dimanche 21 février 2021

Salaires ouvriers à la baisse, moyens des députés à la hausse : pour le contentement des serviteurs

 

Très chers élus

17 Février 2021

Mercredi 3 février, les députés chargés de cette question ont décidé d’augmenter de 15 % les indemnités de fonctionnement de tous les membres de l’Assemblée nationale, les faisant passer de 18 950 à 21 800 euros par an.

Ces sommes, comme leur nom l’indique, viennent en plus de leur rémunération qui se situe aux alentours de 5 700 euros net par mois.

Le fait en soi a déjà de quoi choquer tous les travailleurs, auxquels on explique à longueur de journée qu’ils doivent se contenter de vivre avec 1 100 euros par mois et se considérer comme des privilégiés s’ils atteignent les 2 000 euros.

Quant à la justification, il fallait oser ! Cette augmentation serait justifiée par le Covid, qui empêche ces valeureux élus de se déplacer vers leurs électeurs et leur impose des frais postaux plus importants.

Ils ne sont que des gagne-petit à côté des vrais maîtres de la société, qui ont vu leur fortune augmenter en millions ou en milliards d’euros en un an. Leur mépris et de leur arrogance n’en mériteraient pas moins de leur être renvoyée et sans mettre de timbre !

                                                      Marion AJAR (Lutte ouvrière n°2742)

 

Quant à la présence...

Conseils de prudhomme : une sévère baisse des effectifs. L’exemple de la Haute-Marne

 

Les recours des travailleurs de plus en plus difficiles

 


Une baisse d'effectif est programmée au Conseil des prudhommes de Haute-Marne. Le nombre d’affaires a baissé entre 2019 et 2020, passant de 97 à 79, du fait de la crise sanitaire. Le nombre de conseillers pourrait passer de 74 à 40, soit une baisse de 46%, selon un projet du ministère de la justice.

         Cette baisse fait suite à une autre mesure qui avait programmé la fusion entre les conseils de prudhommes de Chaumont et de Saint-Dizier, en 2009. Cela avait posé des problèmes matériels et rendu plus difficile pour beaucoup de salariés la possibilité de se défendre.

         Toutes ces attaques, font partie d’une politique menée au plus haut sommet de l’État pour rendre de plus en plus difficile les recours des travailleurs devant les Prud’hommes : procédure alourdie, plafond fortement diminué pour les indemnités de licenciement et au final baisse des effectifs. Bref  tout ça pour donner carte blanche au patronat et lui laisser encore plus que d’habitude les mains libres d’imposer ses lois dans les entreprises.

samedi 20 février 2021

Licenciements : PPG Bezons, les travailleurs menacés de licenciement au tribunal de Pontoise hier matin

 

C’est PPG qui devrait directement se retrouver au tribunal pour « licenciements » et « atteinte à la vie des gens »



 

Une partie des travailleurs menacés de licenciement de PPG se sont rassemblés ce matin devant le tribunal de Pontoise. Une audience avait lieu les concernant puisqu’ils demandent qu’une partie manquante des documents dont ils ont besoin dans le cadre de la procédure de licenciement leur soient communiqués, des informations que la direction de l’entreprise leur refuse jusqu’à présent.

         PPR est un segment de l’ancienne entreprise Hutchinson de Bezons, laquelle elle-même prit la suite de l’usine historique dans la localité du Joint français.

         Le groupe PPR est riche à milliards. Mais ses actionnaires en veulent davantage. Pour cela, ils veulent faire travailler plus les ouvriers du groupe, puisque moins nombreux dans un nombre réduit de sites de production.

         Contre cette musique connue du capitalisme et de son absurdité, les travailleurs de PPG doivent continuer à vendre chèrement leur peau. En attendant que la force de tous les travailleurs menacés par des licenciements comparables à l’échelle du pays (qui se comptent par dizaines de milliers) se lève et mette fin à l’offensive des actionnaires qui se croient tout permis aujourd’hui.  DM