lundi 1 mars 2021

« Le jeune parti communiste : du combat pour créer un parti révolutionnaire au stalinisme » (6) : Avant le congrès de Tours : des années décisives, 1920 : la grève du chemin de fer et ses conséquences politiques

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder, un siècle après le Congrès de Tours de décembre 1920, la naissance du parti communiste en France. Le texte de cet exposé est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposons à partir d’aujourd’hui en feuilleton sur notre blog « lo argenteuil »

 

Le jeune parti communiste : du combat pour créer un parti révolutionnaire au stalinisme

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Avant le congrès de Tours: des années décisives

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Deuxième congrès de l’IC

Un reflux s’amorçait, qui n’était pas propre à la France. Au printemps 1920, le pouvoir soviétique sortait victorieux de la guerre civile. Mais après une série de révolutions en Allemagne, en Hongrie, des situations révolutionnaires dans plusieurs pays d’Europe, le pouvoir de la bourgeoisie s’était stabilisé. La prise du pouvoir par le prolétariat n’était plus à l’ordre du jour immédiat. La Russie soviétique se retrouvait isolée, ce qui allait poser des problèmes terribles aux bolcheviks car l’arriération économique du pays et les dévastations de la guerre menée par les Blancs menaçaient la survie du jeune État ouvrier.

Plus que jamais, le sort de révolution russe était lié à l’évolution de la situation politique mondiale et à la capacité du prolétariat de prendre le pouvoir lors de la prochaine montée révolutionnaire. Pour cela il était urgent de former des partis communistes dans tous les pays pour transmettre l’expérience du bolchevisme: celle dun parti ayant appris à sorienter dans des périodes de reflux comme dans des périodes de montées, dans l’opposition ou au pouvoir; dun parti qui sest trempé en affrontant collectivement ces changements rapides de situations. Cette expérience, Lénine et les bolcheviks cherchaient à la transmettre par des textes diffusés dans tous les pays, par l’envoi de cadres, par des moyens financiers mis, modérément, à disposition des communistes étrangers, mais surtout en proposant une politique pour les travailleurs du monde entier. C’était l’objectif du Deuxième congrès de l’IC, en juillet 1920.

Mais les partis ou les groupes militants qui se tournaient vers l’Internationale, poussés par l’attraction toujours très vive exercée par la révolution russe sur des millions d’opprimés, étaient loin d’être sur la même longueur d’onde que les bolcheviks. Deux dérives les menaçaient. D’un côté certains ne venaient que pour profiter du prestige des bolcheviks et voulaient poursuivre les vieilles pratiques parlementaires et réformistes des partis socialistes et sociaux-démocrates. D’autres, qualifiés de gauchistes par Lénine, rejetaient toute participation aux élections et tout travail dans les syndicats réformistes alors qu’ils organisaient encore des millions de travailleurs. Diffuser et implanter les idées communistes auprès de larges masses en utilisant tous les moyens, y compris les élections, était indispensable. Pour tenter de lutter contre les deux écueils, opportunisme et gauchisme, et écarter les indésirables, 21 conditions d’adhésion à l’IC furent établies.

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(Demain : Avant le congrès de Tours: des années décisives, Le congrès de Tours) 

 


 

dimanche 28 février 2021

Pass sanitaire, sujet de diversion - l’obstacle du « brevet » - métro-boulot- dodo, les travailleurs confinés… au travail… Les lieux de travail c’est la boîte noire… Les interventions de Nathalie Arthaud sur LCI vendredi soir

Covid-19 : un dépistage massif est possible. L’expérience d’Eaubonne dans le Val d’Oise

Quand les moyens sont mobilisés, tout devient possible


 Toujours aussi valable

La ville d'Eaubonne a été sévèrement touchée depuis le début de l’année par un nombre notable de cas de Covid dans les établissements scolaires. Tout d'abord, une école primaire avec 14 adultes a été fermée, les parents étant incités à faire tester leurs enfants (la FCPE des parents d’élèves de l'école a compté au moins 37 cas). Dans un collège, une classe a d’abord été fermée (suite à 7 cas), puis le collège lui-même l’a été entièrement à cause de plusieurs cas avec variants (le "sud-africain") et de nombreux élèves testés positifs. À cela il faut ajouter la fermeture d’une classe dans une autre école, et encore une classe dans le lycée. Bref, il devenait urgent de savoir où en était l'épidémie sur la ville. 

         En conséquence, la municipalité avec l’ARS et des associations a organisé un dépistage massif juste avant les vacances : en 3 jours, au volontariat pourtant, 1500 personne ont été testées dans le grand gymnase municipal du Luat.

.        Bref, quand on veut, on peut. Que ne pourrait pas faire l’État avec de tout autres moyens qui sont les siens. Mais, depuis un an, il l’a prouvé, ce n’est pas là sa préoccupation principale.

         Ce dépistage a été rondement mené, la communication sur cette opération a été efficace, les associations ont relayé par leurs propres réseaux. Sans panique, tous ceux qui le souhaitaient ont pu faire le test.

         Au final, seuls 23 personnes étaient positives parmi ces 1500 personnes, soit un taux dans la moyenne nationale, ce qui est rassurant. Et bien moindre, donc, que la moyenne dans les établissements scolaires. DM

 

Achetez Lutte ouvrière (1,2 euro).

         Lors de nos permanences :

- ce samedi : de 10 heures 45 à 11 heures 45  au marché de la Colonie ;

-ce dimanche, de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-mercredi 3 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

         Chez les marchands de presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Argenteuil, Orgemont-sud, Orgemont-extrême-nord, un projet municipal à très courte vue

 

Pourquoi déshabiller Brossolette pour habiller Orgemont ?

 

Maison de quartier Guy Môquet

À l’école Brossolette des bas d’Orgemont, les enseignants et les parents d’élèves ne sont pas d’accord avec le projet de la municipalité de récupérer un local de l’école pour y installer une annexe de la Maison de quartier Orgemont-Volembert Guy Môquet. Ils ont bien sûr raison.

         Pour la municipalité, il s’agirait de faciliter les liens entre elle et les habitants du quartier d’Orgemont. Aujourd’hui, ces derniers doivent se rendre, non pas au bout du monde, mais à la Maison du quartier Orgemont-Volembert, la Maison Guy Môquet, sise il est vrai au-delà de l’échangeur peu sympathique de l’A15.

         Pourtant, les dimensions de cette édifice reconstruit il y a peu de temps visaient à ce que des activités et des services permettent de dépasser cette coupure spatiale, et d’unifier autant faire se peut un quartier excentrique et populaire à un quartier plus proche du centre et composée majoritairement d’une population plus aisée. Une idée pas fausse au demeurant.

         En tout cas, si l’abandon de cet objectif est regrettable, il n’est pas question de dépouiller l’école Brossolette d’un local pour édifier un local communal supplémentaire qui doit bien trouver sa place ailleurs. DM