lundi 23 novembre 2020

Éducation : Une expérimentation d’autoritarisme ? En tout cas, un avertissement pour tous

 

Une tentative de remise au pas dans un lycée de Bordeaux

 


Vendredi 20 novembre dans l'après-midi, tous les personnels du Lycée François-Mauriac de Bordeaux ont reçu par mail un courrier de la rectrice. Ils ont ainsi appris qu'ils auraient une nouvelle équipe de direction dès le lundi suivant ! Le proviseur et son adjointe sont « mutés » et remplacés en urgence. C'est une procédure exceptionnelle.

Selon la rectrice, il s'agirait d'emmener le lycée « vers de nouveaux horizons ». La réalité est évidemment moins poétique. Il s'agit d'une nouvelle manifestation d'un autoritarisme qui se fait de plus en plus fréquent et menaçant dans l'Éducation nationale. Les personnels du lycée étaient fortement mobilisés lors du mouvement contre la réforme des retraites et contre les réformes Blanquer. La nouvelle direction aura pour mission de mieux tenir ses troupes que la précédente.

Dans le même temps, la rectrice envoyait des courriers à 3 enseignants du lycée qui avaient manifesté lors des nouvelles épreuves controversées de contrôle continu en janvier 2020. Ils sont informés qu'ils seront, à minima, avertis ou blâmés et sont susceptibles d'être convoqués devant une Commission de discipline comme l'ont été les 4 collègues de Melle dans l'Académie de Poitiers.

L'intimidation envers tous et l'acharnement contre des collègues militants devront entrainer une réponse solidaire et collective.


Brésil : un meurtre raciste

 

Plus que jamais, la nécessité de l’union de tous les travailleurs

Les images de Joao Alberto Silveira Freitas, un Noir de 40 ans, jeté à terre puis battu à mort par deux vigiles d’un magasin Carrefour de Porto Alegre au Brésil ont suscité la colère. Une scène qui rappelle l’assassinat de George Floyd par des policiers américains. Au Brésil, le racisme est toujours présent et il est utilisé comme arme par la classe dominante pour diviser les exploités, alors que face à l’approfondissement de la crise du capitalisme, ils doivent, plus que jamais, unir leurs forces.

ABH-Argenteuil-Bezons : des dépenses importantes, un petit tour et puis, au final, pour rien

 

Quel gâchis, alors qu’il y a tant à faire

 


 


Le bailleur dit "social" AB-Habitat, devenu il est vrai « coopérative », ne devrait avoir comme souci unique que de gérer au mieux et au plus près les recettes provenant pour l’essentiel de la collecte des loyers. Mais depuis plusieurs années, il a donné la preuve qu’il y avait de l’argent en trop qu’il comptait utiliser à sa guise, et pour un piètre résultat.

         Avant 2014, sous l’impulsion de feu son vice-président (toujours membre du conseil d’administration actuel), ABH décidait l’achat controversé de l’ancien restaurant chinois du carrefour Leclerc-Jaurès. L’achat et le réaménagement pour en faire une salle importante de réunion de 150 places coûtèrent. Combien de réunion se tinrent depuis dans cette salle ? Deux ? Trois ? En six ans !

         Cette salle, L’Agora, est toujours en déshérence, mais aménagée…

         Il y eut à la même époque, la mise en place de la « Fabrique solidaire » à l’emplacement du Secours populaire, sur la placette Gabriel Péri, dans le centre d’Argenteuil. Des activités associatives furent mises en place. Mais comme chacun sait entre ce genre de structure et les projets électoraux il n’y a qu’un pas.

         Six ans après, et le double échec de son initiateur, cette Fabrique est sur la fin. Il serait question qu’elle soit reprise en délégation de service public par une association.

         Bref, tout cela a coûté beaucoup d’argent. Et finalement pour quel résultat, malgré l’engagement, pour la Fabrique, de quelques bénévoles qui doivent l’avoir un peu mauvaise ? DM