Ces jours derniers, la grande
majorité des magasins Ikéa a été touchée par la mobilisation des personnels.
Ceux de Franconville étaient dans l’action. La brève ci-dessous de nos
camarades de Normandie indique que c’est la question des salaires et des effectifs qui est au cœur
de cette mobilisation.
Cela
n’est pas propre aux travailleurs d’Ikéa, mais à des millions et des millions
de travailleurs.
La
hausse substantielle devient une urgence absolue. L'embauche massive également. C’est la mobilisation décidée
de tous qui y conduira.
À
Franconville
À Tourville-la-Rivière (Seine-Maritime)
Lundi 14 décembre, une grande
partie des travailleurs d’Ikea à Tourville-la-Rivière (agglomération de Rouen),
se sont mis en grève. Ils accueillaient les clients devant l’entrée du magasin,
derrière une pancarte arborant des carottes et portant l’inscription
« Merci pour tout, voilà votre récompense ». Ils participaient à un
mouvement national de grève qui a touché une bonne partie des magasins de la
multinationale en France.
Leur
colère a éclaté suite à l’annonce de la direction de ne pas verser de primes
aux salariés en 2020, contrairement aux années précédentes. Ikea France n’a
pourtant pas rien perdu cette année au niveau de son chiffre d’affaires qui est
le même qu’en 2019, autour de 2,8 milliards d’euros. Les salariés ne croient
pas les dirigeants d’un groupe riche à milliards qui évoquent une perte bidon
de 38 millions d’euros. Ils réclament d’ailleurs la transparence des comptes de
l’entreprise.
Pour les
travailleurs, la suppression de leurs primes est la goutte d’eau qui a fait
déborder le vase. Leurs conditions de travail sont devenues épuisantes avec la
mise en place du « clic and collect » qui demande notamment plus de
préparations et de manutentions des marchandises. Pas à une provocation près,
quelques jours avant l’annonce de l’absence de participation aux bénéfices,
Ikea France a osé « offrir » à chaque employé un sapin et un bon
d’achat de 15 euros… à utiliser chez Ikea.
Face à
ces patrons pleins de morgue, les travailleurs d’Ikea ont répondu avec le seul
langage que comprennent les exploiteurs : la grève !