vendredi 26 février 2021

ZAD Triangle de Gonesse : l’État veut laisser le dernier mot aux investisseurs

 

L’aménagement du territoire, une affaire de profit, loin des intérêts de la société

Il y a quelques jours, une intervention policière a délogé les militants qui occupaient la Zone À  Défendre de la future gare de Gonesse de la ligne 17.

         Il est clair que l’État ne tient pas à la cristallisation d’une ZAD dans cet espace dédié le plus rapidement possible aux investisseurs. Pas question d’un nouvel épisode de la série « Notre Dame des Landes ».

         Mais il n’est pas dit que ce soit la première et la dernière tentative en la matière. Ci-joint le communiqué des associations qui mènent le combat dans le triangle de Gonesse, et que nous diffusons bien volontiers. DM



 

 

 

Grèves en France en 1919. Mouvement communiste : « Le jeune parti communiste : du combat pour créer un parti révolutionnaire au stalinisme » (4

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder, un siècle après le Congrès de Tours de décembre 1920, la naissance du parti communiste en France. Le texte de cet exposé est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposons à partir d’aujourd’hui en feuilleton sur notre blog « lo argenteuil »

 

Le jeune parti communiste : du combat pour créer un parti révolutionnaire au stalinisme

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Avant le congrès de Tours: des années décisives

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Grèves en France en 1919

 

En France il n’y eut pas de vague révolutionnaire. Malgré le 1,4 million de morts, les «gueules cassées», la destruction de régions entières, l’endettement monstrueux et l’inflation qui en résultait, la France se retrouvait en novembre 1918 du côté des vainqueurs. L’ivresse de la victoire donna un répit à la bourgeoisie française.

Pour autant, la guerre avait politisé toute une génération de travailleurs et de jeunes intellectuels. Ces jeunes «nés de la guerre» ne voulaient plus du capitalisme responsable de la boucherie mondiale. Malgré l’armistice, la France poursuivait la guerre contre l’Armée rouge, en Ukraine, en Roumanie, en Pologne. En avril 1919, des mutineries éclatèrent dans la flotte française de la mer Noire.

La vie chère, les lenteurs de la démobilisation, la poursuite de l’exploitation dans les usines, déclenchèrent au printemps 1919, une vague de grèves, dans les mines de Lorraine, dans la confection au Havre et surtout dans la métallurgie parisienne. Pour tenter de les juguler Clemenceau concéda la journée de 8 heures et mit en place des conventions collectives à négocier entre patronat et dirigeants syndicaux. Cela ne suffit pas. En juin 1919, 160000 ouvriers métallurgistes étaient encore en grève.

Ces grèves étaient minoritaires mais très politiques. En juin, Pierre Monatte écrivait: «De mécontentement en mécontentement, de grève en grève, de grève mi-corporative et mi-politique à grève purement politique, on va tout droit à la faillite de la bourgeoisie, c’est-à-dire à la révolution.» Mais Monatte se trompait sur un point: ces grèves ne pouvaient pas aller àla révolution spontanément. La direction de la CGT, Léon Jouhaux en tête, fit tout pour que ces grèves ne se généralisent pas. Elle ne permit pas que les travailleurs prennent confiance dans leur force collective.

Trotsky précisait: «Ces grèves spontanées qui tendent à se transformer en initiatives révolutionnaires ne peuvent mener à la victoire sans l’existence d’une organisation révolutionnaire authentique qui ne mente pas aux travailleurs, qui ne les trompe pas, qui ne les enferme pas dans les cloaques du parlementarisme ou de la collaboration de classes, mais les conduise, sans dévier d’un pouce, vers le but final.[1]»

1 Trotsky, Le socialisme français à la veille de la révolution, 20 novembre 1919

(Demain : Avant le congrès de Tours: des années décisives, Les révolutionnaires, divisés et dispersés dans la SFIO et dans la CGT)

 


 

jeudi 25 février 2021

Dassault-Argenteuil : cluster à l’usine, ce qui n’a rien de surprenant

 

L’entreprise, un lieu essentiel de la diffusion de l’épidémie


Malgré l’épidémie, la direction de l'usine d’Argenteuil a tout fait pour maintenir la production au niveau habituel, se contentant de prendre des mesures démonstratives au... restaurant d'entreprise. En particulier, elle a réduit le télétravail au maximum. Dans les ateliers les postes de travail ne permettent toujours pas le respect de la distanciation pourtant nécessaire à la prévention de l'épidémie. Conséquence, aujourd'hui, un cluster d'une vingtaine de travailleurs, qui auraient pu et dû être mis en télétravail, est déclaré sur le site d'Argenteuil.    

