lundi 1 mars 2021

Cantine scolaire et épidémie. Pas de viande à la cantine : une polémique pour faire diversion…

 

Si ce n’était pas une affaire très sérieuse, cela prêterait franchement à rire

 


Le protocole sanitaire pour les cantines scolaires a évolué un peu avant les vacances, en limitant le brassage, et augmentant les distances entre les" groupes classes" à la cantine. Le principe est qu'à un instant donné, il doit y avoir moins d'enfants à la cantine en même temps.

Il y a 3 options pour gérer ce nouveau protocole dans les écoles : 

1- exclure des élèves de la cantine. Certaines villes ont essayé, les familles ne sont évidemment pas d'accord, et de toutes façons c'est illégal. Quand c'est pour une semaine, des familles peuvent essayer de s'arranger, mais ça ne peut pas durer.

2- étendre la pause de midi. Par exemple, au lieu de 11h30-13h30, ce qui permet 2 voire 3 services de cantine, faire 11h-14h, ce qui permet un service de cantine en plus. Mais là, c'est l'Education Nationale qui bloque, car cela veut dire commencer les cours à 8h, et finir à 17h, ce que l'inspection ne veut pas. Et il faudrait du personnel périscolaire en plus.

3- faire manger les enfants plus vite ! C'est hélas la seule option restante. Concrètement, cela veut dire par exemple, pour le dessert, au lieu de donner une pomme, qui prend du temps à croquer ou à couper/éplucher, on donne une compote, ça va évidemment plus vite. Pareil pour un steak, long à couper et mastiquer, une omelette ou un poisson (sans arête) se mange plus vite.

La semaine avant les vacances, on a même eu des prestataires de restauration qui ont proposé 3 fois des raviolis : évidemment c'est rapide à faire et à manger, mais c'est vite lassant, et pas du tout diététique.

Des politiciens ont brodé autour de ce problème pendant les vacances, au lieu de poser la seule question qui vaille : comment faire pour que les enfants mangent correctement, en prenant le temps, et en même temps en respectant les contraintes sanitaires liées à l'épidémie. Mettre des locaux et du personnel en plus, avec le soutien financier de l'Etat ? Ces politiciens n'y pensent même pas.

Argenteuil, conseil départemental du Val d'Oise et série « dépenses inutiles »

 

La barricade de Stalingrad

 

C'est vrai, ans 18 jours, début de la Commune de Paris,

150ème anniversaire cette année

 


Nous sommes partagés entre différentes hypothèses. Le conseil départemental a-t-il de l’argent à jeter par les fenêtres ? Ou bien, prépare-t-il la sécession d’Argenteuil de la partie Jolival-Joliot-Curie-Cité jardins ? Ou bien encore prépare-t-il déjà la barricade pour la Révolution à venir ? En tout cas, voilà les questions que les passants peuvent légitimement se poser à la vue de la construction de l’étonnant rond-point de pierre, dans le cadre des travaux effectués ces derniers mois sur les hauts de Stalingrad à hauteur de l’échangeur de l’A15.

         Certes, le marchand de pierres et l’entreprise de BTP jubilent. Mais pour le reste, à quoi bon ?

         Si le conseil départemental a vraiment de l’argent en trop, il y a des dépenses, utiles celles-là, par exemple celles qui attendent dans les collèges. DM

Grandes surfaces et agriculteurs : contre Leclerc et Aldi, à Lamballe (22), la colère paysanne

 

Une histoire de fumiers

 


Mardi 23 février, les magasins Leclerc et Aldi de Lamballe ont été bloqués par des agriculteurs en colère.

         Ils ont déversé du fumier et des gravats devant les portes des magasins pour protester contre ces grands groupes de la distribution qui leurs imposent des prix d’achat toujours plus bas et réduisent par conséquence les revenus de leur travail. Ce qui est aussi une incitation à utiliser des produits phytosanitaires dangereux.

         En réalité, les agriculteurs comme les consommateurs et les travailleurs de l’agroalimentaire sont victimes des lois du marché capitaliste.