lundi 22 février 2021

Argenteuil, Val d’Oise, Éducation, le refus du gouvernement de doter l’Éducation nationale des moyens nécessaires de remplacement

 

À tous d’exiger la hausse drastique des moyens

 

                                                Canalblog

Je reviens aujourd’hui sur le sujet du non remplacement pendant sept semaines d’un enseignant de CM1 à l’école des Coteaux d’Argenteuil, qui a fait l’objet d’un article de La Gazette du Val d’Oise. Cette dernière rapporte le point de vue de la direction académique du Val d’Oise dans des termes suivants empreints finalement d’une grande naïveté ou d’un incontestable cynisme : « On a une enveloppe budgétaire pour les remplaçants qui correspond à une période hors crise sanitaire. Donc, on fait ce qu'on peut avec les moyens dont on dispose… » Au moins cela a le mérite de la clarté.

         Et c’est bien là le scandale. Le gouvernement a voulu maintenir l’École malgré l’épidémie, mais sans se donner les moyens humains pour faire face au surcroît d’arrêts-maladie concernant les enseignants touchés par le Covid. L’épidémie a augmenté le nombre des remplacements à effectuer, alors que dans le même temps, se réduisait le nombre de remplaçants touchés eux aussi dans les mêmes proportions par la contamination.

         Cela était prévisible, et en conséquence, depuis le début 2020, le gouvernement avait largement le temps d’anticiper. Ensuite, la direction académique fait « ce (qu’elle peut) avec les moyens constants dont elle dispose» selon   les propres termes de ses responsables.

         Tout cela sur le dos de l’avenir des élèves. Assez ! DM

RATP – Bus : contaminer plus pour gagner plus. Une correspondance de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 RATP – Bus : contaminer plus pour gagner plus

17 Février 2021

Après s’être opposée jusqu’en avril 2020 au port du masque parce qu’il créerait un climat anxiogène pour les voyageurs et gênerait la conduite, la direction de la RATP avait été contrainte de prendre des mesures, dont la suspension de la vente des tickets à bord des bus.

Alors que les formes plus contagieuses du Covid progressent, elle revient sur ces mesures de protection.

Depuis mars 2020, une distance de sécurité entre passagers et conducteur est assurée, notamment par un plexiglas de protection et la suspension de la vente à bord. Peu avant le deuxième confinement, les syndicats et l’inspection du travail avaient déjà dû s’opposer au souhait de la RATP de revenir en arrière. Mais lundi 15 février, malgré la diffusion importante des formes plus contagieuses du coronavirus en région parisienne, la RATP a choisi de reprendre la vente. Elle a même été jusqu’à faire retirer les plexiglas de protection, à la grande surprise de la plupart des conducteurs qui découvraient la situation en montant dans leur bus et au grand agacement des ouvriers qui devaient démonter en urgence ce qu’ils avaient monté il y a quelques mois.

Les motifs avancés par la direction se réduisent au fait que la vente aurait repris depuis juin dans le réseau de grande couronne ouvert à la concurrence, principalement assuré par des filiales d’entreprises publiques comme Transdev (Caisse des dépôts) ou Keolis (SNCF). Non seulement ce n’est pas une raison pour contribuer à propager l’épidémie mais, en plus, c’est largement inexact : ces ventes ne se font que par paiement sans contact, alors que la RATP veut obliger les conducteurs à manipuler la monnaie. La direction avait aussi prétendu que sa décision avait été validée, alors que des courriers récents de l’inspection du travail comme de certains médecins du travail appellent au contraire à sa suspension.

Bien des conducteurs placent leurs espoirs dans une nouvelle intervention de l’inspection du travail. Cependant, ce n’est pas à des experts de décider des risques que les travailleurs ont à prendre ou non. L’avis de ceux qui sont en première ligne doit prévaloir.

Une pétition circule et des conducteurs se sont mis en grève le 15 février contre cette décision consternante, qui met en danger leur santé et celle de leur entourage. La colère s’accumule face à une direction irresponsable, prête à tout pour grappiller quelques sous et tenant à affirmer qu’elle fait ce qu’elle veut, quand elle veut.

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2742)

 

Vélib : ça roule pour les Mulliez

 

Profits dopés à la subvention

 


La société qui exploite les Vélib' à Paris, Smovengo, vient d'obtenir une révision de son contrat avec la Ville de Paris, qui va lui rapporter entre 12 et 18 millions d'euros supplémentaires. Une augmentation des abonnements devrait avoir lieu au mois de mars.

         Loin d'être une petite PME, Smovengo est contrôlée par le groupe Mobivia, qui gère aussi Norauto, Midas et qui est possédée par la richissime famille Mulliez.

         Les subventions publiques, il n’y a rien de tel pour doper les profits !