         Bref, comme le disaient des dirigeants de Dassault Aviation lors de l'arrivée de l'épidémie l'an dernier : " Coute que coûte pour le chiffre d'affaires". L'ironie de la situation c'est qu'aujourd'hui le directeur de l'usine d'Argenteuil ainsi que son adjoint sont positifs au Covid et il semble que le directeur du personnel le soit également.

         Si, eux, sont candidats pour mettre leur vie en danger pour les actionnaires, c'est leur affaire. Mais les travailleurs de l'établissement ne sont pas décidés à servir de martyrs pour les dividendes.

Vidal et « l’islamo-gauchisme » : la gangrène s’étend dans le gouvernement. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

Vidal et « l’islamo-gauchisme » : la gangrène s’étend dans le gouvernement

24 Février 2021

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, a créé l’émoi en prétendant sur CNews que l’université serait gangrenée par l’islamo-gauchisme, ajoutant qu’elle demanderait une enquête au CNRS, principal organisme public de recherche en France.

 


Le manque de moyens général des universités, le fait que de nombreux étudiants aient à peine les moyens de se nourrir, cela ne préoccupe pas trop la ministre. Dans la même émission, elle s’est dite satisfaite de la dernière loi du gouvernement sur la recherche, des repas à 1 euro pour les étudiants et des chèques proposés pour aller consulter le psychologue.

Quelle est donc cette menace, l’islamo-gauchisme, qui préoccupe tant cette ministre ? Elle a été bien en peine de le préciser, évoquant des sujets de recherches menées par certains universitaires. Pas de quoi faire trembler l’université sur ses bases ! En réalité, le terme d’islamo-gauchisme est brandi pour faire taire tous ceux qui critiquent l’impérialisme français ou n’acceptent pas qu’on fasse des musulmans en général des boucs émissaires, en les cataloguant comme des défenseurs des terroristes islamistes.

De nombreux chercheurs, et jusqu’à la conférence des présidents d’université, ont tenu à prendre position contre cet appel de la ministre à débusquer les prétendus ennemis de l’intérieur qui s’abriteraient derrière le paravent universitaire.

Cet appel n’est d’ailleurs pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. La ministre reprend des propos déjà tenus cet automne par son collègue Blanquer après le vote de la loi sur le « séparatisme » visant les musulmans, après les propos de Darmanin trouvant Le Pen « trop molle ». Cette intervention s’inscrit dans la politique de Macron visant à séduire un électorat réactionnaire sensible aux thèmes d’extrême droite, en vue de la présidentielle de 2022.

Microbiologiste et ancienne présidente d’université, Vidal n’était peut-être pas une politicienne professionnelle, mais elle a bien vite appris de ses amis comment manier la démagogie, brandir des mensonges et les maintenir envers et contre tout ; une gangrène qui, elle, peut s’étendre très vite.

                                                                Sacha Kami (Lutte ouvrière n°2743)

Achetez Lutte ouvrière (1,2 euro).

-Aujourd’hui jeudi 25 février, centre commercial de la cité Joliot-Curie de 11 heures à 11 heures 45 ;

         Chez les marchands de presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Offensive patronale 2021, réponse des travailleurs. Chronique (2).

Sur le présent blog, voilà une nouvelle rubrique : « Offensive patronale 2021, réponse des travailleurs », sur laquelle nous reviendrons nous l’espérons suivant, et que nous inaugurons par la brève suivante.

Ewellix (Chambéry, zone de Bissy) :  La grève, c’est bon pour le moral…et le portefeuille

 


Ce mardi 23 février, une centaine de travailleurs du site chambérien d’Ewellix (ex SKF), où sont produits des roulements se sont mis en grève. Une façon de montrer qu’ils n’acceptaient pas les propositions de la direction faites dans le cadre des négociations salariales (NAO) : un 0,5 % qui faisait suite à un zéro pointé l’an passé suivi d’une quasi disparition des primes d’intéressement et aux pertes de revenus liées au chômage partiel. Pour les grévistes, un rattrapage s’imposait face à un directeur qui ne cache pas son mépris et est connu pour avoir mené à bien la fermeture de plusieurs entreprises.

         Après une matinée devant le portail, la production étant à l'arrêt, la direction a finalement lâché un peu plus de 2 %, versés de façon fractionnée et en prenant en compte les augmentations individuelles pour lesquelles elle s’est engagée. Le paiement des heures de grève de l’équipe du matin a été obtenu. Même si pour certains le compte n’y était pas, ce qui a été arraché l’a été par la lutte.

         La force collective, la camaraderie qui se sont exprimées compteront pour les combats qui restent à mener.