premiers rôles. 

Il fallait nourrir de toute urgence la population ? Des cantines collectives furent mises sur pied. Il fallait donner un toit à des milliers de familles ? Les Communards décidèrent un moratoire sur les loyers et réquisitionnèrent les logements vacants. Il n’y avait plus de travail ? Ils chargèrent les associations ouvrières de faire tourner les ateliers abandonnés. Il fallait éduquer les enfants ? Les églises furent réquisitionnées et transformées en écoles, des volontaires sollicités…

Le petit peuple de Paris pouvait compter sur un gouvernement qui prenait fait et cause pour le locataire contre le propriétaire, pour l’ouvrier contre le capitaliste, pour le pauvre contre le riche.

Une telle démonstration était intolérable pour la bourgeoisie. Le gouvernement de Thiers écrasa la Commune, fusillant sans autre forme de procès quelque 20 000 Communards.

Aujourd'hui, la société fonctionne à l’inverse des principes de la Commune : le gouvernement dirige au service exclusif d’une minorité richissime, pour les profits et la propriété privée de cette poignée de parasites. C’est ce qui rend la société incapable de trouver les solutions aux maux dramatiques qu’elle génère : le chômage, les crises économiques ou la crise écologique.

C’est ce qui fait que, dans cette pandémie, aucun gouvernement ne veut transformer les vaccins en biens communs de l’humanité, ni réquisitionner les usines et les laboratoires pour les produire en masse. C’est ce qui rend les pouvoirs publics incapables de réquisitionner les logements vacants et, à plus forte raison, d’exproprier les capitalistes qui ferment des usines et transforment des régions entières en déserts industriels.

Non, la Commune n’appartient pas au passé. Elle nous rappelle qu’un autre monde est possible, que l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

 

Achetez Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2745, et Lutte de classe (2,5 euros) n°214

         Lors de nos permanences :

- la prochaine : demain  mercredi 24 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

-         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Fête de Lutte ouvrière 2021 : tout faire pour qu’elle ait lieu

 Vive la fête de Lutte ouvrière !

17 Mars 2021

 

En 2020, malgré la volonté de Lutte ouvrière de maintenir sa fête annuelle, même avec toutes les précautions sanitaires, les autorités l’ont interdite, en juin comme en septembre.

Cette année encore, Lutte ouvrière veut tout faire pour qu’elle ait lieu. L’état d’urgence sanitaire étant prévu jusqu’au 31 mai, la fête n’aura pas lieu, comme il est d’usage, le week-end de la Pentecôte (22, 23 et 24 mai), mais à une date ultérieure qui reste à préciser.

La décision sera suspendue jusqu’au dernier moment à l’autorisation de la préfecture. Mais la situation politique actuelle incite d’autant plus à militer pour que puisse se tenir cette fête qui est, depuis plusieurs décennies, le principal rassemblement festif et politique communiste révolutionnaire, de France, et même d’Europe.

Les prises de parole de Nathalie Arthaud sur la grande scène sont l’occasion de meetings importants. Les multiples débats politiques sur des sujets d’actualité et sur la situation dans les entreprises sont autant de moments de discussions fraternelles, collectives. Et cela revêt une importance cruciale dans la période actuelle.

La fête existe grâce à la présence de milliers de personnes, grâce aussi à l’aide de centaines de sympathisants, de travailleurs, pour monter les stands, les tenir, aider à la décoration, à la cuisine, à l’animation. Tout cela dans une ambiance fraternelle et solidaire qui permet d’échapper, ne serait-ce qu’un court instant, à l’individualisme de la société.

Pour que la fête de Lutte ouvrière 2021 ait lieu, l’aide de tous ceux qui veulent en être est nécessaire. Cela commence par le fait d’en parler dès maintenant, dans les quartiers et les entreprises où nous vivons et militons.

 

Achetez Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2745,

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- la prochaine : mercredi 24 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

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