samedi 21 novembre 2020

France et pauvreté : une paupérisation grandissante

 

Un acte d’accusation contre cette économie capitaliste


 

Les dernières données des associations caritatives confirment que la pauvreté, en forte hausse depuis la crise de 2008, s’est encore étendue depuis le déclenchement de la crise sanitaire. En 20 ans, le nombre d’enfants et de jeunes adultes vivant dans les foyers les plus modestes a augmenté de 42 %. Près de 10 millions vivent avec un revenu médian de 537 euros, soit la moitié du seuil de pauvreté. Une personne sur cinq est à découvert et une sur trois rencontre des difficultés à régler ses dépenses d'énergie, une sur deux sacrifie la qualité de son alimentation voire saute des repas. Quant aux sans domicile, ils sont 300 000, un chiffre qui a doublé en 8 ans.

Un inventaire dramatique qui est un acte d’accusation de cette économie capitaliste. Et nous sommes parmi les pays dits riches de la planète !

 

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Epidémie : inégalité sociale face au Coronavirus…

 

Selon que l’on est puissant ou misérable…

 


Une étude universitaire a montré les écarts de surmortalité attribuée au coronavirus dans le département des Hauts-de-Seine. Elle est de 14 % pour les habitants de Boulogne, ville riche, mais de 64 % pour ceux vivant à Gennevilliers et de 93 % à Villeneuve-la-Garenne, villes populaires dont la population est pourtant plus jeune, mais qui vit dans des logements surpeuplés et est davantage exposée au virus dans les transports et au travail.

Ce virus est mortel, mais les inégalités que cette société creuse, tout autant.

Complotisme : Un poison pour les consciences. Le second article sur le sujet de notre hebdomadaire Lutte ouvrière…

 Un poison pour les consciences

18 Novembre 2020

Les mensonges répétés des gouvernements dans la crise actuelle du Covid-19 comme dans de multiples domaines, leurs décisions politiques systématiquement dictées par les intérêts des grands groupes capitalistes, alimentent les idées complotistes.

Ces théories, reflet des peurs engendrées par les crises multiples du capitalisme, sont un poison pour la conscience des opprimés.

La domination de la bourgeoisie sur toute la société est évidemment bien réelle, mais elle n’est pas une sorte de complot ourdi par un petit groupe occulte de milliardaires. Il n’y a là aucun secret. Les capitalistes les plus puissants sont connus. Si beaucoup préfèrent vivre discrètement, ils ne se cachent pas spécialement. Quelques-uns choisissent même de se mettre en scène. Certains sont les héritiers de familles bourgeoises anciennes, comme David Rockefeller cité dans Hold-up. D’autres, Jeff Bezos, Bill Gates, Bernard Arnault, Warren Buffet, etc., se sont enrichis plus récemment dans le numérique, le luxe ou la finance.

La domination des capitalistes est sociale : ils tiennent leur pouvoir de leur propriété sur les principaux moyens de production, qui leur permet de s’approprier les richesses créées par des centaines de millions de travailleurs dans le monde. Parce qu’ils possèdent les capitaux, ils décident des secteurs économiques dans lesquels investir, des pays ou des régions dans lesquels ouvrir ou fermer des usines, avec comme seule ligne de conduite : « le profit maximum » et « après moi le déluge » ! Aucun secteur, pas plus celui de la santé et de la pharmacie que celui de l’agroalimentaire, n’échappe à leur emprise. C’est cette appropriation systématique, légale, de tout l’appareil économique indispensable à la satisfaction des besoins de l’humanité qui fait de la classe capitaliste une menace pour l’avenir.

La bourgeoisie n’a pas besoin de comploter pour régner. Ses capitaux lui permettent de se payer des journaux, des chaînes de télévision et les journalistes vedettes qui les animent. Elle n’a pas eu besoin de faire un hold-up sur les gouvernements ou les institutions. Les appareils d’État ont été bâtis pour servir ses intérêts. Ils sont dirigés par des hommes et des femmes qui appartiennent à son monde, ont été formés dans ses grandes écoles, font des allers-retours permanents entre le privé et le public. Ces dirigeants politiques défendent « quoi qu’il en coûte » les intérêts de la bourgeoisie au détriment de ceux des classes populaires. Cela passe par les coupes claires dans les budgets des hôpitaux publics ou le préachat des vaccins auprès des grands laboratoires. Partout dans le monde, ils mentent en présentant les intérêts patronaux comme ceux de la collectivité. Sans avoir eu besoin de la fabriquer avec un machiavélisme délirant, ils utilisent la pandémie actuelle, comme toutes les crises, pour favoriser un peu plus la fraction la plus puissante de la bourgeoisie.

