France 24
La montée de la violence, le
développement des bandes et leur affrontement, les habitants les vivent aussi
ici à Argenteuil. Ce sont les jeunes eux-mêmes qui en sont les premières
victimes, mais c’est toute la population des quartiers et des villes populaires
qui d’une façon ou d’une autre en pâtit particulièrement. Cette situation est
le signe du pourrissement de la société, de la montée des difficultés sociales,
et de l’étiolement des réseaux collectifs. Notre hebdomadaire Lutte ouvrière revient sur le sujet
cette semaine dans l’article ci-dessous. DM
Rixes
entre bandes : la démagogie sécuritaire n’y changera rien
03 Mars 2021
Les 22 et 23 février, dans
l’Essonne, deux adolescents de 14 ans sont morts poignardés dans des bagarres
entre groupes de jeunes rivaux venus de différents quartiers.
Un autre jeune, âgé de 13 ans, a
été gravement touché à la gorge mais a survécu. Le vendredi 26 février, c’est à
Bondy qu’un adolescent était tué par deux autres jeunes.
Quelques heures après les
premiers décès, le 23 février, le ministre Darmanin est intervenu face aux
médias pour annoncer quelques dizaines de policiers en renfort et une réunion
de préfets. Mais il a surtout rejeté la faute de ces violences sur les parents
et sur les messageries utilisées par les jeunes, qui seraient indéchiffrables
pour la police. Il est en revanche facile de déchiffrer dans ces déclarations
une démagogie sécuritaire désormais habituelle, surtout à l’approche des
élections. Mais les coups de menton et les quelques renforts de police ne
changeront rien pour les habitants dont les enfants sont victimes de ces
violences aveugles.
Ces bagarres entre bandes sont
certes loin d’être des faits nouveaux. Depuis toujours, le revers de la société
capitaliste, dominée par les plus riches et leur recherche de profits, est
l’existence de la délinquance et de ces bandes de voyous. Les quartiers
populaires sont les premiers à les subir, du fait du pourrissement de la vie
sociale, sur fond de misère, de chômage et de trafics de drogue. Le
gouvernement, comme les précédents, a contribué à cette dégradation, en
réduisant comme peau de chagrin les services publics accessibles aux familles populaires.
On n’y échappera certainement pas
avec plus de matraque et des leçons de morale sur l’autorité parentale. C’est
en comptant sur la solidarité entre travailleurs, entre voisins, que les
familles populaires qui refusent de faire les frais de ces violences aveugles
ont pu parfois les faire reculer et en protéger les enfants. À ce pourrissement
de la société, il faut opposer la force collective des travailleurs, avec la
volonté d’en finir avec une économie basée sur la loi de la jungle.
Ch.
L. (Lutte ouvrière n°2744)
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30 au marché des Coteaux, et de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-ce dimanche, de 11 heures à midi au marché
Héloïse ;
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