mardi 17 novembre 2020

L’usine Smart revendue. Daimler est riche aux as…

 

Prendre sur ses profits  pour assurer les salaires de tous

 


Daimler - qui vient d’annoncer 2,2 milliards de bénéfices rien qu’au troisième trimestre - s’est débarrassé de l’usine qui produisait la Smart à Hambach. Elle a été revendue à Ineos qui devrait produire le 4x4 Grenadier.

Le groupe avait imposé aux salariés de travailler 39 heures payées 37, sous prétexte de sauver l’emploi. On voit ce qu’il en est… car rien ne garantit l’emploi de tous les salariés du site d’Hambach. Cette vente est un moyen pour Daimler de se débarrasser d'une usine qui a contribué à la fortune du groupe mais qui ne l'intéresse plus aujourd'hui.

Mercedes a bénéficié des fonds publics pour installer cette usine. Le groupe Daimler fait des milliards de profits, ce sont ces profits qui doivent servir à maintenir les salaires de tous les travailleurs d’Hambach, embauchés Mercedes ou sous-traitants.

Lits de réanimation : le nez de Castex s’allonge, s’allonge…

 

Le clan des menteurs

 


Le Premier ministre a osé dire dans son intervention jeudi 12 novembre : « (les) soignants ne nous demandent pas d'augmenter le nombre de lits de réanimation ».

Cela scandalise le personnel hospitalier, qui n'a pas attendu la pandémie pour revendiquer depuis des années l'arrêt des suppressions de lits hospitaliers et aussi qu'on en recrée par milliers. Quant aux lits de réanimation, ils manquaient déjà, d'après le porte-parole des médecins urgentistes, « tous les étés, tous les hivers, tous les week-ends ».

En plein rebond du Covid, Castex raconte n'importe quelle fable pour tenter de masquer l'incurie du gouvernement, qui n'a fait aucun effort pour remettre à niveau les hôpitaux après la première vague. Il ferait mieux de la fermer, et d'ouvrir la bourse budgétaire.

Bonnes lectures du Confinement 2. Dix-septième jour. Arcadie d'Émmanuelle Bayamack-Tam, chez Folio

 

Quand la mode était aux « communautés »

 


Pour ma part, lors du Salon du livre et des lecteurs d’Argenteuil 2019, j’ai raté une belle rencontre. Emmanuelle Bayamack-Tam était présente pour,  en particulier, ce livre « Arcadie ».

         Autre regret, j’ai mis longtemps à le lire. Mais cette lecture a fait finalement partie de mes très bonnes lectures du dernier été.

         C’est une histoire post-soixante-huitarde. Souvenez-vous, ce temps des communautés, avec ou sans petit gourou. Nous y voici. Le personnage central du roman grandit dans une sorte de phalanstère (le projet communautaire cher à Charles Fourier, ce grand précurseur des vraies idées socialistes), avec une gamme hétéroclite de personnages qui le peuple. Au centre, le gourou aux mœurs larges et bien discutables. Quant aux membres, tous ont fui, jeunes ou sur le tard, un monde qui, c’est incontestable, donne envie de le fuir.

         Voilà donc la narratrice au sein de cette micro-société originale pour y grandir et pour y forger sa propre identité, en marge du monde « normal » et ses obligations.

         Non seulement une lecture plaisante, mais avec un récit qui pose bien des questions.

         Au fait, « Arcadie » ? « Lieu béni des dieux qui représentait un âge d'or désormais perdu. »

         Allons, allons, il faut le retrouver ! DM

 

 

 

         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

lepressepapier@wanadoo.fr,