Se borner à dénoncer les « gros », les « élites » sans jamais analyser et dénoncer le système capitaliste et l’exploitation est un thème classique des démagogues d’extrême droite. Parler de complot, invoquer une action secrète du forum économique de Davos, du FMI, de l’OMS ou de toute autre institution internationale, revient à masquer les mécanismes réels du système, à élever devant les yeux des travailleurs un rideau de fumée pour leur cacher leur véritable ennemi. Ainsi, aucune perspective, aucun programme d’action n’est offert aux exploités pour changer leur sort par eux-mêmes.

Au fond, les complotistes prêchent le fatalisme et la résignation. Ils alimentent le fonds de commerce des démagogues, en particulier d’extrême droite, à la recherche de boucs émissaires pour pouvoir se présenter eux-mêmes comme des sauveurs du peuple. Les travailleurs conscients ne doivent pas avaler ce poison.

                                                                       Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2729)

Argenteuil quartiers populaires, Val-Sud : périphérie proche du centre mais touchée par bien des difficultés

 

La crise également ici. La nécessité d’une véritable Maison de quartier avenue Maurice Utrillo

 

Les habitants l’attendent toujours

La tentative d’incendie de l’école maternelle La Croix-Duny et bien d’autres incidents lors de ces dernières semaines en liaison avec ceux du Val-Nord, indiquent qu’il ne sera pas simple dans le quartier du Val-Sud de « réinventer la vie de quartier », puisque tel est l’objectif affiché de la municipalité actuelle. Et cela d’autant plus dans les circonstances de ce moment d’aggravation de la crise qui se profile.

 



         Comme son homologue de l’autre côté des voies SNCF, le « Val-Sud » est un quartier essentiellement populaire, mêlant certes une fraction de la population au chômage de longue durée, mais de très nombreux travailleurs et des retraités. Son caractère périphérique dans la cité, l’est moins que pour le Val-Nord, puisqu’en un quart d’heures –vingt minutes à pied, on peut rejoindre le centre et la mairie par exemple.

         Ce quartier dispose de la poste principale, certes sous-dimensionnée, et d’une surface commerciale moyenne (sous l’enseigne « Auchan » actuellement) qui joue un rôle commercial et de sociabilité majeur depuis l’origine du quartier il y a près de 50 ans.

 

Une poste sous-dimensionnée

         Ce qui manque ce sont des équipements publics communaux au centre du quartier qui pourraient aider à la dynamisation de celui-ci.

         L’ « espace-famille » qui jouait un rôle important malgré sa position excentrée dans le quartier, rue d’Ascq, a été démantelé durant le mandat précédent de la municipalité actuelle, au profit d’une école privée bien particulière. La municipalité revendique aujourd’hui son déménagement dans de nouveaux locaux, square Jean Baillet. Nous jugerons ce que cela amènera, mais sa position périphérique demeure.

         Il en va de même sur ce plan pour les services de la petite Maison de quartier près de l’hôpital au début de l’avenue du Gl Leclerc.

 


         Il faut rappeler que près d’elle, une association joua un rôle très important, naguère, dans le quartier, L’atelier des Courlis qui y avait installé une annexe. Celle-ci a fermé, lorsque cette Association ancienne et méritante a dû mettre la clé sous la porte, en n’ayant pas reçu l’aide institutionnelle qu’elle méritait.

         Dans ce cadre, pas évident pour tous ceux, employés de la Maison de quartier, éducateurs, enseignants qui agissent dans ce quartier de 17 000 habitants.

         Et c’est d’autant plus regrettable, qu’au centre de ce quartier, les municipalités auraient pu installer un véritable centre de sociabilité, de service, d’échange et de rencontre. Qu’est devenu l’espace de l’ancienne poste et de son prolongement ?

         Sans parler de la célèbre friche Balzac qui pourrait accueillir –enfin-  cette véritable Maison des habitants, au centre actif du quartier, avec une salle municipale de réunion conséquente, et un véritable espace culturel. DM