La crise également ici. La nécessité d’une véritable Maison de
quartier avenue Maurice Utrillo
Les
habitants l’attendent toujours
La tentative d’incendie de l’école
maternelle La Croix-Duny et bien d’autres incidents lors de ces dernières semaines
en liaison avec ceux du Val-Nord, indiquent qu’il ne sera pas simple dans le
quartier du Val-Sud de « réinventer la vie de quartier »,
puisque tel est l’objectif affiché de la municipalité actuelle. Et cela d’autant
plus dans les circonstances de ce moment d’aggravation de la crise qui se
profile.
Comme
son homologue de l’autre côté des voies SNCF, le « Val-Sud » est un
quartier essentiellement populaire, mêlant certes une fraction de la population
au chômage de longue durée, mais de très nombreux travailleurs et des
retraités. Son caractère périphérique dans la cité, l’est moins que pour le
Val-Nord, puisqu’en un quart d’heures –vingt minutes à pied, on peut rejoindre
le centre et la mairie par exemple.
Ce
quartier dispose de la poste principale, certes sous-dimensionnée, et d’une
surface commerciale moyenne (sous l’enseigne « Auchan » actuellement)
qui joue un rôle commercial et de sociabilité majeur depuis l’origine du
quartier il y a près de 50 ans.
Une poste
sous-dimensionnée
Ce
qui manque ce sont des équipements publics communaux au centre du quartier qui
pourraient aider à la dynamisation de celui-ci.
L’ « espace-famille »
qui jouait un rôle important malgré sa position excentrée dans le quartier, rue
d’Ascq, a été démantelé durant le mandat précédent de la municipalité actuelle,
au profit d’une école privée bien particulière. La municipalité revendique
aujourd’hui son déménagement dans de nouveaux locaux, square Jean Baillet. Nous
jugerons ce que cela amènera, mais sa position périphérique demeure.
Il
en va de même sur ce plan pour les services de la petite Maison de quartier
près de l’hôpital au début de l’avenue du Gl Leclerc.
Il
faut rappeler que près d’elle, une association joua un rôle très important,
naguère, dans le quartier, L’atelier des
Courlis qui y avait installé une annexe. Celle-ci a fermé, lorsque cette
Association ancienne et méritante a dû mettre la clé sous la porte, en n’ayant
pas reçu l’aide institutionnelle qu’elle méritait.
Dans
ce cadre, pas évident pour tous ceux, employés de la Maison de quartier,
éducateurs, enseignants qui agissent dans ce quartier de 17 000 habitants.
Et
c’est d’autant plus regrettable, qu’au centre de ce quartier, les municipalités
auraient pu installer un véritable centre de sociabilité, de service, d’échange
et de rencontre. Qu’est devenu l’espace de l’ancienne poste et de son
prolongement ?
Sans
parler de la célèbre friche Balzac qui pourrait accueillir –enfin- cette véritable Maison des habitants, au
centre actif du quartier, avec une salle municipale de réunion conséquente, et
un véritable espace culturel. DM